anarchie pour l'évangile !

[Contribution]:Du “Pardon”

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Du “Pardon”

Le pardon est un don d’amour, dans la mesure où on oublie nos offenses,
pour se consacrer à l’offenseur avec générosité et bienveillance.

Il est également une forme d’humilité en se sachant capable de fautes.
Il faut être assez charismatique pour pardonner même à ceux qui ne reconnaissent pas leurs fautes (se reporter à la citation de Ghandi), effort qui peut paraître sur-humain !

Le pardon divin sous-entend que l’homme a demandé pardon en reconnaissant sa faute,
mais cela ne lui retire en rien le devoir de réparation de sa faute sur terre !

« Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » :
On demande à Dieu de nous pardonnez nos fautes.
On exprime le désir de s’appliquer au commandement de pardonner aux autres.
A aucun moment, on exprime une exigence d’être pardonné sur terre par quiconque.
Il n’existe aucune réciprocité et aucun bénéfice secondaire à attendre des autres, hormis que ces derniers seront peut-être surpris par la découverte de la bonté !

Le pardon aux autres permet d’acquérir une paix intérieure.
Il faut toujours prendre garde de ne pas manifester un orgueil d’avoir réussi à pardonner,
Ce n’est pas un exploit de parvenir parfois à marcher sur le chemin de l’amour,
Il faut se remémorer avec humilité, toutes les fois où nous n’avons pas été capable d’y réussir.

Vivre sa vie est l’acceptation des tranches de vie comportant les passés, les présents et les avenirs.
La vision éclairée des évènements de la vie doit éviter tout refoulement, tout effort d’oubli,
simplement l’acceptation.

Mazarin 

Written by Observatoire situationniste

16 février 2009 à 10:38

Publié dans Non classé

5 Réponses

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  1. Un peu d’étymologie…

    « pardonner est composé du préfixe latin per-, qui a une fonction de renforcement, d’intensification, d’aboutissement, et du verbe dono, are, dont le sens troisième est tenir quitte de … » (Gaffiot).

    Pardonner, c’est donc offrir son coeur en cadeau désintéressé – et c’est donc aussi faire pousser l’amour sur le chemin de l’autre, qu’il en veuille ou non sur le… champ !

    Et encore ceci :
    L’étymologie grecque montre du pardon quelques aspects :
    « afiemi », litt. lancer loin la faute (Mt 9. 2)
    « ilastomai », couvrir la faute (Lc 18. 13)
    « epikalupto », couvrir (Ro 4. 7)
    « charidzomai », apporter la grâce (Ep 4. 32)

    Le pardon enveloppe le mal commis et le désamorce, il pose un voile sur le mal afin d’ouvrir le coeur à la lumière.

    laurent chaumette

    17 février 2009 at 23:40

  2. Le pardon le plus intense, est celui qu’on accorde sans qu’il soit demandé … L’acte du pardon est alors accompagné de compassion… .

    Celui ou celle qui pardonne de la sorte, est conscient de l’inconscience de la « faute » … . C’est de cette manière que Jésus nous a pardonné sur la croix !

    Dieu, qui est notre divinité … , est par ce phénomène invité a se rappeler le pouvoir de ce pardon ! Il n’y a aucune « faute » qui ne soit pas pardonnée, ni pardonnable !!!

    sexy2bloved

    18 février 2009 at 11:49

  3. Je poursuis aussi :

    Socrate disait que celui qui commet le mal ou l’injustice est plus à plaindre que celui qui les subit.

    En outre, en effet, il me semble que tout « mal » relève de notre « inconscience » profonde : « ils ne savent pas ce qu’ils font »…

    Quant à savoir si La Puissance d’Amour pardonne tout, je ne sais…
    Il est sans doute permis de l’espérer…
    Tout en comprenant qu’il est juste que chacun récolte ce qu’il aura semé…

    L’essentiel, me semble-t-il, c’est que la Puissance d’Amour nous veut nous-mêmes puissances d’amour, si j’en crois l’évangile d’Arès, qui l’exprime sans détours :

    “Je (le Créateur) ne pardonne pas les péchés. Mon Salut n’est pas au bout du pardon, mais au bout de la pénitence” (30/10).

    Mais attention ! Nous découvrons ici l’enseignement d’un tout autre langage que celui inculqué par les religions :

    “Le pénitent n’est pas le pécheur qui s’assied dans la poussière, qui se couvre d’un sac, mais l’homme qui cesse de pécher, même vêtu pour la fête, parfumé, chantant au son des flûtes et des trompettes, et même la joie et la parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ? ”

    La pénitence au sens arésien « n’est rien d’autre que le renoncement à la pratique du mal (mensonge, colère, égoïsme, violence, orgueil, etc.) et l’effort de ne pratiquer que l’amour, le pardon, la paix, la délivrance (libération) de tous les préjugés et l’intelligence spirituelle. N’importe qui, même incroyant, peut être pénitent, c’est-à-dire homme ou femme de bien. » (Michel Potay, http://alliancepourares.wordpress.com/2008/12/18/en-enseignant-un-autre-langage-frere-michel/).

    L’évangile reprend dès lors, me semble-t-il, tout son sens pratique et existentiel.

    laurent chaumette

    18 février 2009 at 14:13

  4. le pardon est au coeur de la vie spirituelle.

    Il est la seule force qui puisse arreter la « vengeance sans fin » (Révélation d’Arès 27/9) qui sème les guerres et la haine dans l’humanité.

    ce n’est pas facile de pardonner. cela demande un vrai effort, un travail long parfois sur le coeur, les pensées. Ce n’est pas juste une incitation intellectuelle. C’est retourner en soi la colère, arreter son bras qui voudrait frapper, la langue qui veut dire des mechancetés en représailles.

    c’est accepter d’avoir souffert et ne pas rendre la souffrance.

    le pardon, le vrai signe de la « civilisation ».

    le monde entier est encore barbare.

    eric-souldigg

    19 février 2009 at 09:03

  5. « Jusqu’où peut aller notre tolérance ?
    Doit-on tout pardonnez ? »
    m’est-il demandé par ailleurs…

    Pour le pardon, évidemment pour ma part je dis OUI…
    Facile à dire…

    Il y a des pardons faciles/facilités par l’attitude de l’autre, son repentir perceptible,

    et des pardons d’allure « surhumaine » ;
    comme pardonner à un violeur d’enfant sanguinaire et sans remords, surtout si c’est notre enfant…

    Ce pardon-là, je crois qu’il faut aller le chercher très, très loin au fond de nous, là où nous rejoignons le Voeu divin d’une Création Délivrée de tout mal…

    Moins « surhumain », le non-jugement, qui est sagesse et humilité, car nous ne savons pas qui sera sauvé, qui ne le sera pas – nous n’avons pas les Yeux de Dieu -,
    et parce que Dieu ne nous demande jamais de juger, mais bien de (tenter de) sauver.

    Quant à la tolérance, c’est un peu comme pour le mal : tolérer celui qui fait du mal sans tolérer le mal qu’il commet est un exercice difficile, et qui n’a de sens que dans une perspective d’évolution ; de soi, de l’autre et de la relation.
    Tolérer n’est pas cautionner, encore moins encourager…

    Je cite encore la Parole à mes yeux de loin la plus claire à ce sujet :
    « Le pécheur entêté n’a jamais faim de Moi ; c’est pourquoi il ne sera pas reçu dans l’Assemblée
    tant qu’il se gavera d’impiété.
    Ne le porte pas à se croire accueilli à Ma Table, car il s’endurcira dans son péché,
    et même ton pire ennemi, tu ne le tromperas pas ainsi, mais tu veillera sur son salut. »
    (évangile d’Arès, 36/6-7)

    Une certitude, mais qui ne doit pas nous décourager : nous ne sommes pas encore au bout de nos peines…

    Ni de notre Joie !

    laurent chaumette

    19 février 2009 at 21:11


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