anarchie pour l'évangile !

Nomade !

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Sous le ciel étincelant de Tahiti, je suis encore cet enfant qui demande à travers l’espace et la nuit ce qu’il fait ici,

bas.

Je suis encore l’adolescent boutonneux de la banlieue communiste qu’une amie de la cité appelle « l’étranger ».

Jeune homme, je resterai toujours « anarchiste parmi les anarchistes ».

A 26 ans, mon regard est attiré vers un livre blanc tout en haut du rayon philosophie, éditions Aubier, où je cherchais un livre de Kierkeggard, le chrétien véritable, penseur de la subjectivité.

« Dialogues avec l’ange » !

Dans quelques jours, j’aurai 50 ans, ce livre me suit toujours.

Je le connais intégralement par le cœur, c’est une Aide inépuisable dans tous les domaines de la vie.

La révélation d’Arès, terrible coup de Tonnerre, « Vent fou », que je découvre dans la foulée, en pleine rue, me suit aussi.

J’adhère (faute de meilleur mot) sans réserve à son contenu qui, comme il y est dit, de fait « éclaircit tout l’Enseignement » prophétique. Enfin à mes yeux, à mon sens.

L’évangile d’Arès ressuscite l’évangile.

Je ne passe pas sous silence pour autant mes difficultés à m’allier avec les participants de ce mouvement spirituel.

Je dois être trop « sauvage ».

photo : http://www.freedigitalphotos.net

 

J’ajoute encore que depuis ces deux livres, je n’en ai pas pour autant refermé ma recherche, j’ai habité bien d’autres livres, dont quelques uns m’ont illuminé d’une lumière qui est je crois la lumière, mise en mot. C’est par exemple le cas des livres éblouissants de Marianne Dubois…

 

Je suis encore l’enfant pour qui Un seul Chant dans son cœur est Harmonie, Ciel pur qui embrase la Terre.

Je nous sais infimes particules à vocation de Lumière.

 

« Ma vérité est le seul cadeau que je puisse faire à ceux qui me lisent ou me rencontrent. Si j’en dévie je me ferai peut-être une plus grande audience, mais l’expérience sera polluée par le faux-semblant et la superficialité. »
Marianne Dubois

 

 

 


Written by Observatoire situationniste

23 décembre 2008 à 15:13

Publié dans Non classé

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8 Réponses

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  1. Bonjour Madeleine et merci de venir poster ce commentaire ici.
    Je vais être bref si vous voulez bien :
    Non, je ne place pas la parole de Dieu à Arès au même niveau que la parole des anges des Dialogues, encore moins les paroles de Marianne Dubois, que je cite aussi.
    Par contre, j’ai une confiance entière dans la véridicité de ce témoignage (Gitta Mallasz), ça c’est sûr.
    Tout ce que je peux dire, moi qui cherche à servir Dieu comme les hommes, comme ma compréhension le permet, c’est que ce livre m’a beaucoup, beaucoup servi, appris.
    S’il aurait été déplacé d’en parler sur « l’alliance », où j’ai pu le citer tout naturellement ici et là je crois bien -, ici il a toute sa place :

    « défense d’agir par contrainte ! » – dit l’ange.

    La Révélation reste, malgré l’épisode « alliance » (qui n’est pas le premier…), malgré qu’il soit très difficile pour la conscience de se trouver soudain en opposition avec le témoin d’Arès, avec tout le « poids » de sa parole, reste donc pour moi aussi, n’en doutez pas !, « le livre par excellence » :

    L’évangile d’Arès ressuscite l’évangile, c’est à mes yeux un fait.

    Chère Madeleine, j’ai retrouvé ma joie.
    Cette plate-forme vous est ouverte, comme je l’ai dit.
    Vous pouvez venir y exposer ou y défendre ou y préciser un point de vue spécifiquement arésien, que ce soit sous forme d’article (simple et court si possible) ou de commentaire…

    Bien à vous,
    Laurent

    laurentchaumette

    23 décembre 2008 at 22:36

  2. Vous dites Laurent:
    « Je ne passe pas sous silence pour autant mes difficultés à m’allier avec les participants de ce mouvement spirituel. »

    Et aussi plus loin:
    « J’ajoute encore que depuis ces deux livres, je n’en ai pas pour autant refermé ma recherche, j’ai habité bien d’autres livres, dont quelques uns m’ont illuminé d’une lumière qui est je crois la lumière, mise en mot. C’est par exemple le cas des livres éblouissants de Marianne Dubois… »

    Je me demande si la difficulté que nous avons à communiquer n’est pas liée au fait que nous n’empruntons pas la même voie pour changer notre vie et changer le monde en bien. Vous et nous, avons la volonté d’accomplir le bien, c’est évident et c’est ce qui nous unit, mais nous n’empruntons pas la même voie et c’est ce qui provoque la difficulté de nous allier, ce qui n’empêche pas une fraternité réelle entre nous.

    La voie empruntée par les pèlerins d’Arès est de mettre en pratique La Révélation d’Arès qui est leur livre par excellence, puisque pour eux, elle est la Parole pure du Créateur. Parole qui, si elle est mise en pratique, redonne à l’homme l’intelligence pour changer sa vie et changer le monde en bien(Révélation d’Arès 23/4) Tout en sachant que quatre générations ne suffiront pas (Révélation d’Arès 24/2). Les pèlerins d’Arès lisent la bible et le Coran à la lumière de La Révélation d’Arès.

    La voie que vous empruntez Laurent, semble placer « Dialogues avec l’ange » au même niveau, peut-être même a-t-il plus d’importance pour votre vie quotidienne, que La Révélation d’Arès.

    C’est la raison que je donne peut-être à tort, à la difficulté que nous avons rencontrée.

    Gardons confiance, il doit bien exister une possibilité de travailler ensemble dans le sens du bien et dans le respect de l’individualité de chacun.

    Madeleine

    23 décembre 2008 at 21:58

  3. J’aime decidemment beaucoup votre ecriture

    a propos de cette difficulté à s’allier… Je crois helas que c’est un fait generationnel. Notre epoque est frappée par cette impossibilité de former un ensemble humain cohérent et fluide, organique. A cause peut etre de la trop grande place qu’ont pris les institutions dans nos vies. Nous sommes devenus des infirmes de la relation humaine simple et directe. Plus un seul espace de vie, ou l’administration n’ait pas son mot à dire, pas un seul domaine de notre existence où elle n’impose sa loi, son ordre, ses vues. Nous avons perdu le sens de ce que nous relie les uns aux autres. Comme un muscle qui s’atrophie quand on ne l’utilise plus, notre relation aux autres s’est distendue. C’est ce qui met d’ailleurs l’humanité en danger d’elle même.

    Et ceux des pelerins d’Arès qui se sont « assemblés », n’ont pas fait grand chose en fait à part répandre des idées. Et pour cela, ils se sont entendus sur un minimum. Distribution de tracts et ouvertures de locals. Rien de vraiment mobilisateur et dynamique, faute d’avoir trouvé la force de se depasser réellement, de se changer en profondeur. Des que l’on cherche à aller au delà de ces formes d’alliance primitive, ça pète. Raison pour laquelle, je me sens tout aussi isolé que vous d’une certaine manière.

    Heuresement la Révelation d’Ares nous rappelle que « cette génération qui connait les calamités, saura leur faire face ». A votre manière par ce blog, vous entretenez la possibilité d’echanges entre hommes qui cherchent à « faire face » justement. Votre blog est un peu à l’image de ce campement nomade. Un petit oasis de fortune dans le desert spirituel de l’humanité.

    Shalom, Salam ! Nomade 🙂

    eric-souldigg

    souldigg

    23 janvier 2009 at 09:26

  4. Il est réconfortant de recevoir de temps à autre un commentaire comme celui-ci!
    Surtout que sur Internet, ce n’est pas toujours facile (voir lien ci-dessous)…
    Cette infirmité à dialoguer, à laquelle je contribue sans doute tout en cherchant à apprendre à la dépasser (je cherche), découle effectivement je pense des « cadres » institués, visibles et invisibles, administratifs et associatifs, psychologiques et émotionnels, culturels et sentimentaux, etc., qui dictent par avance les contenus possibles.
    Tenter d’y échapper provoque a priori des rejets conditionnés, même là où l’on s’attendrait à une ouverture, à cette fondamentale intelligence du cœur que nos fonctionnements « modernes » bannissent.

    Concernant les pèlerins, je vous écoute…
    Nous en sommes tous là je crois…
    Anarchie évangélique est sur Internet un campement nomade comme vous dites, une « oasis de fortune dans le désert spirituel » généralisé, et également une base pour des expéditions à la recherche, toujours, de ce qui dépasse.
    Bien fraternellement, Laurent


    Fin de ma participation à « esprits libres »
    http://www.forumdesforums.com/modules/news/article.php?storyid=22081

    laurentchaumette

    23 janvier 2009 at 15:30

  5. je reviens de la plateforme « esprits libres » ou j’ai pris connaissance des echanges que vous avez eu avec deux de leurs membres.

    Dieu que ces echanges m’ont peiné ! Ils illustrent hélas bien l’état de notre humanité. Je ne juge personne, comme vous dites « nous en sommes tous la je crois » et je m’inclus dans le lot. Combien de fois ai-je fermé mes ecoutilles au lieu de les ouvrir ?

    Cet echange m’aura appris une chose : je comprends mieux pourquoi Dieu est si réticent à se donner un nom. (voir sur ce point, l’episode de la genese ou il apparait à Moise dans un fameux buisson).

    Comment circonscrire, delimiter, voire designer (nommer c’est toujours d’une certaine maniere enfermer) Celui ou Ce qui qui est et existe bien au dela de tout ce que l’on peut concevoir et décrire, qui echappe à toutes nos classifications, mentales, langagières, archetypales….. Notre pauvre humanité, n’est plus capable d’appréhender ce Tout-Autre, seulement peut être de le sentir ou de l’entrevoir du coin de l’œil, au détours d’un mot, d’une notion, d’un ressenti.

    Nous devons respecter ces limites, ces « impossibilités ». Pour laisser chacun faire son experience, et mener sa quête de « Dieu » là il pense pouvoir le trouver, quelque soit le Nom qu’on lui donne « bonté », « force », « Lui », « Je », le Neutre », le « Grand tout », l’Omniprésent…. Tout en continuant à tendre des ponts, des passerelles avec tous ceux avec lesquels nous pouvons parler, echanger, chercher.

    Vous avez eu raison de clore votre participation de manière pacifique. Il y a plus d’un « sentier » vers « les Hauteurs ».

    Pour ma part, je me sens bien ici sur votre nouvelle plateforme et suis heureux d’y participer.

    merci

    Eric-souldigg

    souldigg

    25 janvier 2009 at 00:50

  6. Oui, ces échanges ont bien sûr de quoi peiner !…
    Le piège des mots se referme une fois de plus, tandis que le Fond s’échappe…

    A travers ce genre de tentative, je mesure – sans avoir à porter de jugement – le fossé, pour ne pas dire l’abîme, qui nous sépare les uns les autres d’un usage fraternel du langage, qui reste à réinventer.

    Notez qu’une des intervenantes tente – tardivement – d’excuser son «agression» par des mésaventures antérieures, ce qui m’explique mieux son rejet soudain, au détour d’un dialogue qui me semblait accepté, ouvert, son rejet de «l’évangile» – dont le nom me semble pourtant encore empreint lui-même de douceur, d’accueil.
    Et pourtant, j’essaie toujours dans ce genre d’interventions de prévenir autant que possible les incompréhensions, je veille à proposer un « cadre » mental le plus ouvert possible : sachant que « d’un mot de Dieu, nous avons fait un dogme, une loi, une prison ».

    Mais ce que je crois percevoir sur le fond, c’est une désertion du spirituel, une véritable débandade, au moment où l’on devrait l’honorer, l’investir existentiellement !

    Ecoutez l’impressionnant silence – prudent – autour de ces échanges…

    L’humanité n’attend rien du Ciel ni de l’instauration d’une nouvelle relation avec le Ciel, dont elle a figé la notion sur le mode religieux.

    Donc elle oscille entre des restes d’élans positifs, humanisme précaire dont elle ne sait plus l’Origine, et un cynisme de circonstance, toujours prêt à surgir pour se «protéger», lorsqu’on «déchante» du monde et des autres, comme titrait d’ailleurs l’article au départ de la polémique..

    Nous concernant, nous, les libres frères de tous les hommes, ces « cadres » sont inadéquats, car nous ne venons pas présenter des restes, même positifs, mais le Tout encore à peine pressenti.

    Quels mots devons-nous utiliser, dans quelle tonalité, pour retenir l’attention, éveiller un intérêt différent ?

    Je crois que nous ne trouverons pour toute recette que notre obstination, qui doit veiller à ne pas «lasser», d’où entre autres mon retrait du site… !
    (Mais en lisant le dernier commentaire de ce pauvre « débat », je me dis que tout n’est pas perdu, une nécessité d’ouverture se fraie malgré tout son chemin…)

    Nous trouverons peu à peu le passage. Puis nous l’élargirons ensemble.

    Merci de tout cœur de votre « soutien » ici ! Rien n’est acquis, mais je crois avoir encore une bonne marge pour améliorer ce site, confirmer son utilité et amplifier son insurgeance.
    Fraternellement,
    Laurent

    Ps. Ne soyez pas trop peiné, car le travail d’ouverture que j’ai mené sur « Esprits libres » aura eu plusieurs résultats positifs au fil des quelques mois où j’y ai participé, dont celui d’y ridiculiser durablement toute sectarisation de la révélation d’Arès.
    La plupart des visiteurs de ce magazine du web ont je pense bien compris qu’il s’agit de tout autre chose, mais ne sont sûrement pas encore disposés ou prêts à envisager qu’il s’agisse – du Tout Autre.

    laurentchaumette

    25 janvier 2009 at 04:58

  7. je partage entierement vos propos en particulier « l’usage fraternel du langage qu’il nous reste à reinventer » et le constat d’une « véritable débandade quand il s’agit d’investir existentiellement » un projet, une idée, ….
    mais face à ces problèmes, il nous est demandé de ne pas se décourager. Alors je continue d’espérer et de chercher voies, solutions, …

    souldigg

    26 janvier 2009 at 11:56

  8. Courage frère !
    Le Ciel nous accompagnera toujours… tant que nous sommes au plus vrai de nous-mêmes.
    C’est perceptible n’est-ce pas ?

    Cette plate-forme peut elle-même parvenir j’espère à servir exemplairement « un usage fraternel du langage ».

    J’y travaille en tout cas, et jusqu’ici les interventions vont assez bien dans ce sens (je ne parle pas des quelques bêtises anonymes reçues, très rares, et qui partent droit à la corbeille).

    Au-delà, il vaut mieux sans doute savoir à quoi s’attendre avec internet et spécialement dans la « jungle » des forums, véritables défouloirs de toutes les névroses, …

    Mais qui peut circonscrire les effets immédiats ou profonds d’un mot, d’une phrase, abandonnés ici ou là, et qui rencontreront un jour leur lecteur, leur lectrice…

    Rien ne se perd, tout se transforme et nous pouvons participer consciemment à ce « jeu » : en laissant les plus belles « traces » possible, que ce soit sur internet, dans la vie, dans nos sillages, et du fond de nos regards.

    laurentchaumette

    28 janvier 2009 at 22:47


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