anarchie pour l'évangile !

Eh toile, à qui fais-tu de l’ombre ?

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Internet mode d’emploi

Comment ça internet ne vaut rien ?

Certes il est étonnant d’entendre des gens affirmer qu’internet est la solution à la division, alors que c’est tout aussi bien sa multiplication.

Mais l’outil vaut exactement et seulement selon son utilité.

Qui l’utilise au mieux en tirera le meilleur.

Un mot sur internet, par exemple, a exactement la même possibilité d’action – le mot agit, comme le reste – qu’écrit n’importe où ailleurs.

Après, tout dépend de l’auteur, et tout autant du lecteur.

Il est d’ailleurs étonnant de lire sur internet des gens qui écrivent qu’il ne sert à rien d’y écrire…

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Enfin il est bien clair, soit dit en passant, que le site Anarchie évangélique n’est pas l’anarchie évangélique, qui se déploie très bien toute seule, mais juste un travail explicite de mise en perspective.

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Iran and the brave new world of online censorship

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L’IRAN, UNE NATION DE BLOGUEURS

A la mi-juin, le département d’Etat américain a demandé aux administrateurs de Twitter de renoncer à une opération de maintenance pour ne pas interrompre les « gazouillis » (Twitter signifie « gazouillis ») en provenance d’Iran. Dans un pays sous la botte, seul Twitter permettait à l’information de sortir en direction du monde libre…

Depuis la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad, l’Iran est soulevé par une intense vague de protestations, loin d’être brisée. Le gouvernement s’est empressé de renvoyer les reporters étrangers et de censurer la presse locale en interdisant aux journalistes de quitter leurs bureaux. Le principal réseau de téléphonie mobile a également été bloqué, empêchant toute communication par SMS depuis les portables Iraniens. 

En réponse à ce mouvement, les opposants au régime d’Ahmadinejad se sont tournés vers Internet, seul moyen de communication presque « intouchable ».

Voir aussi sur LaProvence l’article :

Iran : les blogs contre l’oppression


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5 Réponses

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  1. Quand on a tout matériellement parlant, on ne se rend pas toujours compte de ce que l’on a, ni de l’utilisation intelligente et solidaire (fraternelle) que l’on pourrait en tirer pour faire évoluer nos consciences.

    Assunta

    14 octobre 2009 at 00:46

  2. Oui et peut-être sommes-nous en train de voir les prémices de ce qui deviendra une espèce de nouvel âge des copistes, mais à une toute autre échelle, bien entendu, c’est-à-dire un retour à un processus d’élaboration collective, une généralisation de la notion d’auteur. Si on observe bien les pratiques sur le réseau d’Internet, il y a bien quelque chose de cet ordre là. On est de plus en plus face à une élaboration collective sur laquelle beaucoup de gens sont appelés à intervenir et qui produit des objets qui s’enrichissent en permanence.

    Voir aussi :
    « Comparaison entre l’imprimerie, la télévision, et l’Internet » pour un résumé pratique :

    « Internet permet une très grande interactivité, la publication en temps réel de l’information, de très petites quantités d’information, des possibilités de collaboration très élevées, et peu de barrières à l’entrée.« 

    Laurent l'un

    14 octobre 2009 at 02:15

  3. Touchez pas à Internet !
    Une analyse (im)pertinente.

    Revenons au dérapage de Brice Hortefeux. Non pas pour en remettre une couche mais pour s’attarder sur l’un de ses effets collatéraux.

    Alors que l’Averne s’enfonçait piteusement avec ses explications à deux statères, ses défenseurs, et non des moindres, se sont empressés de mettre Internet en accusation.

    Ecoutons Jean-François Coppé, le très ambitieux président du groupe UMP à l’assemblée nationale française : «Internet est un danger pour la démocratie» a-t-il déclaré en mettant en garde les journalistes contre le risque de discrédit que leur feraient courir des «images sorties de leur contexte» puis diffusées sur la toile.
    De son côté, le ministre de la relance Patrick Devedjian (surpris il n’y a pas si longtemps par une caméra de télévision en train de traiter une rivale politique de «salope»), s’est alarmé du fait «que les hommes politiques sont devenus des cibles, la frontière entre vie publique et vie privée s’effaçant de plus en plus.»
    Il est certain que les temps ont changé et qu’il faut désormais se cacher pour insulter les dames…
    Mais il y a encore plus fort : pour Henri Guaino, le conseiller du Big Boss, Internet imposerait une «transparence absolue» laquelle serait «le début du totalitarisme.»
    Voilà une savante allusion au monde orwellien qui nous guette !

    Deux remarques s’imposent. La première est qu’il faut rappeler – que Brice Hortefeux n’a été piégé par personne et que la séquence dont il est le héros a été filmée par un journaliste professionnel. Inutile donc de vitupérer contre les téléphones portables qui enregistrent les politiques à leur insu ou de se lamenter sur la menace représentée par des paparazzis occasionnels. La deuxième remarque révèle quant à elle la capacité de la droite française à dire tout et à faire son contraire.

    Ainsi, la transparence absolue serait le début du totalitarisme. Que penser alors de la vidéosurveillance que l’actuel gouvernement entend généraliser quitte à passer outre l’opposition déclarée de plusieurs municipalités de gauche. Internet, c’est le danger mais «Big Sister», c’est la panacée ! A ce sujet, je vous conseille de consulter le blog «Bug Brother» du journaliste Jean-Marc Manach.
    Son travail permet de réaliser à quel point fichiers et caméras sont devenus omniprésents dans la vie quotidienne de n’importe quel quidam. Nous sommes, filmés, fichés, épiés, mais il paraît que c’est pour notre bien commun tandis qu’Internet, c’est certain, nous mène tout droit vers un monde digne de Fahrenheit 451…

    Cela fait plusieurs années que je note que le web fait l’objet d’attaques incessantes de la part de ceux dont il rogne les privilèges. Le plus étonnant dans l’affaire, c’est que les journalistes ne mènent pas cette fronde alors qu’il contribue, sans être le seul responsable, au dépérissement de la presse, notamment écrite et quotidienne. Certes, il y a bien quelques confrères qui dénoncent le «royaume des idiots» pour reprendre l’expression du philosophe allemand Norbert Bolz pour qui la toile a donné un fabuleux pouvoir à une masse grandissante d’«idiotae», c’est-à-dire des gens qui se contentent d’avoir une opinion et qui pensent qu’ils n’ont que faire du savoir des lettrés. Mais le plus souvent, les charges les plus virulentes viennent d’ailleurs.

    Elles sont le fait de tous ceux qui ont perdu à la fois le monopole et le contrôle de l’expression à destination du grand public : écrivains industriels sans talents mais très médiatisés, pistonnés et «pistonneurs», intellocrates, «fast-thinkers» chers à Bourdieu, experts indéboulonnables de la télévision, gourous de la communication et bien sûr, hommes politiques. Prenons un exemple simple. Au milieu des années 1990, Bernard Henri-Levy pouvait se permettre d’écrire n’importe quoi à propos de l’Algérie en squattant deux pages du quotidien du soir de référence. En ces temps-là, le lecteur lambda n’avait aucune chance de faire entendre son avis et de pointer les invraisemblances du récit si ce n’est d’envoyer une lettre au courrier des lecteurs (avec une infime probabilité de publication).

    D’ailleurs, à l’époque, seul un article du Canard Enchaîné s’était distingué de l’habituel concert de louanges orchestré par la machinerie hagiographique du philosophe germanopratin. Aujourd’hui, les choses ont changé. Internet ne laisse rien passer et a mis fin à l’impunité de la médiocrité médiatique. L’été dernier, c’est la blogosphère qui a taillé en pièce le reportage du romanquêteur dans une Géorgie envahie par l’armée russe.

    Certes, la critique en ligne a eu son lot d’articles outranciers mais il y a eu aussi des papiers d’analyse minutieux qui ont remis les choses à leur place. On comprend dès lors, pourquoi BHL s’en prend régulièrement à Internet. C’est un domaine qui n’offre aucune prise, du moins pas encore, à la communication enjôleuse, au copinage et aux services rendus.

    Il est vrai qu’Internet charrie aussi des eaux pestilentielles : sites racistes, antisémites, islamophobes sans compter le fait qu’il est le terrain de chasse idéal pour nombre de détraqués sexuels. Mais dans le même temps, son offre sérieuse est prodigieuse et, le plus souvent, gratuite. J’ai longtemps considéré que les blogs étaient équivalents à des feux de camp autour desquels ne se réuniraient que des internautes sectaires. J’ai changé d’avis. Ils sont avant tout une richesse formidable, le plus souvent créée par d’illustres inconnus qui n’auraient jamais pu diffuser leur savoir sans Internet. Cela atténue l’impact de toutes les dérives et cela doit obliger à rester vigilant car les hommes politiques sont dans la même situation que BHL.

    Hier, ils pensaient avoir réussi à imposer la communication idéale. Copains-coquins avec nombre de journalistes politiques, ils étaient persuadés que le verrouillage des médias était achevé. Petit jeu des petites phrases, passes d’armes à fleurets mouchetés, interview faussement impertinente et questions convenues au journal de vingt heures… Tout cela a été ringardisé par le web. Aujourd’hui, Internet, ses blogs, ses forums de discussions, ses médias en ligne, sont des acteurs avec lesquels il est difficile de louvoyer parce qu’eux-mêmes sont soumis au jugement implacable des internautes. Malgré cela, parions sans risque que des projets de loi vont bientôt surgir avec pour objectif de mettre en place «les nécessaires mécanismes de contrôle d’Internet.» Et cela, bien entendu, pour préserver notre monde de la menace totalitaire….

    Akram Belkaïd, Journaliste à Paris

    Laurent l'un

    22 octobre 2009 at 12:09

  4. Les idiotæ de Bolz sont les gens prisonniers de la doxa, ou encore les étudiants de Master qui rédigent Wikipedia, alors que les encyclopédies papiers sont rédigées par des Nobel. Perte de signal… mais de « nouveaux philosophes » peuvent faire décoller cela…

    Escape

    23 octobre 2009 at 08:12

  5. Voir aussi (12/11/2009) :
    Internet, un luxe
    liberté d’expression, censure Internet, Web
    null

    Internet n’évadera personne ; mais nous pouvons y propager l’envie d’évasion.
    Il ne remplacera jamais les liens humains directs ; mais il peut servir à nous relier.

    Internet est un outil sans frontières autres que celles qu’on porte en soi.

    Laurent l'un

    12 novembre 2009 at 14:53


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