anarchie pour l'évangile !

Proposition de Décence Partagée.

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C’est simple si l’on sy met :

Dans l’immédiat (avant que nous ayons assez ouvert nos mains pour que l’argent soit dispersé) faisons remonter à la surface de la vie sociale l’idée d’une

Répartition de TOUS les salaires entre 1500 euros net et 15 000 euros net.

Que ce soit pour les éboueurs – que nous devrions tous être à tour de rôle au moins quelques mois dans une vie (Gandhi) – pour les politiciens, les vedettes, les journalistes, bref sans exception.


Avec 1500 euros, on mène une vie simple mais décente.

Avec 15000 euros, on mène une vie agréable mais décente.

A bas l’abus et l’avidité, A bas l’exploitation. Vive la décence !


sans cpyright

de l'homme au frère

Petits éclairages

– Depuis 2002, le revenu moyen des Français n’a augmenté que de 0,06% par an, et en 8 ans, de 5,9%. Mais les 1% les plus riches ne sont pas concernés par cette cure d’austérité : ils ont vu les leurs croitre du triple, soit 19%.

– En 2005, un rapport des Nations Unies a établi que les 50 personnes les plus riches dans le monde gagnaient plus que les 416 millions les plus pauvres.

– Aux USA, les 1% les plus riches gagnent plus que le total des revenus des 40% les plus pauvres.

Etc.

Pour « conclure » : La seule crise est la Crise de l’Homme. Soit il devient frère, soit il devient loup. Ce combat s’actualise et se radicalise en accélération continue. Il est aussi en chacun, à chaque instant. Ceci est à mes yeux la Base de toute Nouveauté qui voudra transpercer l’épaisse couche grise.


7 Réponses

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  1. Je n’entre pas avec ce billet dans des considérations économiques, parce que la proposition de décence partagée que j’émets bouleverserait l’économie, ou plus justement voudrait dire que nous sommes redevenus maîtres de l’économie.

    L’autre avantage de cette proposition de décence partagée c’est qu’elle dégagerait des sommes considérables, un vrai trésor collectif disponible pour les causes les plus urgentes, et ce ne sont pas les chantiers qui manqueront de ce côté-là dans l’avenir, voilà bien une certitude universelle.

    laurent chaumette

    27 mars 2009 at 13:10

  2. […] (je propose d’ailleurs modestement qu’on délimite tous les revenus sans exceptions entre 1500 euros et 15000 euros : deux stades de vie décente. Au-delà, sauf redistribution équitable, quelqu’un vole ses frères. En-deçà, la vie s’apparente à la survie.) […]

  3. Si le christ revenait vivre parmi nous, je ne pense pas qu’il claquerait plus de dix mille euro par mois, sans doute moins…

    Le christ est très riche, il n’a pas besoin d’argent, sinon comme chacun, le nécessaire pour vivre décemment.
    Du reste, la monnaie est gérée par judas, homme de confiance.

    Le christ est très riche mais sa monnaie n’a pas cours parmi nous.

    Pour la valider il faudrait qu’il revienne et que soit établie sans aucun doute la nature de sa personne.
    Nous comprendrions que le royaume existe.
    Qu’il est vraiment ressuscité.
    Que vaudrait alors notre monnaie face à la sienne?

    Ceci dit s’il revient il devra manger comme nous.
    Vu que sa monnaie n’a pas cours ici bas, il devra donc bosser, à moins qu’il ne vole ou ne naisse nanti et le reste.
    Combien gagnerait-il?
    Le smig?
    A-t-il de la peine à boucler les fins de mois?
    Et s’il gagnait plus, ou s’arrêterait-il?

    Il ne peut même pas vendre quelques entrées au royaume histoire de se faire une gratte.
    Ca ne marche pas, il n’y a pas d’équivalence entre sa monnaie et la notre.
    Les transferts de valeur sont impossibles dans un sens, difficiles dans l’autre.
    La mort empêche d’emporter le moindre kopeck et la vie éternelle n’a point court en bourse

    Le christ se fiche de l’argent,il rend à césar ce qui lui appartient.
    Je pense cependant qu’il approuverait ton projet de partage.
    .
    Pécuniairement votre
    Laurent lautre.

    Laurent lautre

    17 mai 2009 at 14:36

  4. Projet relatif et évolutif bien sûr, déposé ici (et ailleurs) comme « étalon » pour une décence partagée dans les conditions actuelles de la société française.

    franc parleur

    17 mai 2009 at 18:36

  5. Je retrouve cette idée chez Orwell :

    Orwell, la « common decency » ou décence commune :

    « Il est vain de souhaiter, dans l’état actuel de l’évolution du monde que tous les êtes humains possèdent un revenu identique. Il a été maintes fois démontré que, en l’absence de compensation financière, rien n’incite les gens à entreprendre certaines tâches. Mais il n’est pas nécessaire que cette compensation soit très importante. Dans la pratique, il sera impossible d’appliquer une une limitation des gains aussi stricte que celle que j’évoquais. Il y aura toujours des cas d’espèce et des possibilités de tricher. Mais il n’y a aucune raison pour qu’un rapport de un à dix ne représente pas l’amplitude maximum admise. Et à l’intérieur de ces limites, un certain sentiment d’égalité est possible. Un homme qui gagne trois livres par semaines et celui qui en perçoit mille cinq cent par ans peuvent avoir l’impression d’être des créatures assez semblables [can feel themselves fellow creatures] ce qui est inenvisageable si l’on prend le duc de Westminster et un clochard de l’Embankment. »

    Essais, Articles, Lettres, vol. 2, éditions Ivrea/L’Encyclopédie des nuisances, 1996, p. 126.

    A lire également en prolongement :
    Jean-Claude Michéa, Entretien à Contretemps :

    « J’ai récemment appris qu’il existait à Paris un palace réservé aux chiens et aux chats des riches. Ces charmantes petites bêtes — que vous aimez sans doute autant que moi — s’y voient servir dans des conditions parfaitement surréalistes (et probablement humiliantes pour les employés qui sont à leur disposition) une nourriture d’un luxe incroyable. Le coût de ces prestations est, comme on s’en doute, astronomique. Eh bien, je suis persuadé que dans un monde où des milliers d’êtres humains meurent chaque jour de faim — et où certains, dans nos sociétés occidentales, ne disposent pas d’un toit pour dormir, alors même qu’ils exercent un travail à temps complet —, la plupart des gens ordinaires s’accorderont à trouver une telle institution parfaitement indécente. Et il en irait probablement de même si j’avais pris comme exemple le salaire des vedettes du football professionnel ou des stars politiquement correctes du show-biz. Or pour fonder de tels jugements, il est certain que nous n’avons pas besoin de théorisations métaphysiques très compliquées. Une théorie minimale de la common decency suffirait amplement. Dans son Essai sur le don, Mauss en a d’ailleurs dégagé les conditions anthropologiques universelles : le principe de toute moralité (comme de toute coutume ou de tout sens de l’honneur) c’est toujours — observe-t-il — de se montrer capable, quand les circonstances l’exigent, de « donner, de recevoir et de rendre ».

    (…)

    Il arrive d’ailleurs un moment où les revenus des plus riches atteignent de tels sommets qu’il finissent presque par apparaître encore plus absurdes qu’indécents. Chez Orwell, la common decency et le common sense (c’est-à-dire le « bon sens ») sont d’ailleurs initmement liés. Dans son essai sur James Burnham, il souligne, ainsi, qu’il n’était pas nécessaire d’avoir fait de brillantes études universitaires pour comprendre qu’Hitler et Staline n’étaient pas des individus recommandables. Il suffisait pour cela — écrit-il — d’un minimum de sens moral. Si tant d’intellectuels — parmi les plus brillants du XXe siècle — ont donc cédé aussi facilement à la tentation totalitaire — au point d’en perdre tout bon sens et d’écrire des textes hallucinants — ce n’est certainement pas parce que l’intelligence ou les outils philosophiques leur faisaient défaut (les intellectuels français les plus délirants ont, du reste, très souvent été formés à l’Ecole normale supérieure ; c’est presqu’une marque de fabrique). En réalité — nous dit Orwell — il faut rechercher l’explication de leur folie politique dans leur manque personnel de common decency — manque qui a forcément à voir avec l’égoïsme, l’immaturité et le besoin de s’imposer aux autres (c’est, d’ailleurs, la raison pour laquelle ce genre d’intellectuels éprouve traditionnellement un mépris sans limites pour la morale commune, supposée être « petite-bourgeoise » ou « judéo-chrétienne »). Dès que quelqu’un cède au délire idéologique (qu’on songe au culte hystérique dont Mao — l’un des plus grands criminels de l’histoire moderne — a pu être l’objet), on peut donc être quasiment sûr que l’on trouvera les clés de sa folie intellectuelle en observant la façon concrète dont il se comporte avec les autres dans sa propre vie quotidienne. Les fanatiques et les inquisiteurs (ceux que Dostoïevski appelait les « possédés ») sont presque toujours de grands pervers. Et ce sont aussi, paradoxalement, de grands donneurs de leçons. »

    Laurent l'un

    17 juillet 2009 at 07:23

  6. C’est chacun de nous, chaque entité des peuples qui pouvont contribuer à faire évoluer les politiques. en refusant de collaborer aux choix qui conduisent à l’asservissement, les inégalitées, la guerre:
    http://stan-nourel.jimdo.com

    Stan Nourel

    13 novembre 2009 at 23:03

  7. Merci du lien plein d’espoir !

    Laurent l'un

    14 novembre 2009 at 05:53


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