anarchie pour l'évangile !

Carnets pour Dieu (3)

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(A la passeuse du bonheur, en hommage à Pierre Ronsard)

 

Marie tu passes


Oui mais Marie
Marie tu passes
En tous rivages
Et surpasses
De ta grâce
D’un rien
D’une trace
De paix
Toute douleur d’aimer

D’autant que l’agneau dont on faisait
Ta gloire
Est agile et sauvage
Et même aime danser
Aime boire

Je ne dis pas pourtant que la rose à ta place
Ne sente bon
Ni que le rire des jeunes filles ne soit plaisant
Je ne nie pas
La caresse au passage

Mais je sais ton ivresse
Qui ne sait décevoir

Te voici et la beauté pâlit
Ou bien l’on voit que c’est par toi
Que la Lune reluit

Jamais tant ne s’éprend ma vie
Que d’Une
La servant
Passant où je demeure


LC

 

 

 

 

 

 

.

 

 [création réalisée à partir de Ronsard ] :

 

Marie, vous passez en taille, et en visage
Marie, vous passez en taille, et en visage,
En grâce, en ris, en yeux, en sein, et en téton,
Votre moyenne soeur, d’autant que le bouton
D’un rosier franc surpasse une rose sauvage.
Je ne dis pas pourtant qu’un rosier de bocage
Ne soit plaisant à l’oeil, et qu’il ne sente bon ;
Aussi je ne dis pas que votre soeur Thoinon
Ne soit belle, mais quoi ? vous l’êtes davantage.
Je sais bien qu’après vous elle a le premier prix
De ce bourg, en beauté, et qu’on serait épris
D’elle facilement, si vous étiez absente.
Mais quand vous approchez, lors sa beauté s’enfuit,
Ou morne elle devient par la vôtre présente,
Comme les astres font quand la Lune reluit.

 

Marie, vous passez en taille, et en visage

 

Marie, vous passez en taille, et en visage,

En grâce, en ris, en yeux, en sein, et en téton,

Votre moyenne soeur, d’autant que le bouton

D’un rosier franc surpasse une rose sauvage.


Je ne dis pas pourtant qu’un rosier de bocage

Ne soit plaisant à l’oeil, et qu’il ne sente bon ;

Aussi je ne dis pas que votre soeur Thoinon

Ne soit belle, mais quoi ? vous l’êtes davantage.


Je sais bien qu’après vous elle a le premier prix

De ce bourg, en beauté, et qu’on serait épris

D’elle facilement, si vous étiez absente.


Mais quand vous approchez, lors sa beauté s’enfuit,

Ou morne elle devient par la vôtre présente,

Comme les astres font quand la Lune reluit.

 

 

.

Written by Observatoire situationniste

26 mai 2009 à 17:51

Publié dans Non classé

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2 Réponses

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  1. Marie, si tu savais,
    Si tu savais comme l’humanité n’en peut plus,
    Tu en pleurerais…
    Hélas Marie, tu n’es qu’un pleur,
    Le pleur de l’humanité qui a peur,
    Peur de grandir, peur de mourir, peur de la liberté…
    Mourir aux contes de fées, et prendre en main sa destinée !
    Si peu de mamans savent aimer,
    Car si peu ont elles-mêmes été aimées,
    La réalité est crue, simple, une fois dépouillée.
    Oh Marie, pourquoi tout n’est pas aussi simple,
    Que dans ces beaux contes de fées,
    Pour enfants mal aimés et naïfs prêts à être manipulés ? Pourquoi ce monde d’inhumanité : l’avions-nous mérité, Nous les enfants parfaits, reflets de l’Eternité ?!

    Je vais prier pour que des religions nous soyons libérés, et que nous réapprenions simplement,
    comme des êtres humains, à vraiment nous aimer !!!

    Jean-Marie

    28 mai 2009 at 22:59

  2. Merci Jean Marie de ces belles lignes
    pour LA VIE.

    Laurent lun

    29 mai 2009 at 05:27


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