anarchie pour l'évangile !

parler sans bruit

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Si tu peux,

retrouve dans le silence le même mot qui emplit tout, et dans tes mots, ce silence qui vibre.

Et qu’ainsi,

quoi que tu dises,

tout soit dit

dans un effacement.

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Written by Observatoire situationniste

23 septembre 2009 à 17:22

9 Réponses

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  1. Je m’efface
    et JE surgit

    souldigg

    24 septembre 2009 at 19:50

  2. Oui.

    Laurent l'un

    24 septembre 2009 at 19:53

  3. « Ma règle à moi est d’utiliser seulement les mots qui peuvent améliorer le silence » Eduardo Galeano

    lungtazen

    29 septembre 2009 at 06:13

  4. Bonjour lungtazen!
    Et un grand merci à la fois pour cette belle règle, et pour me rappeler Eduardo Galeano, qui a si bien su décrire « les veines sanglantes » de notre « humanité ».

    Deux extraits de « L’ENSEIGNEMENT DE LA PEUR » :

    1) Le pouvoir coupe et recoupe la mauvaise herbe, mais il ne peut pas attaquer la racine sans attenter à sa propre vie. On condamne le criminel, et non la machine qui le fabrique, tout comme on condamne le drogué, et non le mode de vie qui crée la nécessité du soulagement chimique et son illusion de fuite. Ainsi exonère-t-on de sa responsabilité un ordre social qui jette toujours plus de gens dans les rues et les prisons, et qui génère toujours plus de désespoir. La loi ressemble à une toile d’araignée faite pour attraper des mouches et d’autres insectes minuscules, et non pour barrer la route aux grosses bêtes, a constaté Daniel Drew. Il y a plus d’un siècle, José Hernandez, le poète, avait comparé la loi au couteau, qui jamais n’offense celui qui le manie. Mais les discours officiels invoquent la loi comme si elle régissait tout le monde, et pas uniquement les malheureux qui ne peuvent y échapper. Les délinquants pauvres sont les méchants du film ; les délinquants riches écrivent le scénario et dirigent les acteurs.

    2) La peur globale

    Ceux qui travaillent ont peur de perdre leur travail.
    Ceux qui ne travaillent pas ont peur de ne trouver aucun travail.
    Celui qui n’a pas peur de la faim a peur de ce qu’il mange.
    Les automobilistes ont peur des embouteillages et les piétons ont peur d’être renversés.
    La démocratie a peur de se souvenir et le langage a peur de dire.
    Les civils ont peur des militaires, les militaires ont peur de manquer d’armes, les armes ont peur de manquer de guerres.
    C’est le temps de la peur.
    Peur de la femme vis-à-vis de la violence de l’homme, et peur de l’homme vis-à-vis de la femme sans peur.
    Peur des voleurs, peur de la police.
    Peur de la porte sans serrure, du temps sans montres, de l’enfant sans télévision, de la nuit sans pilules pour dormir et peur du jour sans pilules pour se réveiller.
    Peur de la foule, peur de la solitude, peur de ce qui fut et de ce qui peut être, peur de mourir, peur de vivre.

    Laurent l'un

    29 septembre 2009 at 13:28

  5. Comme disait le philosophe chinois Tchouang-tseu :

    « Petit voleur va en prison,
    Grand voleur est prince feudataire. »

    Escape

    29 septembre 2009 at 17:07

  6. Merci aussi Escape pour cette citation qui montre qu’hélas, l’injustice est mise en loi depuis longtemps…

    (Tchouang-tseu ou Zhuangzi (trad : 莊子 ; simp : 荘子 ou 庄子 ; pinyin: zhuāng zǐ, EFEO: tchouang-tseu, « Maître Zhuang »), est un penseur chinois du IVe siècle av. J.-C – Wikipedia)

    Laurent l'un

    29 septembre 2009 at 17:23

  7. Le silence n’est pas le tombeau de la parole, pas plus que la parole n’est la mort du silence.

    Tous deux coexistent en permanence.

    Un silence éloquent pour une parole qui s’inscrit entre les mots.

    Du silence provient la parole qui produit le silence.

    De la parole provient le sens qui nous renseigne sur la nature du silence.

    Sans parole, comment identifier l’existence du silence?

    Le silence n’est-il que l’absence totale de sons et, dans ce cas, est-il perceptible?

    Et s’il devient perceptible, peut-on encore le nommer silence?

    Le silence engendre la parole et la parole prête vie au silence.

    L’un ne va jamais sans l’autre.

    Laurent lautre

    laurent lautre

    29 septembre 2009 at 22:47

  8. Le silence étant la norme de la parole
    à quoi sert encore de parler

    Cependant
    la matière étant la norme du silence
    la Mère nous parle chaque fois qu’elle Est

    Et c’est manifeste
    elle a parfois des arguments de poids

    Escape

    30 septembre 2009 at 13:38

  9. Escape, ton commentaire avait été placé – sans raison compréhensible – en « attente d’approbation »,
    désolé pour tes essais…
    et merci pour ta (réflexion) dialectique.

    Rebond :
    « Ce qui sur terre est sans poids est
    – sans voie »

    disent aussi les anges des Dialogues avec l’ange.

    Laurent l'un

    30 septembre 2009 at 13:44


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