anarchie pour l'évangile !

Un, deux, trois, Soleil !

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On associe fréquemment anarchisme et liberté.

Toute liberté ne s’exerce sur terre que dans les limites naturelles de la naissance et la mort.

Nous sommes gouvernés par les saisons, par les vents, par la vitesse de rotation de la terre, du soleil, par la nécessité de respirer, première nourriture, de boire et de manger.
Nous sommes tributaires des 3 états de la matière, gazeux, liquide et solide et de leur équilibre dans nos organismes tant qu’en dehors.

Plongés dans un univers physique cohérent, emportés par le courant impétueux des jours, nous rêvons souvent d’une liberté que nous ne produisons pas.

La libération fondamentale consiste, me semble-t-il, à nous délivrer de l’obscurité que l’ombre du je, projette du fond de nos âmes sur l’écran de nos esprits.

Beaucoup de dégâts sont liés au mouvement, au fait que rien n’est stable, surtout pas nos existences fugaces qui peuvent basculer chaque instant dans le vide, le néant, la dissolution physique ou psychique.

Ceci est très mal ressenti et source de gros problèmes.
Regardons nous vivre, combien d’apaisés, d’heureux, de souriants ?

L’angoisse de la mort conduit la majorité des hommes à ériger des murs entre eux et la vie
La mort et la vie manifestent, sous un double aspect, l’unité.

Nos murs sont d’avoirs, nous entassons entre l’inéluctable et nous des tonnes d’inutile.
Faux savoir, argent, pouvoir confèrent un sentiment d’existence factice que la mort balaie d’un geste.

Bien évidemment dans cette soupe aucune liberté ne surnage, le lâcher prise n’est pas de mise, trop d’angoisses, trop de peur, trop d’ignorance obscurcissent l’horizon mystérieux de l’au-delà de de nos jours.

Ainsi, nous, embarqués sur le navire que nous dépeçons nous voguons sur l’océan universel.
Va falloir apprendre à nager.

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L’intrusion du je, sépare ce qui est unit, c’est la conséquence de toute individuation, de toute naissance.

Si nous parvenons, au lieu de nous situer linéairement entre deux pôles, (naissance et mort, bien et mal, chef pas chef), à établir une relation trinitaire incluant et les opposés et notre participation vivante, nous nous dégagerons des entraves de la dualité.

Libéré de la lutte et des conflits, libérés des quêtes la relation trinitaire s’équilibrera au cours du temps et notre position en son sein deviendra idéale.
Pour ce faire il est indispensable d’accepter la part d’ombre autant que la part de lumière, unique possibilité de quitter le duel épuisant que se livrent depuis l’aube des temps, les extrêmes dans l’arène de nos existences.

Si d’aventure nous réussissons à établir une relation équilibrée entre les opposés apparents, bien mal, vie mort, nous devenons part de cette trinité.

La trinité enchâsse le point d’équilibre entre l’univers et chacun de nous, individuellement, tant que collectivement.

Si d’aventures nous réussissons intérieurement à fusionner les extrêmes, nous transiterons de la trinité à l’unité.
Un arc permet de passer de l’un à l’autre, directement, sans arrêt pipi à la station dualité, station des douleurs et des luttes.

La liberté réside dans le dépassement des conflits inhérents à notre nature.
Elle réside dans la fusion des opposées qui débouche sur l’un.

Issus de l’un nous souffrons dans le deux pour y mourir et renaitre jusqu’à ce que nous passions au trois.

Jusqu’à ce que nous fassions connaissance, ami-ami, de notre vivant avec l’unité première, l’éternel, masculin et féminin, ni masculin ni féminin, bon et mauvais, ni bon ni mauvais, eternel et contingent, ni eternel ni contingent.

La trinité transfigure la création.
Elle nous révèle son véritable visage.

L’union des opposés ne se réduit pas à leur simple juxtaposition, elle induit une profonde transformation intérieure et produit une haute, grande forte et bonne énergie.

Toutes choses semblables nous apparaissent différentes.

La mort n’est plus la mort, le mal n’est plus le mal, l’ennemi n’est plus l’ennemi.
Comme si s’ouvraient en nous les portes du royaume.

Sublime découverte, continents intérieurs bruts, fleuves de soie, fleurs de connaissances, oiseaux de paradis,
Lorsque nous débarquerons enfin sur nos rivages internes, nous percevrons enfin la richesse folle de l’univers qui nous berce.

C’est en ouvrant, par notre liaison trinitaire au monde, les portes du royaume, que le ciel deviendra présent sur terre.
Ceci nous permettra de tout transformer pour notre plus grand bien et celui de notre barque.

Du trois nous regagnons le un, plus besoin d’accumuler, plus besoin de se battre, plus besoin de mourir, c’est déjà fait.

La question du gouvernement et de l’anarchie ne se poserait plus dans les mêmes termes à ceux qui auraient transité par ces étapes.
Un tel gouvernement mondial se passerait de violences, d’armes, il établirait la paix mondiale, la liberté sociale, le partage fraternel et servirait l’individu sans l’oppresser.
Il équilibrerait le communautaire et l’individuel, l’un servant l’autre, l’autreservant l’un pour le plus grand bienfait de l’ensembles et de ses parties, c’est-à-dire nous, vous, tu, soi, eux.

Des civilisations éclairées ne connaitraient pas ce problème de domination, tant de misère, de guerres et d’armement.

La question de l’anarchie ne se poserait pas.

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L’anarchie se moule sur ce qu’elle refuse.
S’impriment donc en négatif dans ses théories de nouveaux problèmes car l’homme est homme.

L’anarchie appartient au pays de la souffrance.
Elle se propose d’apporter une solution, elle est donc à l’instar de la plupart des ismes, indirectement le fruit des problèmes qu’elle envisage de résoudre..
L’anarchie est réaction.
D’un excès de religion elle passe à la négation, au refus du divin, d’un excès de gouvernance elle passe à l’absence de dirigeants négligeant un aspect naturel à tout groupe.

Elle rejoint pourtant le christ.
Son modèle repose sur l’éveil, la liberté et l’auto-gouvernance en prise directe avec une conscience digne de ce nom..
Nul besoin de maître lorsque la lumière relie les consciences.
Nul besoin de gardien lorsque personne ne vole car tout le monde partage.

Cela n’implique cependant pas la disparition de l’organisation sociale ni celle des rapports hiérarchiques nécessaires au maintient des structures communautaires vitales, et indispensables à la création de celles qui feront du bruyant carnage dans lequel nous pataugeons encore, un monde ludique, agréable, intelligent, souriant et apaisé, consolé

Ce n’est pas temps la structure qui importe que l’sprit qui y coule et c’est cet esprit, sa nature, sa qualité que chacun en soi se doit d’essayer d’améliorer.

Sur terre, le christ ne propose pas autre chose mais son royaume n’est pas de ce monde et c’est bien dommage pour nous tous je pense.
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Ni dieu ni maitre est sans doute un bon slogan dans le combat, ce n’en est plus un lorsqu’il s’agit d’établir la paix car la paix n’est pas un combat.

L’amour ne combat pas, il existe.

Le couple maitre esclave, patron ouvrier, dominant dominé, employeur employé se forme dans tout groupement humain vaguement organisé.
D’autres groupes coiffent des sous-groupes avec parfois effet de feed-back, droit de véto.

Cette organisation permet à la communauté d’accéder à une autre page de son histoire, de progresser.

Il y redistribution des bénéfices liés à l’évolution en dépit de l’accaparement monstrueusement criminel, par quelques uns, de la grande partie des biens de ce monde.

Il y a redistribution des bénéfices car ces derniers ne sont pas que matériels et financiers.
Nos sociétés évoluent ainsi que se poursuit l’aventure christique.
Nous franchissons des étapes et ce bénéfice là n’est pas le moindre et touche la plupart d’entre-nous, c’est le meilleur salaire.

La transformation globale passe inévitablement par nos multiples transformations individuelles.

La pression de ce début de siècle nous convie à rassembler nos efforts pour passer socialement du deux au trois, de la lutte à l’équilibre.

Dans le cadre de l’équilibre, la question du gouvernement ne se pose plus.
Les dirigeants deviennent de vrais serviteurs, honnêtes et bienveillants, peu de règles mais les bonnes, beaucoup de liberté pas de mauvaises.

Dans le cadre de l’équilibre, l’argent devient un simple outilil ne rapporte rien, il réintègre sa place, étalon de mesure facilitant l’échange de biens de nature différentes.

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Dans l’état d’équilibre la dynamique est assurée par la relation de directe à l’unité.
L’un contient la trinité, car l’unité divine est une, bien et mal, vie et mort.
L’un englobant la dualité produit le trois.

La trinité ramène à l’unité par la fusion des deux autres éléments dans le troisième.

L’opération consiste donc à se considérer membre de la trinité, à se hisser par l’amour au niveau ternaire, à quitter la prison de la dualité de son vivant.

L’univers ne se vit pas en dehors de nous.

Nous accouchons du monde de nos esprits ouvragés par l’esprit.
Sous le souffle de l’éternel, sur le brasier de l’univers, dans la forge de nos âmes.

Après avoir rejoint la trinité,la seconde partie, consiste à rapprocher en soi les opposés, jusqu’à ce qu’ils se réunissent sans pour autant se mélanger ni se confondre.

Ainsi de l’un l’on contemple le deux, du ciel on voit les hommes se débattre battre et combattre et de la terre, on peine avec eux, espérant parfois apporter un peu de pain.

La mort vidée de son opacité, le ciel limpide et transparent, les questions de partage, de crainte, de je, d’oppression, de pillage ne se poseront plus.

Je ne perçois pas d’autres issue qu’un bouleversement total de notre être profond, une mutation de nos consciences, un élargissement de notre champ intérieur brut.
Ce radical « supplément d’âme » plébiscité par Bergson se doit d’advenir.

Un seuil se doit d’être franchit, un seuil intérieur qui ouvre sur la concorde et la profondeur de nos âmes, sur la joie de vivre et de partager, sur celle d’aimer et de recommencer..

En posant le pied sur la lune, en jouant avec les forces élémentaires, l’homme a déjà franchit ce seuil.
A l’extérieur de lui-même cependant

Le risque de chuter dans le vide, d’écroulement des structures sociales, de changements climatiques suite à l’ hyper activité externe, d’insuffisance en eau, de déficit alimentaire, d’effondrement économique indique que nous ne pouvons poursuivre dans cette voie.
Si nous n’évoluons pas intérieurement aussi profondément que nous nous sommes aventurés au dehors nous n’équilibrerons pas notre relation à la création .

Cela correspond à une véritable révolution spirituelle et sociale, une convergence des esprits vers l’amour de l’autre et l’intérieur de soi.

L’intérieur de soi communique avec le grand esprit qui nous relie tous, nous contient tous.
Ainsi l’intérieur de soi ouvre une fenêtre bien réelle sur l’autre et le monde.

All you need is love.

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Laurent lautre

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