anarchie pour l'évangile !

Désobéir à l’injustice est la loi de l’homme libre

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François Vaillant sera jugé le 21 septembre par le tribunal correctionnel de Rouen (13 h 15, 4e chambre) pour avoir refusé un prélèvement ADN. Son interpellation faisait suite à un barbouillage de panneaux publicitaires avec les Déboulonneurs.


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Une lettre de François Vaillant

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Je passe en procès pour avoir refusé de donner mon empreinte ADN à la police. Ce procès aura lieu au Palais de Justice de Rouen le lundi 21 septembre 2009, à 13h15, 4° Chambre. 
Le soir, une soirée-débat, organisée avec le soutien d’une vingtaine d’organisations, dont Le MANet les Verts dont je suis membre, aura lieu à 20h30 à la Halle aux Toiles. Les témoins à mon procès et mon avocat y prendront la parole. 
Témoins : Marie-Christine Blandin, sénatrice, ex-présidente de la région Nord Pas-de-Calais. Jean-Marie Muller, écrivain et militant de la non-violence, Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature 
Avocat : François Roux 
NB : Pour aider aux frais de justice qui s’élèveront à environ 3.500 €, merci d’envoyer votre don à : MAN, Centre 308, 82, rue Jeanne d’Arc, 76000 Rouen. Chèque à l’ordre de MAN Normandie.

Pourquoi j’entre à nouveau en désobéissance civile ?



La Justice de mon pays en a décidé ainsi : je vais à nouveau être jugé le 21 septembre 2009 par le tribunal correctionnel de Rouen car j’ai refusé en 2008 que la police prélève mon empreinte ADN. Je risque 1 an de prison et 15.000 € d’amende. Jusqu’à maintenant, les désobéisseurs de mon espèce, soit ont été condamnés à une peine de prison de quelques mois avec sursis et/ou à une amende de quelques centaines d’euros, soit ont été relaxés. 

Pourquoi suis-je ainsi convoqué à nouveau procès ? Parce que je fus condamné au pénal – à une amende de 1 € – à la suite de mon procès de mai 2007 que le Parquet m’avait intenté parce que j’avais barbouillé en toute non-violence des panneaux publicitaires dans le cadre de mes activités au sein du Collectif des déboulonneurs. Or une loi spécifie que tout condamné au pénal est dans l’obligation d’accepter qu’on lui prélève son empreinte génétique qui sera ensuite placée dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). 

Pourquoi j’entre à nouveau en désobéissance civile ? Parce que je refuse que mon ADN soit fiché comme si j’étais un criminel, un violeur ou un auteur d’acte de torture. 

L’article 706-55 du code pénal spécifie que l’ADN doit être prélevé quand un citoyen a commis les infractions suivantes : « les crimes contre l’humanité et les crimes et délits d’atteinte aux personnes, de trafic de stupéfiants, de traite des êtres humains, de proxénétisme, (…) et les crimes et délits de vols, d’extorsion, d’escroqueries, de destructions, de dégradations, (…), et les atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation, les actes de terrorisme, la fausse monnaie et l’association de malfaiteurs ». Je fus condamné il y deux ans à une amende de 1 €, pour dégradation légère (sic) après que le procureur eut dit à l’audience que j’étais un honnête homme (sic) et avoir demandé la dispense de peine ! 

La loi sur le prélèvement ADN est donc mal fagotée : elle met dans le même sac les auteurs de crimes, les violeurs et les auteurs de toutes dégradations. Quel lien existe-t-il entre la destruction d’un train de marchandises, la pollution au mercure d’une rivière et un simple barbouillage de panneaux publicitaires qui, lui, est qualifié de « dégradation légère » (sic) par tous les tribunaux qui ont eu à juger des barbouillages de joyeux barbouilleurs ? J’avoue ne pas comprendre ! 

En dehors de mon cas personnel, il me semble utile et nécessaire de combattre l’existence actuelle du FNAEG. Autant j’en admets l’existence pour les criminels, violeurs et auteurs d’actes de torture condamnés après un procès, autant ce fichier, tel qu’il est conçu actuellement, est dangereux pour la sécurité des citoyens. La police a déjà réussi l’exploit d’obtenir et de mettre plus d’un million d’empreintes génétiques dans le FNAEG. La volonté non encore affichée de certains de nos dirigeants est probablement que tous les citoyens y aient leur empreinte ADN. Des commissariats marchent au chiffre, au rendement, primes à l’appui ! Les cas aberrants de prélèvement abusif se comptent actuellement par milliers, comme par exemple celui d’une dame qui avait accepté par civisme de se porter témoin d’un accident de la circulation auquel elle était totalement étrangère. Toute empreinte mise dans le FNAEG est destinée à y rester 40 ans, dit la loi. 

Il faut se demander si certains de nos dirigeants ne se prennent pas pour une divinité toute-puissante qui prétendrait savoir tout sur tout le monde. Car, ne l’oublions pas, une empreinte ADN détermine pour toute personne ses caractéristiques organiques, morphologiques et pathologiques.

Pourquoi le FNAEG est-il intrinsèquement dangereux et pervers ? Il y a toujours malheureusement en France 20 % de la population adeptes des idées du Front national. Qu’est-ce qui peut nous garantir qu’un gouvernement du type Vichy ne reviendrait pas au pouvoir dans quelques années ? Quelle aubaine serait alors le FNAEG pour ce pouvoir pour discriminer telle ou telle population ! Les trains qui sont partis vers les camps de concentration renfermaient des personnes qui avaient été abusivement fichées. 

Toutes ces raisons m’incitent à dénoncer l’actuel FNAEG, et à critiquer la loi qui l’autorise. N’avons-nous pas là un commun combat non-violent à engager avec détermination pour défendre et protéger nos communes libertés ? 

Mon avocat, le 21 septembre à Rouen, sera François Roux. Ce procès sera le procès politique d’un désobéisseur. Il y a de la joie dans l’air ! 

François Vaillant
Rédacteur en chef de la revue de recherche Alternatives Non-Violentes

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– Une façon désarmante, élégante et marquante de soutenir François Vaillant pourrait être de se retrouver devant le Tribunal de Rouen

en DRAPEAUX BLANCS

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Voir également sur ce site :

– Le retour de la désobéissance civile

– Le mensonge sur le mensonge (la “pub”)

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4 Réponses

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  1. Je me nomme Henri Tarte et je suis né à Namur le sept mai mille neuf cent septante-deux.Je suis orphelin de père depuis l’age de 22 ans.Mon père Arsène Tarte est parti dans sa septante-quatrième année.Ma mère Christiane Gueulette est vingt et un ans plus jeune que mon père.Mes parents étaient agriculteurs dans le domaine familial de la ferme de belle-eau à Bossière Saint-Gérard dans la commune de Mettet.Quand j’était enfant, je rêvais (et non sans talents) de devenir un grand peintre.D’ailleurs,le peintre Félicien Rops était pour ainsi dire un voisin.Yvonne,(la compagne du garde chasse de mon père) travaillait pour le docteur Paulus de Chatelet qui était ami avec René Magritte.J ai toujours été baigné dans une ambiance « artistique ».Mon oncle Victor (dernier bourgmestre de Malonne) peignait lui aussi.Mon père chantait et faisait du théâtre.Tandis que mon oncle Albert était violonniste.Adolescent,je me suis naturellement tourné vers des études artistiques à l’I.A.T.A où j’ai appris la conception et restauration de meubles anciens et le garnissage.A la fin de mes études,j’ai travaillé comme indépendant en tant que déléguer commercial.Ensuite ,j’ai travaillé comme peintre en bâtiment pour le compte d’un ami et de temps en temps je faisais des interims en tant que merchandiser.Vers la fin des années nonante,j’avais aménagé une discothèque dans la grange de la ferme familial où j’avais peint un grand Jim Morrison de cinq mètres de haut et un grand Bob Marley de plus ou moins la même taille.Mes soirées avaient du succès,et souvent je prêtais la grange pour organiser des parcours d obstacles pour chevaux au profit des hussards de la marche Saint-Nicolas de Maison Saint-Gérard (pour financer la location du chariot des enfants).Aussi,j’organisais des tirs aux clays en association avec le président des chasses de bossière.Je me souviens d’un autocollant qui était sur le réfrigérateur de la cuisine de ma sœur qui avait une ferme en bio-dynamie, et ça disait : « La bonne volonté est un pont qui unit les Hommes ».Je crois que ça résume bien ma philosophie dans l ensemble.Lorsque j habitais dans la ferme de belle-eau ,nous avions un grand étang alimenté par de l’eau de source où nous allions souvent nager quand le temps le permettait et où tout le monde était le bienvenu.J ai d’excellents souvenirs de cette époque,où chacun et chacune y allait de sa petite histoire pour refaire le monde.Nous étions heureux et nous nous en doutions.Souvent je faisait de longues ballades avec mon cheval « jovial » jusqu’au lac de Bambois.Ma mère avait une chienne « comète » et les descendants des chats de ma grand-mère qui étaient une bonne vingtaine se chamaillaient sur la cour pour le plus grand plaisir des spectateurs.Toujours vers la fin des années nonante,je suis entré en politique dans le parti « Vivant ».J’étais secrétaire pour la province de Namur et je gérais le canton de Fosse-la-ville,où nous avions réalisé un score de cinq pour cents ce qui me valut les félicitations du président Duchatelet.Dans la foulée de Vivant j’ai rencontré des gens qui étaient assez proche de l’idée que je me fais de la vie.Là ,j’ai eu des contacts avec le milieu libertaire…Après m être informé dans les archives libertaires,je me suis rendu compte que la vérité était cachée au grand public et ce pour maintenir « la stabilité d’un système ».J’en conclu qu’il fallait manifester sa soif de liberté par des actions chocs.Par exemple pour ma dernière campagne élèctorale Vivant sur la commune de Mettet,j’avais réalisé une affiche qui disait ceci : « Entartons les politicards qui nous prennent pour des « cons »votez Tarte ;c’est du gâteau !.Et comme de fait,dès que je voyais une affiche élèctorale avec un visage je l’entartais.Ce qui me valut les foudres des interessés si peu habitué à tant d’humour.Ensuite je me suis fait apostasié,et mon abandon de l église catholique ne fut pas très bien vu par ma mère(très catho).A l’époque,il y avait aussi l’affaire Dutroux et ses dossiers connexes moins connu du grand public, comme les ballets roses.Comme aucun média(à part les libertaires) n’évoquait cette piste,le huit mars deux mille je me suis empressé avec les autres manifestants « d’accueillir » le cortège princier de la joyeuse entrée de Namur avec des balais peints en rose(c’est dire la force symbolique).Ce qui nous valut la confisquation de nos balais par les forces de l ordre ,au mépris total de l’article 19 sur la liberté d’expression de la déclaration universelle des droits de l’Homme ! !Voir mon article sur http://pagesperso-orange.fr/libertaire/archive/2000/227-avr/monarchie.htm Mon intervention citoyenne un peu potache me valut bien des ennuis par la suite.En effet,quelques mois après je m étais rendu à une soirée dans la salle paroissiale « notre tanière » de Bossière.Je me souviens que la soirée s’appelait « l’embuscade » (ça ne s’invente pas).Et qu au cours de cette soirée,j ai eu le malheur de quitter mon verre de bière des yeux pour aller danser.Dès que j ai bu ma bière, j ai commencé à être mal.Je suis rentré chez moi avec ma voiture…j’étais seul et mon malaise s’empirait.Pour tout dire,je pensais que j’allais mourir.J’avais téléphoné à un ami qui avait fait des études de médecine en lui expliquant mes symptômes(ma langue était noire et mes pupilles dilatées).Cherchant de l’aide,je m’étais rendu chez les voisins les plus proches.Arrivé à l’hôpital de Mont-Godinne ,j’avais demandé à ce que l on me fasse une prise de sang pour savoir ce que j avais ingurgité…Ce qui m avait été refusé ? ? ! ! Ensuite,je me suis retrouvé en psychiatrie à l’hôpital Fabiola ? ? ! ! Là on m avait forcé à prendre des pilules qui m emballaient le cœur ? ? ! !Une fois de plus je pensais que j’allais mourir…Après mon séjour à l’hôpital Fabiola,je suis rentré chez moi pensant que les « docteurs » me laisseraient tranquille.Quelques jours plus tard,le médecin de famille à débarqué avec deux policiers en me disant que je n’étais pas « bien » (alors que je me portais comme un charme)tout en m’écrivant un petit mot sur une ordonnance me disant que c’était la chute des feuilles et que j’étais admis à l’hôpital psychiatrique de Saint-Martin ? ? ! !
    Il faut préciser que lorsque j avais organisé la manif des balais roses,le medecin de famille(Jean Denis)avait dit à ma mère que je n’avais pas le droit de manifester contre la royauté ? ? ! !
    Bref,arrivé dans le goulag « psy » de Saint-Martin, on m avais fait (de force) des injections d’aldol qui m abrutissaient et dont les effets secondaires étaient assez violents,forts tremblements des membres et surtout la machoire qui partait toute seule sur le coté comme si elle allait se casser(j’en pleurais de souffrances) ? ? ! !
    J étais dans le service du docteur Jean Hubinon (un vrai fou qui dodelinait de la tête).Je lui avait fait part de mes douleurs,mais il était resté sourd à ma détresse ? ? ! !J étais comme qui dirait dans un Auschwitz grassouillet !
    Il faut préciser que près de l’hôpital il y a une voie ferrée où il y a régulièrement des suicides.Moi même,quand j ai eu ma semi liberté (trente minutes de sorties par jours) j’allais comtempler les trains de très près avec l arrière pensée d’en finir.Mais je suis un trompe-la-mort,et j’ai tenu bon…Ensuite,c’est le docteur Jacques Pietquin qui s’est occupé de « mon cas ».Et sans relâche les policiers venaient me chercher chez moi pour me mettre dans cet enfer où je m’étais rendu compte que finalement la démocratie et les droits de l’Homme on en est loin du compte.Evidemment,de cette période sombre ne sont resté que les bons amis,c’est-à-dire très peu.En deux mille deux ma chère et tendre maman m’a fait convoquer devant le juge de paix de Fosses-la-ville,pour me signifier qu’elle ne voulait plus que j’habite sous son toit(on se sent soutenu).En deux mille trois j’ai donc loué un appartement rue de Bruxelles à Namur.Le propriétaire qui avait un salon de coiffure au rez-de-chaussée me harcelait constamment…il avait un double de la clef de mon appartement et des choses disparaissaient.J avais bien essayé de me plaindre auprès de la police de Namur,mais les policiers m ont ri au nez en voyant mon dossier médical sur leur ordinateur…Je me souviens même qu’ils avaient chanté la chanson de Laurel et Hardy ? ? ! !Jusqu’au jour où Monsieur Desneux(mon propriétaire) est rentré chez moi en m expliquant que mes vitres étaient sales,alors que je venais de les faire…Là dessus,nous nous sommes empoigné et je lui ai expliqué mon intention de partir de ce pays.Les policiers venaient toujours me chercher dans mon appartement et ce sans raison comme d’habitude pour me placer en quarantaine à Saint-Martin ? ? ! !Donc,après l’empoignade avec Monsieur Desneux, j’ai fait mes clic et mes clac et j ai pris le train direction la France avec cent euros en poche.
    J ai voyagé en train dans la France entière,et je l’ai traversée à pied dans sa largeur.Je me nourissais de fruits et de vols à l étalage dans les super marchés.J avais posé mon maigre bagage à Châteauroux dans l’Indre où j’avais planté ma tante près de l hippodrome.Comme je n’avais pas un sous pour manger,j allais faire les poubelles du Mc Donald le soir(il y avait pleins d’hamburgers emballés du jour).J’ai passé l’hiver dehors(moi qui suis frileux)et ce jusqu au mois de mars.De retour en Belgique,instinctivement je me suis rendu dans le chalet que nous avions près de l étang.Quelle ne fut pas ma surprise de voir arrivé deux policiers que ma mère avait depêché sur place.Ne sachant que faire de moi,ils m ont mis à l’abbaye de Brogne à Saint-Gérard.Ensuite,je suis revenu à la ferme pour essayer de discuter avec ma mère…elle m’avait fait souper et après elle m’avais fait dormir sur la paille dans la grange(c’est une femme très douce).Le lendemain les policiers étaient venu me chercher dans la grange pour me conduire à Saint-Martin où l’on m avais réempoisonné à l’aldol…Finalement et sur base d’un avis médical extérieur,ils ont changé mon traitement à l’aldol pour me mettre du risperdal(toujours en injections forcées).Je n’avais plus ces problèmes de machoire,mais j’étais toujours dans un état hypnotique et avec des tremblements.Je suis sorti de l hôpital en février deux mille neuf pour m installer dans une maison communautaire à Dave.J ai expliqué mon histoire au docteur Pierre Lux du centre de guidance,qui était étudiant avec le docteur Pinon(l’investigateur des ballets roses).Le docteur Lux m a déclaré que je n’avais aucun symptôme de schizophrénie et que tout cela pourrait être une cabale(j ai ma petite idée là-dessus et je ne suis pas le seul).
    Pour l’instant,je suis en sevrage de médicaments.
    En résumé,voici mon histoire…

    Fraternellement.

    Henri Tarte.

    henritarte@yahoo.fr

    Tarte

    10 octobre 2009 at 08:26

  2. Cher Henri Tarte.
    Je vous remercie de livrer ici votre long témoignage, que je n’ai pas encore lu intégralement et assez attentivement pour en parler,
    mais quelle vie !

    – « Je suis un trompe-la-mort, et j’ai tenu bon » répondez-vous…
    Bravo l’artiste.

    Laurent l'un

    11 octobre 2009 at 16:50

  3. Henri, quelque chose me dit très fortement que vous dites la vérité, et non seulement je vous fais confiance mais je suis de tout coeur avec vous. De telles cabales existent bel et bien, et quand on a le malheur d’avoir été catalogué anormal, on a bien du mal à s’en remettre, si même cela est possible !

    Escape

    11 octobre 2009 at 21:44

  4. Merci Laurent l’un, merci Escape, votre soutien me fait chaud au coeur. Voici un petit cadeau pour vous.
    C’est un extrait tiré de la « Lettre à l’acteur inconnu » de Chiquet Mawet…

    Nous naissons tous dotés
    de la volonté de vivre.

    Comme le reste, cette volonté-là est plus ou moins puissante. Au cours de l’existence, elle peut prospérer ou s’étioler selon les circonstances, s’éteindre ou résister et se nourrir de ses propres défaites. La lucidité n’est pas un bon terreau pour elle, mais il y a des tempéraments qui y survivent. Je dirai qu’il y a des tempéraments croyants et par cet attribut, je désigne non pas une conviction religieuse au sens commun du terme, mais ceux qui vivent la vie comme si elle avait une quelconque importance, comme ce qu’ils faisaient maintenant allait se réfléchir dans ce que sera demain et que ce demain-là peut attendre tapi à quelques années lumière. Je pense pouvoir dire que je suis de ceux-là.

    Tarte

    12 octobre 2009 at 20:27


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