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[Contribution]:Des mythes fondateurs aux idéologies

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Ce texte est l’abrégé simplifié d’un long travail. Il cherche à retrouver le fil de notre filiation créatrice, à travers les constructions culturelles des hommes.  Un essai bien sûr ouvert à toute remarque.



 

L’homme du mythe.

A toute civilisation est associé un mythe fondateur…

Nécessité cruciale pour l’homme, les mythes lui ont permis de se représenter dans sa relation au cosmos, au divin, à lui-même et à l’autre, et donc de s’organiser socialement en conséquence, de se projeter et d’aller de l’avant, de dépasser ses peurs.…

Nous verrons qu’il serait certainement plus juste de parler d’homme mythique que de mythes. Les mythes sont en effet à associer à un état de l’homme, inchangé de l’antiquité à nos jours. Cet état est celui de l’homme déchu, crédule et avide de pouvoir. Par la falsification de la réalité de « ce qui est », l’homme s’est octroyé le pouvoir d’agir sur lui-même à sa guise, de décider de ce que doit être sa fonction sur terre, dans l’univers, sa relation à lui-même et à l’autre, à Dieu. Maître et responsable à ce titre de son devenir, il a bâti des sociétés et des civilisations fondées sur la même prémisse : le mensonge sur soi et sur l’autre, sur la nature de la relation qui lie originellement l’un à l’autre, ce qui permet à la raison du plus fort de régner sur l’humanité. Toutes les sociétés, parce qu’elles sont édifiées sur ce qui s’avère n’être que du sable, sont donc appelées à disparaître, à mourir, comme leur initiateur : l’homme déchu. L’homme s’est déchu de son statut cosmique. Il vit depuis dans l’incohérence pour avoir choisi de se séparer du Vivant, du Vivant en l’homme, pour s’être écarté du chemin de vie qui le relie à son essence pour le conduire à l’être suprême de l’homme : Dieu.

 

Plans cosmiques

L’homme est « poussière d’étoile » nous dit le célèbre astrophysicien Hubert Reeves. Les atomes constitutifs des molécules du vivant sont en effet élaborés dans le cœur des étoiles. Mais l’homme est bien plus que cela. L’homme est une créature, amenée à l’existence par un « processus » évolutif sur lequel, malgré ses efforts, il a toujours aussi peu de prise. C’est en effet un miracle, le miracle de la Vie, qui « débarque » l’homme dans la création bien plus qu’un hasard, si « pur » soit-il….

Sur la Terre et depuis notre planète, le fabuleux spectacle de la vie s’offre à l’homme. Témoignant en soi du Vivant créateur, il suscite en l’homme émerveillement et questionnement…

Pourtant, la conscience de soi dont l’homme est le siège et l’existence humaine ne sont pas un effet du seul « hasard » comme le prétend la science. Elles sont le résultat d’une véritable guidance qui procède de l’existence même du cosmos, de son évolution et de ses transmutations successives, au même titre que la personne humaine qui en est l’aboutissement passe par des stades de développement incontournables, biologiques, physiologique, psychologiques, spirituels. Conscience de soi et existence humaine résultent de l’ultime actualisation du Vivant qui depuis s’exprime en l’homme, par l’homme et pour l’homme. La création obéit depuis son origine à cette double nécessité d’exprimer à la fois du « hasard » et un dessein, d’où l’extrême complexité de ce qui en réalité est un, « image et ressemblance de Dieu »…

L’homme a établi des modélisations parcellaires et éclatées de l’Existant, du Vivant, énoncé des théories axées sur la seule matière qui, rayant d’un trait le plan d’existence et de devenir de l’homme élevé au faîte de la création, sont immédiatement appliquées et utilisées dans la perspective aveugle d’en tirer « profit »…

C’est avec la création de l’homme que le Vivant s’exprime en plénitude : il est donné à la créature humaine la liberté d’exister selon le plan créateur qui l’a porté à la vie, ou bien de lui tourner le dos. Dans un cas comme dans l’autre elle en assume toutes les conséquences….

En chaque individu existe ce potentiel. Le véritable héroïsme consiste, pour chacun, à faire grandir et à exprimer contre vents et marées le divin en soi à travers la recherche constante d’un bien universel qui dépasse toutes les frontières érigées par l’homme…

La vie est changement permanent, la vie est accomplissement ; la vie est « travail » disent les scientifiques. La vie est en effet travail, travail incessant de l’existant sur l’existant, travail d’expérimentation, de sélection, d’appropriation, d’élévation.

La finalité de la création dont l’homme est le point d’orgue est d’amener l’homme à comprendre qu’en lui réside le Vivant, la clef du vivant et la liberté d’exprimer, de révéler, à travers son choix d’existence, les Attributs du Vivant, l’essence même de l’homme. Il a pour cela, à sa disposition, c’est son chantier, la planète, l’humanité elle-même et le temps créé.

L’homme est l’aboutissement de ce miracle qui implique tous les plans cosmiques, infiniment petits et infiniment grands, « emboités » les uns dans les autres et entrainés dans une synergie existentielle à vocation spirituelle…

Le Vivant attend de l’homme qu’il transcende, individuellement d’abord, puis, de proche en proche, collectivement, son propre niveau d’existence ; qu’il déploie et exprime existentiellement son essence qui, à l’image de celle du Vivant, est divine !

Adam et la chute

La matrice cosmique a porté à l’existence l’homme adamique. Volonté du Vivant créateur ! Cette présentation de l’aboutissement de l’œuvre de création est conforme à ce que donne à lire le livre de la vie à qui l’interroge ; n’est pas contradictoire avec ce que disent les différents domaines d’expertise de notre science mais leur donne sens, et me semble conforme à ce que dit la Parole révélée telle que je la comprends dans la révélation d’Arès…

A la créature humaine a été révélée sa vraie filiation, en même temps que lui a été transmis le pouvoir et confiée la redoutable mission de s’auto engendrer spirituellement, non pas par simple spéculation intellectuelle ou génétiquement, mais existentiellement…

Mais l’homme s’est laissé subjuguer par son potentiel créateur dans la matière qui est à l’origine de la révolution industrielle, technologique, agricole, ce qui induira les révolutions sociale, urbaine, militaire, politique, artistique. L’homme dit moderne est né de la chute de l’homme adamique. Il a perdu sa capacité de discernement et notamment, il s’est pris pour le maître, l’initiateur de tout ce qui lui a été donné, de tout ce qui lui a été révélé…

L’individualité, hormis celle des tyrans, est éradiquée, obligée de se renier et de rester captive de l’esprit groupal, du système entretenu par la peur. L’existence du commun des mortels est dévalorisée, rabaissée au rang de ressource ou de matériau, de main d’œuvre. Elle est niée et sert de marchepied à la grandeur des monarques-prêtres-tyrans. « L’individualité » créatrice n’est reconnue qu’à la personne du monarque.  Si la cour lui sert de miroir, les prêtres disent ce que chacun doit y voir. Déifiée, la personne du monarque doit être adorée. La légitimation du tyran et l’organisation des sociétés en systèmes hiérarchisés et centrés sur la seule personne du monarque ne tiennent qu’à la falsification de la réalité de l’homme. Le mensonge fondateur est inscrit dans le mythe et le dogme, il est incarné par le monarque et se perpétue de dynasties en dynasties.

 

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Du péché originel à l’esprit religieux… et à l’esprit de système

…Eden c’est l’homme relié au Vivant, c’est l’existentialisme adamique et ce qu’il induit. C’est l’œuvre de son existence qui est d’exprimer sur Terre le Vivant, Ses attributs : amour, responsabilité plus que liberté, sagesse, connaissance, intelligence, miséricorde… Créé libre, l’homme adamique n’est pas à l’abri de la tentation de se séparer du Vivant. Il y est soumis tout au long de sa mission prophétique et doit sans cesse se préserver de la glissade sur le versant de l’existence non éclairé par la Vérité. Le tentateur vient en effet se greffer en parasite intégral sur le cordon spirituel qui relie l’homme adamique à la Vie, au tout cosmique et l’incite à le trancher. Le Tentateur incite l’homme adamique à rompre avec la Vie, à interrompre sa mission d’éveilleur à la Vie auprès de ses semblables potentiels et à abuser de leur innocence. Il lui suggère tous les avantages et le pouvoir qu’il pourrait tirer de l’autorité que lui a octroyée le Vivant tant qu’il reste au service du vivant, s’il la détournait à son profit, à son propre service…

Par son choix d’existence, l’homme peut recouvrer son essence divine et être progressivement fondu au Vivant qui l’a créé. L’homme peut aussi lui tourner le dos. La chute est alors réelle. En reniant sa raison d’être dans l’univers, l’homme est déchu de son statut cosmique, il rompt le lien d’amour qui le relie à son essence et à l’autre que soi. Le péché originel, c’est l’individualité humaine qui se renie elle-même. Chaque coup de canif porté contre le vivant en soi crée une hémorragie spirituelle que chacun a pu ressentir au cours de son existence, ce qui asservit un peu plus au mensonge, à la matière, à la mort de soi.

La chute est avérée, chaque jour renouvelée…

L’esprit religieux qui s’est substitué à la connaissance existentielle du Vivant en soi, après la Chute, mêle crédulité et désir de pouvoir. Il s’élabora à partir d’une construction intellectuelle qui symbolisa et mima, en la travestissant, la grandeur perdue de l’homme…

L’homme déchu se détourne d’une part de son essence divine, dont il fuit la rencontre et d’autre part, il érige les barrières du pouvoir entre lui et cet autre lui-même de l’origine. A l’origine de l’avènement de la vie spirituelle, l’autre fut aimé comme sa propre chair car issu de la même terre, aboutissement du même et unique principe créateur. Ne faisant qu’un et subitement devenus deux, par l’introduction d’actes dérogeant à la loi d’Amour du prochain, à la Vie. La première victime est l’homme cosmique, créé homme et femme, image et ressemblance du Vivant sans cesse reclouée sur la croix. L’homme barbare érige des cloisons, des catégories, des frontières là où devrait régner l’amour. Aveuglé par son désir de pouvoir, cet homme a fait de la femme, sa compagne spirituelle et son égale, une bête de somme qu’il exploite et engrosse selon son bon vouloir…

Certes, sous nos cieux dits civilisés nous protesterons : pas chez nous, c’est chez les autres ! Pourtant, et où que ce soit, chacun d’entre nous est ainsi l’Adam d’une Eve et l’Eve d’un Adam, étranger à soi-même, étranger de l’autre, oppresseur de l’un, opprimé par l’autre !

« Croquer la pomme » est resté à charge contre la femme, cette lecture de la Genèse est le fait de l’homme déchu. Cette interprétation est celle de l’esprit religieux qui étend ainsi sa domination en plaçant sa version du péché entre l’homme et la femme. Diviser pour régner et entretenir la déchéance de l’homme. Or, l’homme et la femme, soi et l’autre par extension, sont comme les deux brins de la double hélice de la molécule d’ADN. Si un des brins était infirmé et non reconnu par l’autre afin de « l’exploiter », qu’adviendrait-il de la vie ? Ainsi fonctionne notre humanité ! Dieu a créé l’homme à son image et ressemblance, Il l’a créé homme et femme !

La falsification de la Réalité, de la chute au mythe 

Toute société des hommes, passée et présente, est à la fois héritière, dépositaire et vectrice d’un mythe fondateur. Celui-ci en est même la quintessence. Le mythe remplit des fonctions vitales pour la société, essentielles à l’organisation, au fonctionnement, à la cohésion du groupe et à sa pérennisation. Plus que cela, la société est moulée sur le mythe, sur l’ensemble de croyances dont elle est à la fois l’expression et l’expérimentation. Le mythe sert de matrice à l’existence de ceux qui y croient et les enferment dans les modalités de fonctionnement et de relations interindividuelles qu’il sous-tend…

Toute civilisation est accomplissement du mythe. Toute civilisation est donc dominée par l’esprit de système qui procède lui-même de l’esprit religieux. Une civilisation n’existe que par sa capacité d’expansion économique et ou militaire, sa capacité de croissance matérielle, tant que dure la capacité à entretenir le « rêve », à maintenir l’illusion. Cette expansion « horizontale » dans la matière, la course au « toujours plus » est tout ce que propose l’homme mythique qui refuse de s’élever en humanité et spirituellement. Cette agitation fébrile dans la matérialité à pour fonction de compenser le vide existentiel de l’humanité déchue résultant de la césure avec le Vivant en soi…

Changer le système est toujours voué à l’échec car l’esprit de système dont chacun est porteur aboutit invariablement à la recomposition d’un système. Les individus doivent donc impérativement travailler à l’abolition de l’esprit de système qui nous habitent tous et qui est une résurgence de l’état pré adamique de l’homme, une résurgence de la conscience groupale mais habitée par le mensonge, la barbarie et la peur, par la tare de l’homme déchu. Là est le véritable héroïsme, celui de l’individualité qui ose sortir du pays des pyramides, qui s’extirpe de ses propres conditionnements millénaires et qui, tout au long de son exode, se reconstruit image et ressemblance de Dieu…

Qu’est-ce que la vie ?

Des sommes colossales sont investies pour percer les « secrets » de la Vie qui deviendraient alors autant de sources de profits. Pendant que l’humanité meurt de ses égoïsmes et de ses désirs de grandeur surannés, l’infiniment petit et l’infiniment grand sont observés, explorés, mesurés, disséqués afin d’arracher à l’univers ce qu’il semble vouloir nous cacher. Or, le Vivant ne cesse de nous parler, tout autour de nous et en nous !…

Là réside son mystère et toute la difficulté : la Vie ne se révèle et ne s’exprime que dans l’intimité de l’individualité humaine qui s’auto expérimente dans sa relation à soi et aux autres. L’homme s’efforce de comprendre la vie parce qu’il voudrait s’en rendre maître, la posséder : il s’est en effet coupé du Vivant lui devenant étranger. Aussi le Vivant lui échappe-t-il toujours et les choix de l’homme le conduisent le plus souvent à l’antipode de la vie…

La vie est plus que la somme de ses composants chimiques. La vie est plus que le travail nécessaire à l’organisation structuro fonctionnelle de ses constituants morpho biologiques. La vie a un sens : elle répond à une exigence qui est celle du Vivant. Sur ce sens, l’entendement vient s’échouer si la raison se refuse à tenir compte de la connaissance révélée par le Vivant lui-même…

Contrairement à la connaissance scientifique experte, la Parole révélée s’adresse à l’oublié de la science et de la politique : à l’humain, à l’individualité humaine rayée du champ de la connaissance intellectuelle…

essai rédigé par : Claude Vouzemoi

 

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Written by Observatoire situationniste

26 décembre 2008 à 13:11

Publié dans Non classé

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