anarchie pour l'évangile !

[Témoignage] Bonheur, mot tabou ?

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Le Bonheur est-il réservé à l’idiot du village, n’ayant pas la connaissance des mécanismes qui régissent le monde ? 

Le Bonheur est-il réservé aux nantis n’ayant pas de soucis ou de désagréments ? 

Non, cet état est la résultante de la manière dont on a traversé nos épreuves. 
J’ai eu la chance au niveau spirituel d’avoir subi au même moment un grand nombre d’épreuves physiques et émotionnelles dont je suis sorti vivant, mais handicapé. 

Heureux d’être en vie entraine simplement le Bonheur. 

Heureux permet d’Aimer. 

 

Les épreuves peuvent nous grandir et nous faire relativiser les valeurs de la vie. 
La douleur assumée et acceptée permet de mieux comprendre les souffrances des autres et les violences du monde. 
Cet état entraine un détachement face à nos petites miséres personnelles. 
Mortel en puissance, passager non clandestin sur la terre, 
cette phrase :  « N’ayez plus peur« ,  s’inscrit dans notre cheminement.

Mazarin          

 

Written by Observatoire situationniste

28 février 2009 à 19:02

Publié dans Non classé

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3 Réponses

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  1. « BONHEUR ! »

    ca me rappelle un mot de Léo Férré qui disait puiser le bonheur dans le désespoir…. »une forme supérieure de la critique… »

    le bonheur est tellement lié à notre univers de sensations que c’est ce qui en fait quelque chose de très subjectif.

    C’est pourquoi je ne suis pas tout a fait d’accord avec vous, Mazarin. Car s’il fallait se sentir heureux pour aimer, alors je crois que le monde aimerait davantage. Car nombreux sont les hommes de ce monde ci qui éprouvent joies et sentiment d’accomplissement, sans pour autant se sentir porter à aimer évangéliquement TOUS les hommes sans distinction.

    Beaucoup d’hommes, la majorité en fait, vivent et se contentent d’un petit bonheur égoïste (j’en fais partie, meme si je m’efforce de m’éveiller)

    Le bonheur universel me semble ressortir d’un tout autre ordre de sensations qu’il faut prendre le temps de développer en soi pour qu’elles arrivent à maturité.

    Ressentir le bonheur que procure l’abandon de soi, le don de soi, la lutte contre ses propres maux…ce n’est plus naturel à l’homme depuis très longtemps. Et les premiers pas pour renouer avec cela sont parfois âpres et difficiles.

    eric-souldigg

    3 mars 2009 at 11:50

  2. En prenant le contre-pied de « heureux »,
    L’homme malheureux et désespéré aura plus de mal a aimer.

    J’ai l’impression qu’il n’existe pas tellement de gens se disant heureux dans une société qui poussant à la consommation, laisse sur le bord du chemin beaucoup d’insatisfaits, de non comblés, d’aigris.
    Ce sentiment de manque est générateur d’envie, de jalousie, d’impression d’injustice rendant les gens malheureux.

    Déjà, pour aimer évangéliquement, il faut avoir reçu une éducation du divin et une acceptation des Ecritures.
    Ce chemin est aride,
    devant être un objectif,
    sans s’attendre à une réussite immédiate miraculeuse.
    Etre convaincu et accepter d’agir est déjà un très grand pas(le principal n’est pas de réussir, mais de participer!)

    Le petit bonheur égoïste s’il est acquis,
    est un essai a transformer en capacité de don de soi.

    « Don de soi » nécéssite d’avoir un Soi aimé,
    de s’accepter, se transformer, saisir l’essentiel, avoir le courage de se voir avec nos faiblesses.

    Ce don, devrait s’accompagner,
    d’un savoir de recevoir de l’autre,
    d’être son débiteur sans chercher à se débarasser de cette dette.
    Dieu nous a donné la vie,
    nous le remercions pour cela parfois.
    mais qu’allons nous faire de ce don,
    qu’allons nus faire de cette vie temporaire,
    quel but se fixer,
    avons nous l’impudence de croire que nos satisfactions matérielles déclencheront un sentiment d’avoir réussi sa vie, le jour où elle s’interrompra.

    Face à cette situation nous devons reter humble,
    être empreint d’un doute existentiel sur chacun de nos choix qui ne seront jamais parole universelle, car nous ne sommes pas Dieu,
    même si Il a laissé une empreinte sur notre âme.

    Tout approche de la sagesse doit intégrer l’existence du doute et de notre remise en cause.
    « Ni prêtres, ni maitres »,
    celui qui veut transmettre une partie de la parole dont il garde l’empreinte,
    devra donner, convaincre
    et se laisser convaincre par les milles aspects aux milles facettes de tous les autres hommes de bonnes volontés.

    Dieu, ne nous a pas fabriqué dans « un moule avec une pensée unique »,
    restons humble devant toutes Ses créatures, toutes différentes, toutes aimables.

    MAZARIN

    3 mars 2009 at 14:09

  3. Être heureux peut avoir tellement de sens différents, voire divergents…
    Le meurtrier peut être heureux d’avoir tué, etc.
    Je ne pense pas que les gens soient heureux, fondamentalement. Bien au contraire.
    Et le malheur rend envieux, surtout le malheur avec une grimace de bonheur pour le masquer.
    Pour autant, aimer est possible, et même nécessaire, en toutes circonstances, que cela nous soit facilité par un bonheur, ou que ce soit dans notre malheur notre infinie richesse.
    Aimer est la Vie Même, par-delà bonheur et malheur !

    laurent chaumette

    4 mars 2009 at 00:02


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