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Gaza, « fin de partie » (Amos Gilad)

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« La retenue que nous avons observée est une source de force. »

 Ehoud Barak, 29/12/2008.

 

 

 

 

 


Written by Observatoire situationniste

30 décembre 2008 à 10:08

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15 Réponses

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  1. Une certitude : la haine va remonter de plusieurs crans dans le monde. Obama me paraît le seul (bientôt) capable d’intervenir originalement pour la paix…


    Je vais poster en commentaires au fil des jours divers éclairages qui me semblent permettre d’élargir notre vision des évènements :

    1)  » Les « Voix Juives pour la Paix » se joignent aux millions de voix dans le monde, en incluant les 1000 Israéliens qui ont protesté dans les rues de Tel-Aviv cette fin de semaine, pour condamner les attaques qui ont lieu en ce moment sur Gaza.

    La lente strangulation de Gaza par le blocus a causé une très profonde souffrance au 1,5 million de personnes à Gaza à cause du manque de nourriture, d’électricité, de pièces de rechange pour les stations de traitement de l’eau et de matériels médicale. C’est une violation des lois humanitaires et a été largement condamné de par le monde.

    Pour résister à cette strangulation, le Hamas a repris le lancement de fusées et de mortiers depuis Gaza vers le sud d’Israël, en visant directement des civils, ce qui est aussi un crime de guerre. Au fil des ans, ces fusées, pauvrement construites, ont été responsables de la mort de 15 Israéliens depuis 2004. »

    ___________________________________________________________

    2)  » Au quatrième jour de ce qu’il faut désormais appeler la Guerre de Gaza, première du nom, l’objectif d’Israël reste ambigü. Et comme souvent au Proche-Orient, un but de guerre peut en cacher un autre.
    (…)
    Et si le véritable but de guerre était en fait de redonner de la crédibilité à Tsahal, l’armée israélienne, dont le mythe d’invincibilité a pris un sacré coup lors de la guerre du Liban de 2006, face au Hezbollah.
    (…)
    Mark Heller, un expert stratégique israélien réputé, cité lundi par Ethan Bronner dans l’International Herald Tribune, l’a explicité en termes particulièrement clairs:

    « Il y avait depuis deux ans un sentiment récurrent d’incertitude sur le point de savoir si quiconque a encore peur d’Israël. Le concept est que par le passé – peut-être un passé mythifié -, on ne s’en prenait pas à Israël de peur des conséquences.

    « Aujourd’hui, la région regorge de réthorique agressive qualifiant Israël de tigre de papier. Cette opération est une tentative de réétablir le sentiment selon lequel si vous menacez ou si vous attaquez Israël, vous en payerez un prix disproportionné ».

    Ce triple objectif -arrêt des tirs de roquettes, renversement du Hamas, rétablir la peur de Tsahal…- met la barre très haut pour ce conflit, et signifie qu’il n’est pas prêt de s’arrêter.

    Il explique que, comme au Liban en 2006, mais en ayant tiré les leçons de ses échecs, Israël ait choisi d’utiliser massivement son aviation, sans prendre de gants sur le nombre de victimes. L’objectif est de choquer, dans tous les sens du terme.
    (…)
    Le changement de la donne stratégique au Proche et Moyen Orient, l’émergence de forces comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, ont fait monter les enchères. Et la guerre foirée de 2006 a montré que l’armée israélienne n’était pas prête.

    Deux ans et une réorganisation complète plus tard, Tsahal repart en guerre, et n’a pas droit à l’échec. Car son revers au Liban avait donné des ailes – et des idées – au Hamas, et un échec cette fois à Gaza serait fatal à la dissuasion israélienne. C’est dire si l’enjeu est lourd.
    (…)
    Mais en voulant renverser un régime mis en place par une victoire électorale en janvier 2006, certes suivie d’un coup de force en juin 2007, Israël met la barre très haut.

    D’autant que la chute du pouvoir islamiste à Gaza ne fera pas disparaître le Hamas du paysage politique palestinien, et risque au contraire de le rendre plus redoutable encore, replongé dans une clandestinité d’où l’avait partiellement sorti la nécessité de gérer le quotidien des Palestiniens.

    Le Hamas, né de la première Intifada en 1987, sait se nourrir de la tragédie, des souffrances et du martyr, et c’est la pièce manquante essentielle de la stratégie israélienne qui le renforce en le combattant.
    (…)
    De ce point de vue, le sentiment de succès que ressent l’opinion israélienne depuis quatre jours tranche singulièrement avec la révulsion que provoquent les images de Gaza dans une bonne partie des opinions mondiales. Israël est revenu à une doctrine primiitive qui veut inspirer la peur comme protection ultime. On est loin des discours lyriques des années 90 sur les valeurs de la paix d’un certain prix Nobel devenu président de l’Etat hébreu, Shimon Pérès.

    Face à de tels buts de guerre, en semant ainsi les graines des haines et des vengeances de demain, Israël risque fort d’avoir commis à Gaza pire qu’un crime : une erreur. »
    PIERRE HASKI, Rue89

    laurentchaumette

    30 décembre 2008 at 12:30

  2. « … le monde se trouve de nouveau devant un test majeur… »

    Gaza: appel conjoint musulman et juif bosniaques à la paix

    Le maire musulman de Sarajevo et le responsable de la communauté juive de Bosnie ont appelé ensemble mercredi à la fin des violences dans la bande de Gaza et exhorté la communauté internationale à arrêter un « bain de sang ».

    « Nous demandons aux organisations euro-atlantiques et aux puissances mondiales de faire usage de leur autorité pour protéger les droits de l’Homme à la vie et à la paix », écrivent le maire de Sarajevo, Mme Semiha Borovac, et le responsable de la communauté juive, Jakob Finci, dans un message conjoint publié mercredi par les medias locaux.

    « Nous sommes convaincus que le monde se trouve de nouveau devant un test majeur », poursuivent-ils.
    Evoquant la « cohabitation bâtie durant des siècles entre Musulmans, Juifs et autres communautés à Sarajevo », les deux responsables demandent à la communauté internationale de « passer à l’action avec détermination, afin d’arrêter un bain de sang » dans la bande de Gaza.
    Au total, 390 Palestiniens, en grande majorité membres du mouvement islamiste Hamas, ont été tués, et plus de 1.900 autres blessés depuis samedi dans les raids israéliens sur la bande de Gaza, selon les services d’urgence locaux.
    La capitale bosniaque a été assiégée durant 43 mois par les forces serbes bosniaques, pendant la guerre de 1992-1995. Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, quelque 12.000 civils, dont 1.500 enfants, ont perdu la vie durant ce siège.

    source : http://www.rtbf.be/info/gaza-appel-conjoint-musulman-et-juif-bosniaques-a-la-paix-67862

    laurentchaumette

    1 janvier 2009 at 11:57

  3. Femmes d’Israël:

    « parler de paix »

    Nous, organisations de paix de femmes appartenant un large spectre d’opinions politiques, exigeons la fin des bombardements et autres instruments de mort, et appelons au commencement immédiat de délibérations pour parler de paix et ne pas faire la guerre. La danse de morts et des destructions doit finir. Nous exigeons que la guerre ne soit plus une possibilité, ni la violence une stratégie, ni l’assassinat une alternative. La société que nous voulons en est une dans laquelle chaque personne peut mener une vie en sécurité ─ personnelle, économique et sociale.

    Il est évident que le prix le plus élevé est payé par les femmes et d’autres de la périphérie ─ géographique, économique, ethnique, sociale et culturelle ─ qui maintenant, comme toujours sont exclues de la vue du public et du discours dominant.

    Le temps des femmes c’est maintenant.
    Nous exigeons que les mots et les actes soient dirigés dans un autre langage.

    http://www.femmesennoir.org/QuisontlesFEN.htm

    laurentchaumette

    5 janvier 2009 at 20:41

  4. La négation de l’autre, côté israëlien…

    Dans un texte publié le 30 décembre, « On Gaza », l’activiste altermondialiste américaine Starhawk écrit : « Je suis juive, de naissance et d’éducation, née six ans après la fin de l’Holocauste, élevée dans le mythe et l’espoir d’Israël. Le mythe dit ceci : « Pendant deux mille ans nous avons erré en exil, nulle part chez nous, persécutés, presque détruits jusqu’au dernier par les nazis. Mais de toute cette souffrance est sortie au moins une bonne chose : la patrie à laquelle nous sommes revenus, enfin notre propre pays, où nous pouvons être en sécurité, et fiers, et forts. » C’est une histoire puissante, émouvante. Elle ne présente qu’un seul défaut : elle oublie les Palestiniens. Elle doit les oublier, parce que, si nous devions admettre que notre patrie appartenait à un autre peuple, elle en serait gâchée. Le résultat est une sorte d’aveuglement psychique dès qu’il s’agit des Palestiniens. Si vous investissez réellement Israël comme la patrie des juifs, l’Etat juif, alors, vous ne pouvez pas laisser les Palestiniens avoir une réalité à vos yeux. Golda Meir disait : « Les Palestiniens, qui sont-ils ? Ils n’existent pas. » Nous entendons aujourd’hui : « Il n’y a pas de partenaire pour la paix. Il n’y a personne à qui parler. » » Face à cet aveuglement, une seule alternative s’offre à la communauté internationale, au sein de laquelle les leviers de décision sont encore occidentaux : soit obliger les Israéliens à voir les Palestiniens ; soit approuver cet aveuglement.

    http://www.peripheries.net/article321.html

    … et côté arabe.

    L’actrice syrienne Amal Arafa dans une interview sur Al-Hiwar TV au sujet de ses sentiments par rapport à Israël:

    “les [relations] politiques peuvent changer, mais il y a quelque chose qui se trouve déjà dans mes gènes. Nous avons été élevés dans la haine d’Israël. C’est dans nos gènes. Si les pays arabes prennent des décisions politiques, et qu’il y a la paix, et ainsi de suite … Tout d’abord, qui serait contre la paix ? Je ne suis pas contre la paix.”

    puis elle ajoute…

    “Mais en ce qui me concerne, Israël continuera d’être un point noir, sombre, obscur dans ma mémoire, dans mes gènes, et dans mon sang. Même si je suis syrienne et pas Palestinienne, c’est dans l’éducation syrienne que nous avons reçu et par laquelle nous avons vécu – dans le lait de nos mères que nous avons tété. On ne peut pas jouer contre ça, c’est dans nos gènes, et nous le transmettrons pour de nombreuses générations.”

    http://www.bivouac-id.com/2008/11/21/la-haine-disrael-dans-le-sang-dans-les-genes-dans-le-lait-maternel/

    mon commentaire :
    Il est bien évident que le lait maternel n’y est pour rien, ni les gènes, mais ces propos d’une femme “raisonnable” traduisent bien la profondeur de la Plaie palestienne.

    laurentchaumette

    5 janvier 2009 at 20:46

  5. 1) Danger d’extension ?
    Jeudi, 6h43 : Des roquettes tirées depuis le Liban. Plusieurs roquettes tirées à partir du Liban se sont abattues sur le nord d’Israël, faisant quelques blessés, selon des sources militaires. En tout, quatre roquettes de type katioucha, celles utilisées par le Hezbollah, se sont abattues dans le secteur ouest de la Galilée, dans le secteur de la ville de Nahariya et du kibboutz Kabri, selon ces sources. Cinq personnes ont été légèrement blessées, selon les services d’urgence. Suite à cette attaque, les habitants de la région de Nahariya ont été appelés à rester dans les pièces protégées de leurs logements. La force des Nations unies au Liban (Finul) a ouvert une enquête, selon l’AFP.

    Mercredi, le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah s’était dit prêt à toute nouvelle guerre avec Israël, menaçant l’Etat hébreu de représailles encore plus importantes que lors du conflit de 2006 s’il ouvrait un second front parallèlement à celui de la bande de Gaza.

    2) Instrumentalisation des populations civiles.
    Devenues dans les guerres classiques un enjeu à travers la question des réfugiés, les populations civiles n’échappent pas à l’instrumentalisation lorsqu’elles sont contraintes de rester sur place. Le Hamas entend tirer profit de leurs privations et de leurs souffrances pour conforter sa cause. L’un des objectifs de sa confrontation avec Tsahal est de s’assurer, grâce à son opiniâtreté, un soutien renforcé de la population palestinienne. De son côté, Israël pourrait espérer, en cas de déroute du Hamas, un éventuel retournement d’une opinion publique palestienne qui imputerait au mouvement islamiste la responsabilité du désastre. Mais ce postulat paraît bien improbable tant un climat de haine à l’égard de l’État hébreu s’est développé de l’autre côté de la frontière.

    3) L’injustifiable.
    On a soulevé la question si oui ou non, l’attaque israélienne sur Gaza est disproportionnée à la menace encourue par Israël. La réponse n’est pas à chercher dans les chiffres, ni le nombre des missiles tirés, ni le nombres de morts qui sont vraiment du Hamas. La réponse vient de l’exhortation d’Abraham à Dieu :  » Faire mourir le juste avec le méchant … loin de Toi cette manière d’agir !  » » (Genèse).
    Miko Peled (activiste pour la paix et écrivain israélien, vit en Californie)

    4) La voie du pardon.
    « … Soit le mépris et l’humiliation, soit la haine. Il faut que cette accumulation cesse le plus vite possible, et alors, au nom de ce que l’histoire nous a appris sur la possibilité du pardon, il faut avoir hâte que cette possibilité de pardon et de solidarité dans un Proche-Orient pacifique puisse être rétablie. »
    Stéphane Hessel (diplomate, ambassadeur, ancien résistant et déporté français, a notamment participé à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948.)

    laurentchaumette

    8 janvier 2009 at 07:56

  6. « la démesure, en mûrissant, produit le fruit de l’erreur et la moisson qui en lève n’est faite que de larmes »

    Selon Montesquieu, « le droit des gens est naturellement fondé sur ce principe que les diverses nations doivent se faire, dans la paix, le plus de bien, et, dans la guerre, le moins de mal qu’il est possible ». En temps de paix, Israël a imposé à la population de Gaza un blocus cruel et inhumain ; en temps de guerre, la puissante armée de ce pays n’hésite pas à tuer cinquante civils pour atteindre un combattant du Hamas. Autrement dit, éliminer les combattants du Hamas pour ce qu’ils font, et tuer les habitants de Gaza pour ce qu’ils sont. Est-ce cela, l’équité et la moralité ?

    N’en déplaise à André Glucksmann, il y a bien eu disproportion entre l’erreur commise et le châtiment infligé. Aligner une armada militaire des plus sophistiquées et massacrer en douze jours plus de sept cents Palestiniens parce que le Hamas a lancé quelques roquettes bricolées qui ont fait quatre blessés et quelques dégâts matériels, cela s’appelle bien disproportion et démesure. L’hybris (démesure) est fille de Némésis (vengeance), et « la démesure, en mûrissant, produit le fruit de l’erreur et la moisson qui en lève n’est faite que de larmes », écrivait Eschyle.

    (…)

    Aimer Israël, c’est, à l’instar d’Hannah Arendt hier, de Tzvetan Todorov, de Gideon Levy et de tant d’intellectuels israéliens aujourd’hui, lui « dire la vérité, même si ça coûte. Surtout si ça coûte », comme disait Hubert Beuve-Méry, fondateur et directeur du Monde.

    Aimer cet Etat né après l’innommable Holocauste, c’est le mettre en garde de l’ivresse de la puissance et de l’impunité. « Israël a toujours gagné les guerres et perdu les paix », disait l’illustre Raymond Aron. Il ne s’est pas trompé : avec celui qui lui a assuré tant de guerres, Itzhak Rabin, Israël a failli gagner la paix. On l’a assassiné et avec sa disparition, l’espoir d’une paix durable s’est évaporé.
    Mais tôt ou tard, lorsque les armes vont se taire et que cessera de couler le sang des Palestiniens, avec ou contre la volonté de Dieu, le destin du peuple hébreu croisera à nouveau la volonté d’un prophète. »
    Mezri Haddad, écrivain et philosophe tunisien

    l’article intégral :
    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/12/gaza-la-trahison-des-clercs-par-mezri-haddad_1140738_3232.html

    laurentchaumette

    12 janvier 2009 at 16:29

  7. Un « test pour notre humanité » !

    La situation dans la bande de Gaza constitue un « test pour notre humanité », a estimé mardi un responsable de l’ONU en déplorant que les 1,5 million de civils palestiniens soient privés de protection depuis le début de l’offensive israélienne.

    « C’est un test pour notre humanité et pour notre capacité à protéger 1,5 million de personnes » en vertu des Conventions de Genève, a déclaré à la presse le directeur des opérations à Gaza de l’Agence des Nations Unies pour les Palestiniens (Unrwa), John Ging.

    Pour M. Ging, la bande de Gaza subit une véritable « crise pour la protection » des populations civiles n’ayant nulle part où se mettre à l’abri.

    « Elles ne sont pas (protégées) chez elles, elles ne le sont pas dans nos locaux » car les combats font rage partout, a-t-il déploré au téléphone depuis Gaza.

    Trois écoles de l’ONU dans la bande de Gaza ont été bombardées la semaine dernière par les forces israéliennes. Dans l’une, plus de 40 personnes qui y avaient trouvé refuge ont été tuées.

    La « clé du problème » réside dans l’arrêt des combats, a poursuivi le responsable onusien. « Stoppez les combats pour que nous puissions prendre soin d’une population prise au piège, isolée », a-t-il insisté.

    « Qu’il s’agisse d’un cessez-le-feu formel ou informel, peu nous importe! », a imploré M. Ging, qui a exprimé la « frustration croissante » de son organisation devant l’absence de conséquence des appels en ce sens de la communauté internationale.

    laurentchaumette

    13 janvier 2009 at 17:36

  8. « Israël-Palestine, 60 ans de violence » restitués à travers cinq regards croisés greffés sur une synthèse d’archives.

    Un document sans prise de parti, un bon résumé, des témoignages clairs.

    (1h30) en libre accès sur :
    http://www.m6replay.fr/
    (cliquer sur « émisssions », puis faire défiler jusqu’à ce titre, cliquer)

    laurentchaumette

    13 janvier 2009 at 20:30

  9. le courage de refuser

    Un réserviste israélien a été condamné au cachot pour avoir refusé de servir dans la bande de Gaza, pour la première fois depuis le début de l’opération militaire dans le territoire palestinien, a indiqué lundi une organisation locale opposée à l’occupation israélienne.
    Agé de 35 ans, ce réserviste d’une unité du génie militaire a été condamné à 14 jours de cachot pour insubordination. Il a expliqué qu’il entendait protester contre la mort de plusieurs centaines de Palestiniens dans l’opération israélienne lancée le 27 décembre, a précisé l’organisation “Ometz lesarev” (le courage de refuser) dans un communiqué.

    l’atroce a ces visages
    La respectée revue médicale britannique The Lancet a accusé les forces israéliennes d' »atrocités » à Gaza, où des centaines d’enfants sont morts dans des conditions souvent épouvantables.

    laurentchaumette

    14 janvier 2009 at 20:24

  10. La foi contre toute attente

    « Enfant de Gaza, rejoins les Anges »

    Ironiquement, c’est en Palestine, il y a 20 ans, que j’ai conclu que Dieu n’existait pas. En effet, comment un Dieu, qui prétend aimer chacun d’entre nous et traiter tout le monde avec impartialité, pourrait-il permettre de telles horreurs comme celles qui arrivent en Palestine ?

    Cette incrédulité s’est renforcée à chaque couvre-feu, à chaque cortège qui pleurait la mort d’un martyr de plus, décapité par des coups de feu tirés par un bel après-midi ensoleillé sur la grande place de Ramallah, il y a déjà tant d’années. Mais elle est arrivée à son comble le jour où j’ai eu à dire à un de mes élèves de cinquième année que son frère venait d’être emmené par l’armée israélienne. Son expression, son corps qui s’affaisse, le tremblement de ses épaules alors qu’il pleure avec ses camarades de classe … J’ai été définitivement convaincue.
    Près de 20 ans se sont écoulés depuis ce jour-là, et je suis maintenant mariée dans une famille de Gaza.
    (…)
    La Foi semble surgir dans les moments les plus étranges. Pour moi, elle semble surgir dans le désespoir complet et l’atrocité de la douleur, pour l’amour des âmes pures des nombreux innocents ensanglantés et démembrés de Gaza.
    (…)
    Les gouvernements négocient un cessez-le-feu. Les rumeurs de complots se répandent. Le président des États-Unis élu est toujours silencieux. Les parents cherchent sous les murs effondrés ce qui reste de leurs enfants. Béton fracassé, bras et des jambes perdus, verre brisé, précipités en un enchevêtrement sanglant. Mais, dans mon esprit, je les vois entiers, leur petit corps sont rapidement emportés vers le paradis et je leur crie, « Allez ! »

    Suzanne Baroud, http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5826

    laurentchaumette

    16 janvier 2009 at 07:25

  11. Un titre de presse ce samedi matin :

    « Israël reprend ses bombardements mais pense à un cessez-le-feu »

    Une « pensée » qui n’est pas sans rapport, à mon sens, avec la toute proche investiture d’Obama…
    Reste à savoir si le Hamas a les mêmes objectifs calendaires :
    « Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a affirmé que le mouvement islamiste n’accepterait pas les conditions d’Israël en vue d’un cessez-le-feu à Gaza, à l’ouverture vendredi à Doha d’une réunion arabe consacrée à l’offensive israélienne dans le territoire palestinien.
    « Malgré toutes les destructions à Gaza, nous n’accepterons pas les conditions d’Israël en vue d’un cessez-le-feu car la résistance à Gaza n’a pas été vaincue », a déclaré M. Mechaal, dont le mouvement contrôle la bande de Gaza. » (AFP)

    Où l’on commence à penser aux DEUX peuples :
    « Face aux manifestations unilatérales qui se déroulent en France et aux dérapages inacceptables qui les ont accompagnées, il est temps de faire entendre la voix de la raison et de manifester pour les deux peuples. »
    David Chemla président de « la Paix maintenant ».

    laurentchaumette

    17 janvier 2009 at 08:09

  12. La trêve !
    Enfin,
    mais qui semble si précaire, si aléatoire.

    laurentchaumette

    18 janvier 2009 at 00:05

  13. Le Hamas appelle à son tour au cessez-le-feu unilatéralement.
    C’est un peu comme se serrer la main le dos tourné.

    Quoi qu’il en soit, l’aide va arriver, les soldats israéliens retirent une partie de leurs troupes, Gaza respire !

    Les dirigeants israéliens viennent de mener une « guerre » à l’américaine : ce n’est plus de guerre qu’il s’agit, mais de destruction unilatérale.

    Et leur intention commence à s’exprimer :
    créer par une quasi terreur une « dissuasion » durable contre toute agression – à défaut de paix.

    Je peux me tromper, mais à mon avis le résultat de la dévastation de Gaza est d’ancrer plus loin encore la haine et la soif de vengeance des Palestiniens.

    Les actions désespérées sont les plus difficiles à contrôler.

    Or Israël vient d’enfoncer le peuple palestinien dans un désespoir quasi total…

    laurentchaumette

    18 janvier 2009 at 20:09

  14. Des objectifs atteints ?

    Dès l’annonce du cessez-le-feu, le Hamas a renvoyé ses hommes faire la circulation dans des rues défoncées. Histoire de prouver qui reste le maître de ce territoire palestinien.

    À Gaza, la guerre asymétrique d’Israël contre le Hamas a fait 90 000 sans-abri, plus de 1 200 morts et 5 320 blessés. Un bilan qui devrait s’alourdir dans les prochains jours après que les équipes de secours ont enfin eu accès à tous les sites bombardés.
    Le Figaro

    Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne et partenaire de négociations d’Israël, a été considérablement affaibli par cette guerre meurtrière et destructrice qui, si elle a amoindri les capacités militaires des islamistes, n’a pas permis d’en éliminer les cadres, à part deux d’entre eux. Si les chiffres de 15 000 à 20 000 combattants sont exacts, 500 à 600 d’entre eux auraient péri dans les combats, le reste étant constitué par des victimes civiles. La plupart étaient retranchés au cœur des villes, là où Tsahal ne s’est pas vraiment aventuré.

    Si le Hamas a été ébranlé par cette offensive, le mouvement de la résistance islamique est toujours bien vivant.
    Le Monde

    laurentchaumette

    19 janvier 2009 at 11:48

  15. LE HAMAS ET LE PEUPLE PALESTINIEN,
    deux angles de vue…
    et un « direct » émouvant…

    .
    .
    .
    .

    Amir Taheri, opposant iranien sans concession et auteur de » l’Iran sous Khomeyni » (Encounter books), s’exprime dans le Times online du 9 janvier (extraits) :

    « Pour les islamistes de Gaza, la Palestine n’est qu’une partie d’une lutte religieuse mondiale et non le combat pour un état indépendant.

    …. Bien que créé officiellement en 1987, les racines du Hamas remontent aux années 30 lorsque Hadj Amin el Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem sous le mandat Britannique en Palestine. Le mufti devint l’allié d’Hitler et rêvait de voir renaitre un califat Islamique dont il serait le calife.

    Que le Hamas se soucie bien peu de la Palestine en tant que possible Etat nation est évident si l’on se réfère à la signification du mot Hamas et à sa charte.

    Hamas est l’acronyme Arabe de « Mouvement de la Resistance Islamique », une façon de signifier clairement que le mouvement ne voit pas la Palestine comme une nation, mais comme une partie de l’Oummah, la communauté des croyants. Le Hamas est le seul mouvement significatif en Palestine dont le nom ne comporte pas les mots Palestine ou Palestiniens.

    (…)

    Ce n’est qu’au cours des années 90, que la direction Palestinienne, menée par le Fatah, parvint à redéfinir le conflit comme un problème territorial et non plus comme un clash de civilisation. Cette redéfinition conduisit aux accords d’Oslo et à la création d’une administration Palestinienne, une première étape vers l’établissement d’un Etat.

    Le Hamas par contre récuse ce repositionnement et s’efforce de refaire de la Palestine une question religieuse dans le cadre de la lutte globale contre les « Infidèles ». De nombreux Palestiniens perçoivent l’action du Hamas comme une trahison de leurs aspirations nationales. Ils ne souhaitent pas être un agneau sacrifié sur l’autel des ambitions panislamistes, comme ils le furent des ambitions panarabes au cours des années 60.

    Réduire significativement le Hamas, n’est pas seulement un objectif souhaitable pour les Israéliens, mais aussi pour le peuple Palestinien, particulièrement pour les habitants de Gaza, qui sont devenus les prisonniers d’un état-parti, fanatique, corrompu et incompétent.

    Cependant ce n’est pas une tâche facile. Le Hamas est une hydre et comme tel il a plusieurs têtes. L’une est celle du Hamas qui s’occupe de dépenses sociales et d’éducation. Il s’est imposé en chassant ou en intimidant plus de 200 ONG, et en prenant le contrôle des cliniques et des écoles ou encore en infiltrant ces militants dans les agences internationales.

    Une seconde tête est celle de l’appareil politique qui réussit à obtenir 46% des suffrages, au cours d’une des rares élections libres tenue dans les territoires Palestiniens.
    Bien que cette machine politique demeure puissante, il n’est pas certain qu’elle puisse obtenir à nouveau un tel score.

    Une autre tête constitue son réseau d’entreprise et de business. Au travers d’un mélange de patronages, d’intimidations et de judicieux placements, il est parvenu à contrôler l’économie de Gaza, depuis les coiffeurs, jusqu’aux ateliers de textile. Il gère aussi un système de racket et de contrebande. Mais c’est lorsqu’il expropria plus de 600 entreprises jusqu’alors contrôlée par le Fatah et le clan Arafat, que le Hamas émergea vraiment sur le plan économique.

    Enfin il y a l’appareil terroriste du Hamas, une force paramilitaire de presque 20 000 hommes et femmes qui n’obéissent qu’à leur propre hiérarchie. C’est cette partie du Hamas que l’Iran s’efforce désormais de contrôler, par le biais de gens comme Khaled Meschaal, le chef du bureau politique du Hamas à Damas.

    Dans le cours de l’année, les Palestiniens doivent voter pour un nouveau Parlement et un nouveau Président. Divisés entre un Hamastan à Gaza eu Fatah-land en Cisjordanie, ils n’ont à priori que peu de chances de voir aboutir un gouvernement unifié capable de mener à un état Palestinien.
    Un bouleversement radical du statu quo à Gaza peut le leur permettre. »
    http://autourdelaliberte.blogspot.com/2009/01/dures-vrits-gaza-ii.html

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    Cisjordanie : A qui appartient cette terre ?

     » Les palestiniens, qui ont pourtant dans leur grande majorité fait le deuil des territoires perdus en 1948, n’accepteront pas à juste titre de transiger plus avant. La Cisjordanie est leur, elle leur appartient, et rien ni personne ne brisera leur détermination à retrouver la liberté sur cette terre. Au coeur de cet affrontement qui n’a que trop duré, il y a bien cette volonté d’Israël de poursuivre son expansion territoriale au mépris des lois internationales, mais plus encore dans le déni de cette réalité : les palestiniens veulent la paix, mais pas au prix de l’abandon de leurs droits. A l’immense et douloureuse concession que constitue pour eux l’acceptation de la Nakba comme un fait accompli, Israël doit avoir le courage de répondre par cet autre sacrifice : l’abandon du rêve sioniste d’un Eretz Israël. »

    article intégral : :
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2503
    – où l’on trouve aussi la vidéo de cet émouvant témoignage (extrait) :

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     » Vous voulez la paix ?
    Vous nous terrorisez ! Vous ne voulez pas la paix !

    Nous voulons la paix.

    Vous voulez la guerre et nous voulons la paix ! Pourquoi ? Pourquoi ?

    Pourquoi vous nous tirez dessus ? Pourquoi vous nous terrorisez ?

    Vous avez fermé les routes et créé des difficultés aux gens.

    Depuis l’époque de mon grand père, de ma grand mère, nous passions par ici, depuis des milliers d’années.

    Je parle arabe ! Ces pierres parlent arabe ! Comme nos pierres et nos arbres, je parle arabe.

    Je connais l’anglais, l’italien, l’hébreu, mais je parle arabe. Tout est arabe ici ! La terre est arabe ! Les pierres sont arabes, la poussière est arabe ! La tombe d’Abraham est arabe ! Al Aqsa est arabe.

    Vous êtes hébreux, vous venez ici avec un fusil pour tirer sur les gens. Nous vivons pacifiques.

    Pourquoi restez-vous parmi nous ? Vous nous cherchez des ennuis ?

    Allez les enfants, allons nous en. » (un palestinien)
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    laurentchaumette

    19 janvier 2009 at 22:48


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