anarchie pour l'évangile !

« DES EVENEMENTS EN GRECE »

with 2 comments

Nous avons reçu un texte à propos de l’insurrection en Grèce,  accompagné de ces mots :

« Bonjour, 

Le texte joint dans le DOC (pour la mise en forme) et ci-dessous
commence à apparaître en affichage sauvage à Paris.
Il est libre d’utilisation, transformation, amélioration…
Nous comptons sur vous pour le diffuser, si vous estimez cela
nécessaire.
Cordialement,

   Des Parisiens  »

J’ai répondu ceci :

 » OK, je publie sur Anarchie évangélique, je partage l’essentiel, mais voyez le témoignage du policier, n’oubliez pas de dire que l’insurrection n »est pas synonyme de violences, même si des violences ont lieu, qu’il est très vain de « juger », mais de conscience, une insurrection d’amour et de vérité, pour parler en « grec jeune ».

Bien fraternellement, Laurent  »

En relisant une deuxième fois ce texte, je m’aperçois qu’il contient plusieurs points avec lesquels je ne peux m’accorder : par exemple, je partage le point de vue de Wilhelm Reich à  propos de ceux qui nous gouvernent : s’ils sont des « ordures », c’est au même titre que n’importe qui d’entre nous : ce sont en vérité toujours de « petits hommes », mais devenus « grands hommes ».
Surtout, la dynamique de fraternisation est la seule à la hauteur du monde pacifique et sans pouvoir(s) que nous cherchons à expérimenter. 
La vengeance, dont rien ne peut nous laisser penser qu’elle sera absente des temps qui viennent, n’est que la continuation de cette « histoire », dont il s’agit de s’extraire – par le haut.

Inutile de tout « cramer » :
allumons nos vies, mettons le Feu aux mots, et de proche en proche l’incendie d’amour et de vérité gagnera le monde.



DES EVENEMENTS EN GRECE

 

Ces émeutes, à distance, ont déjà fait reculer le pouvoir français sur ses minables réformes lycéennes, et peut-être d’autres encore. Les émeutiers grecs nous montrent ainsi une voie qui avait été cherchée lors de la contestation du CPE et ces dernières semaines (occupations de lycées et d’autres bâtiments, blocage de voies de communication et quelques bagnoles cramées), ils font mieux et refusent le dialogue truqué avec l’Etat et ses sbires. Ce n’est que lorsqu’il parle tout seul qu’un ministre peut évoquer « un dialogue serein » (les mots du ministre de l’éducation nationale il y a quelques jours). Ici, comme en Grèce, la discussion ne peut commencer que par la contestation en actes des forces répressives. Leur existence est déjà une insulte.

La liberté fait ses premiers pas quand on n’a plus à trembler devant des flics, des vidéo-surveillants et le fichage généralisé. Les lois sont faites pour nous apeurer, nous décourager et plus généralement nous interdire de faire quoi que ce soit. En Grèce la peur et la résignation changent de camp.

(« Aujourd’hui, le peuple est en colère contre tout, contre la mort d’Alexis, contre la police, contre le gouvernement, contre les réformes… et nous, nous sommes le bouclier. (…) Je me demande si je ne serais pas mieux dans mon village, où je pourrais reprendre l’élevage des moutons et vivre tranquille. Surtout, je n’aurais plus ce sentiment de honte qui me ronge », un policier grec dans le Figaro du lundi 22 décembre 2008) :

 

L’INSURRECTION CONTINUE. Si elle prend partout, on ne l’arrêtera jamais. C’est pourquoi nos médias maintiennent ces évènements historiques à l’arrière-plan ou inventent des spécificités grecques (jeunesse mal payée, corruption, réformes qui ne promettent que le pire mais c’est partout que les ordures nous gouvernent). Insistons sur quelques points : il ne s’agit pas d’une révolte d’une partie de la jeunesse mais bien de toute une population, de gens sans revendications ni représentants, mais dont nous partageons certainement les intentions (disparitions de tous ceux qui parlent pour nous : partis, syndicats, experts, journalistes, associations…) et les dégoûts (le salariat et le monde misérable qu’il produit, ses congés forcés, l’éducation obligatoire pour s’y insérer, et autres « aides » de l’Etat quand on s’en éloigne).

En cette période de crise, comme d’habitude, nos dirigeants nous présentent de nombreuses solutions parmi lesquelles ne figure pas celle de se passer d’eux. Ce sont les mêmes qui nous volent nos meilleures années et celles qui suivent ; ils continuent.

Saisissons chaque occasion de rappeler la lutte exemplaire qui se déroule en Grèce. Diffusez ce texte, trouvez-en d’autres (récits de première main, vidéos sur internet, etc.), écrivez-en de meilleurs, partout, sur les murs, les affiches. Rassemblons-nous dans toutes les manifestations possibles, restons mobilisés. Répandons cette étrange épidémie dont nous n’avons rien à craindre, nous qui devons toujours travailler pour un monde qui nous empoisonne.

 

FAISONS MIEUX.

En région parisienne, le mardi 23 décembre 2008. 

 

 

 

 

 

 

Written by Observatoire situationniste

24 décembre 2008 à 21:31

Publié dans Non classé

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2 Réponses

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  1. Si quelqu’un veut répondre à l’invitation et transformer, améliorer ce texte dans le sens de l’anarchie évangélique…

    Exemple :

    Des évènements en Grèce.

    Ces émeutes, à distance, ont déjà fait reculer le pouvoir français sur ses réformes lycéennes, et peut-être d’autres encore. Les émeutiers grecs nous montrent ainsi une voie : ils font mieux et refusent « discussions et compromis » avec l’Etat et ses sbires.

    La liberté fait ses premiers pas quand on n’a plus à trembler.
    Les lois sont faites pour nous apeurer, nous décourager et plus généralement nous interdire de faire quoi que ce soit.
    Mais même du côté de nos frères policiers, la vérité souffle :
    « Aujourd’hui, le peuple est en colère contre tout, contre la mort d’Alexis, contre la police, contre le gouvernement, contre les réformes… et nous, nous sommes le bouclier. (…) Je me demande si je ne serais pas mieux dans mon village, où je pourrais reprendre l’élevage des moutons et vivre tranquille. Surtout, je n’aurais plus ce sentiment de honte qui me ronge », un policier grec dans le Figaro du lundi 22 décembre 2008) :

    L’INSURRECTION CONTINUE. Ce n’est que la première étincelle de cet incendie d’amour et de vérité dont les foyers se multiplient à travers le monde, visibles ou invisibles.. C’est pourquoi nos médias maintiennent ces évènements historiques à l’arrière-plan.
    Insistons sur quelques points : il ne s’agit pas d’une insurrection d’une partie de la jeunesse mais bien de toute une population, de gens sans revendications ni représentants.

    En cette période de crise, comme d’habitude, nos dirigeants nous présentent de nombreuses solutions parmi lesquelles ne figure pas celle de se passer d’eux. Ce sont les mêmes qui nous volent nos meilleures années et celles qui suivent ; ils continuent.

    Saisissons chaque occasion de rappeler la lutte exemplaire qui se déroule en Grèce. Diffusez ce texte, trouvez-en d’autres (récits de première main, vidéos sur internet, etc.), écrivez-en de meilleurs, partout, sur les murs, les affiches. Fraternisons exemplairement dans toutes les manifestations possibles, restons mobilisés. Répandons cette étrange épidémie dont nous n’avons rien à craindre, que la délivrance de la Vérité : « le monde doit changer ! » – (évangile d’Arès + évidence dans des millions de coeurs).

    Nous refusons l’avidité mise en système.
    Refaisons-le monde Vrai et Beau.

    laurentchaumette

    24 décembre 2008 at 21:44

  2. Je réfléchis :
    la non-violence active (Gandhi) est une « arme » souvent très efficace (la tyrannie ne tient que par nous).
    Elle suppose une attitude réfléchie et « aimante ».
    Elle est une réponse à la double violence du système et de ceux qui s’y opposent sur le même registre.
    Ceci n’est pas un jugement, mais un constat.
    La violence fait partie intégrante et même dominante de « l’histoire », pour finir en « vengeance sans fin » (Arès) dans sa phase finale actuelle.
    Il est donc clair qu’il faut en sortir.
    Mais ce ne sera pas en transférant nos « rages » de méthodes violentes vers des méthodes non-violentes que cela se fera, car alors nous reproduisons sous d’autres formes le même schéma.
    Là où était la « rage », doit venir le Feu, feu sacré d’amour et de vérité, feu qui rend humble et fier, fort et fraternel : de sorte que quelque soit la situation, par-delà violence et même non-violence, prenne vie la vertu.

    laurentchaumette

    27 décembre 2008 at 08:49


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