anarchie pour l'évangile !

La foi d’Abraham !

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Abram (« père puissant »), surnommé par la suite Abraham (« père d’une multitude de nations », ou selon l’akkadien : « aimant le Père »).

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L’Aïd El-Kebir a débuté vendredi 27 novembre pour les musulmans de France. La plus importante fête de l’Islam commémore le sacrifice d’Abraham qui était prêt à égorger son fils Ismaël sur l’ordre d’Allah. Dieu, ayant constaté son obéissance, a arrêté son bras et lui a donné un mouton à égorger à la place.

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La foi d’Abraham, ou confiance absolue en Dieu, est notre Héritage commun…

… Cependant :

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Luc 3/8 :

Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes,

Nous avons Abraham pour père !

Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

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Written by Observatoire situationniste

28 novembre 2009 à 05:51

8 Réponses

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  1. Dieu étant amour envers l’Homme, désirant que l’Homme évolue pour retrouver sa Divinité en lui-même, je ne pense pas qu’Il ait demandé un sacrifice à Abraham ou à quiconque, pour que l’Homme lui prouve sa croyance et confiance en Lui.
    Cela serait contraire à ce qu’Il a donné à l’Homme : son libre-arbtire. Et contraire à sa patience, sa miséricorde, ses rappels incessant au changement, contraire aux dons qu’Il nous fit et contraire à l’alliance donnée après Noé sous par l’arc-en-ciel. « Chaque fois que je verrai l’arc en ciel dit Dieu je me souviendrai de mon alliance, de ma promesse et je ne viendrai plus engloutir la terre. » L’Homme également se rappelle cette promesse. Promesse pour encourager celui-ci à toujours aller plus haut, mais pas à punir, bannir, sacrifier, tuer, juger… Ces faits négatifs sont malheureusement le fait des Hommes et de leur mauvaise interprétation ou de leur éloignement de Dieu en eux-mêmes.
    Dieu ne fait jamais la morale ni ne nous juge. Il démontre pour qu’on comprenne et réfléchisse. Dans ce sens le sacrifice d’Abraham devient caduque !!

    Assunta

    28 novembre 2009 at 12:59

  2. Par l’Arc en Ciel Dieu affirme qu’il ne détruira plus ni chair, ni créature, ni la Terre. Cela dit bien que si cela arrivait par la suite (tuer, punir, condamner, sacrifier) ce serait le seul fait de l’Homme.
    L’Homme par le sacrifice d’Abraham a voulu démontrer un Dieu à son image alors que c’est lui l’Homme qui doit redevenir à l’Image de Dieu.

    Assunta

    28 novembre 2009 at 13:06

  3. Chère Assunta,
    C’est « Crainte et tremblement » de l’existentialiste Sören Kierkegaard qui m’a fait comprendre le sens du geste d’Abraham.
    Ce n’est plus la raison ni l’éthique qui fondent un tel commandement, c’est la foi seule. Et l’état de celui qui doit faire face à un tel commandement qui nie tout ce qui existait précédemment, est caractérisé par la crainte et le tremblement. Ce fut l’état d’Abraham dont le chapitre 22 du livre de la Genèse décrit son périple vers le pays de Moryah : il est plongé dans l’angoisse, le silence et la solitude. On aura remarqué dans le chapitre III de ce livre que le patriarche ne dit mot au cours de cette longue marche de trois jours ; c’est son fils qui, le premier, rompt un silence pesant en signalant l’absence du mouton pour le sacrifice. Le père répond affectueusement en disant mon fils (béni) sans que cela ne parvienne à le tirer de son douloureux état.
    Un homme, seul, marchant vers son destin : va-t-il garder un espoir de survie grâce à sa descendance ou va-t-il, de sa propre main, s’en priver pour toujours ? Dans les chapitres précédant celui de la ligature d’Isaac (ch. 22) Dieu lui a maintes fois promis que sa descendance serait aussi nombreuse que les étoiles du firmament ou que le sable sur les rives des mers ; que ses enfants s’établiraient pour toujours en terre de Canaan. Mais si Isaac était mis à mort que vaudraient toutes ces assurances divines ? On peut penser que la foi d’Abraham prêtait au dessein divin des ressources miraculeuses. : ressusciter Isaac, par exemple.… Mais sans aucune assurance ni aucune garantie. C’est peut-être le sens de cette mise à l’épreuve d’Abraham : manifester concrètement son abandon confiant à Dieu, sans retenue, sans condition, sans précaution d’aucune sorte. Même au risque de détruire tous les projets, toutes les attentes, tous les espoirs. Un amour de Dieu confinant à la néantisation de l’individu. Il apparaît clairement, dans ce cas, que la foi d’Abraham, telle qu’exigée par Dieu, n’est ni commune ni ordinaire. Cette divinité ne dicte pas une règle de vie, elle ne dit pas comment penser le vrai ni faire le bien. Elle ordonne un acte qui est tout sauf anodin et dont l’accomplissement renverse toutes les règles éthiques établies. Le destinataire est sans défense. Sa seule protection, son unique justification, est la foi.
    L’amour que l’on porte à Dieu est-il au dessus de tout le reste, prime-t-il toutes les autres formes d’amour, en l’occurrence l’amour d’un père, Abraham, pour un fils, Isaac ? La réponse ne fait pas de doute car il existe un devoir absolu – envers Dieu…
    Telle est la Balise Abrahamique.

    Laurent l'un

    29 novembre 2009 at 08:02

  4. Il est écrit : « On peut penser que la foi d’Abraham prêtait au dessein divin des ressources miraculeuses. : ressusciter Isaac, par exemple.… Mais sans aucune assurance ni aucune garantie. C’est peut-être le sens de cette mise à l’épreuve d’Abraham : manifester concrètement son abandon confiant à Dieu, sans retenue, sans condition, sans précaution d’aucune sorte.  »
    Oui peut-être Dieu lui a-t-il demandé qu’il ai confiance absolue en LUi et Abraham en a-til conclu que sacrifier son fils était prouver son amour pour Dieu. Peut-être. Mais ce qui est sûr c’est que Dieu n’a jamais demandé un tel acte sanguinaire c’est clair. C’est l’interprétation d’Abraham et l’époque qui s’y prête aussi puisque des sacrifices humains étaient réalisés à ce moment-là mais Dieu demandait aux Hébreux de ne pas suivre cette voie, mais la Sienne.

    Assunta

    29 novembre 2009 at 11:50

  5. Je crois à la Demande de Dieu, et j’y crois rationnellement, et non à travers un crédo, n’en ayant aucun.
    Pour moi, Abraham, Job… tous les prophètes « majeurs » ont simultanément une dimension symbolique universelle ; et leurs relations à Dieu de même.
    Le sacrifice demandé par Dieu est atroce, c’est le pire qu’on puisse concevoir, cela dépasse toute morale, tout sens humain du bien : c’est voulu.
    Si Dieu évidemment avait demandé à Abraham un petit sacrifice pas trop méchant, un petit mensonge par exemple, où serait le symbole, la Balise de la foi absolue en l’Absolu ?
    Ce n’est pas « soit-disant » qu’il n’y a pas sacrifice réel ; Dieu n’a pas l’Intention de laisser faire Abraham, mais bien d’éprouver sa foi – qui deviendra ainsi le symbole de toute soumission – à Dieu.

    Laurent l'un

    29 novembre 2009 at 23:45

  6. Salut Assunta

    Bible, coran, tao te king, yi-king, évangile, tout ce que l’on nomme parole de l’éternel n’est en fait qu’écriture d’homme.
    Même si, par endroit, cette écriture peut se réclamer d’une inspiration divine profonde sincère et réelle, ce n’est jamais qu’écriture humaine et non parole divine.

    Je vois dans l’épisode d’Abraham l’édit signifiant la fin des sacrifices humains, courants dans l’antiquité.

    Si l’éternel existe, il est pour nous, avant tout subjectif et intérieur.

    Ainsi, très souvent, ce que nous nommons dieu n’est guère qu’une projection de nos phantasmes sur la toile de notre imaginaire.
    Cela correspond davantage à une position spirituelle précise en un instant précis de l’humanité, qu’à la réalité du divin qui est simultanément toutes les réalités passées, présentes et à venir.

    Ce que l’éternel laisse percevoir de sa nature dépend avant tout de ce que nous sommes capables d’en saisir

    Il fut un temps où les religieux mesuraient, l’éternel à l’aune de leurs craintes et de leur ignorance.
    Cruel, exigeant, coléreux, jaloux, destructeur.
    D’où ce besoin de l’apaiser.

    Noé et Abraham sont deux repères forts dans l’ancien testament.

    Rien ne dit effectivement que l’éternel ait exigé un quelconque sacrifice, sinon les écrits des copistes.
    Nulle part il n’est consigné que l’éternel demande à Abel et Caïn une quelconque offrande.

    A-t-on introduit dans les écritures l’histoire d’Isaac et de son père afin de signifier la fin des offrandes humaines ?

    Remarque, tout cela est bien ficelé !

    Ce n’est pas un homme, un prêtre, un roi, un puissant qui interrompt les sanglants présents destinés à s’attirer les grâces du dieu mais bien l’éternel qui, à travers la main de l’ange, arrête le bras d’Abraham.
    Ainsi ce geste signe un nouveau décret divin que l’on retrouve dans le décalogue.
    Tu ne tueras point !

    Je crois que les militaires ont du sauter cet article, le sixième en l’occurrence.
    Faudra leur signaler et leur demander comment ils s’arrangent avec leur conscience, ça peut rendre service !

    Dans le même temps on affirme la nécessité d’une foi absolue allant jusqu’à l’absurde, jusqu’au seuil crime !

    Jusqu’au seuil, car l’éternel ne contraint personne à ce qu’il prohibe.

    Cette non-contradiction implique qu’aucune justification religieuse, idéologique, politique, ne disculpe le meurtrier.

    Difficile de tuer au nom de dieu alors qu’est expressément consigné sur les tables de la loi, l’interdit du crime.

    Pour Abraham, la foi et l’obéissance débouchent sur la libération, sur la cessation de l’abomination

    Il existe une analogie entre le sacrifice d’Isaac et le christ.
    Deux pères offrent l’enfant qu’ils chérissent en pâture.
    Abraham se résigne à offrir le sien à l’éternel et l’éternel fait don du christ à l’humanité
    Les deux par amour.
    Un homme par amour de l’éternel et l’éternel par amour de tous.

    Le premier sonne le glas des sacrifices humains, le second celui de la mort.
    Dans les deux cas on échappe à la mort.
    Dans le premier, ce n’est qu’un sursis.
    Dans le second, la délivrance devient définitive grâce à la résurrection.

    Le sacrifice apparaît dès Abel et Caïn.
    Chassés du paradis, les enfants du premier couple tentent de gagner les faveurs de l’éternel.

    Au paradis, point de sacrifices.
    L’éternel siège visible au cœur de sa création
    Nulle nécessité de l’amadouer.
    Nul besoin d’essayer de l’atteindre par l’odeur d’un rôti ou celle de céréales se consumant dans un bol.

    L’offrande sacrificielle devient nécessaire hors du paradis.
    Elle est la marque de l’exil, celle de l’éloignement que l’on essaie de réduire par des présents.

    Du double sacrifice d’Abel et de Caïn jaillit la jalousie.
    Avec la jalousie, le meurtre.
    Le meurtre prend sa source au pied de l’autel chargé de victuailles et d’encens.

    En cours de cérémonie, le prêtre se décharge de l’acte de tuer, à travers l’offrande.
    Ce n’est pas l’homme qui a introduit la mort dans l’univers et le besoin de tuer pour vivre.
    L’officiant replace l’acte d’ôter la vie dans les mains du créateur.

    La bible raconte la chute, l’exil, la sortie du paradis.
    Conséquence de la faute dite originelle, source de tous nos maux, boite de pandore judéo-chrétienne.
    Elle affirme que l’éternel désigne sans ambiguïté aucune, l’objet de l’interdit
    De surcroît, afin qu’on ne puisse pas le rater, il le plante, lit-on dans la genèse, au beau milieu du jardin!

    Franchement, il est idiot dieu le père ou il nous prend pour des cons?
    Il ne pouvait pas mieux le planquer son pommier s’il tenait tant à ses pommes?
    Il a bien su, ensuite, enlever l’arbre de la vie, nous laissant nous débrouiller avec la mort.

    St Augustin écrit quelque part que l’ interdit incite à la transgression.
    Je partage cet avis.

    En fait pour moi, ce qu’on appelle péché originel est un cadeau sublime.
    L’éternel nous offre de le connaitre, de devenir à son image.
    D’argile et de souffle, voilà que le golem Adam émerge du néant.
    Le glaiseux est ensuite indirectement invité au banquet de la connaissance du bien et du mal.

    Depuis cet instant, nous dégustons, découvrons.
    Nous progressons, douloureusement certes, mais progressons dans la connaissance du créateur et de la création.

    D’Amon Râ à Baal, de Zeus à Mithra, d’Aton à Wotan, d’Allah à Ganesh la longue liste de ses noms et attributs se décline au fil de l’espace-temps.

    Puis vient le christ, point zéro de notre calendrier mondial.
    Toute la planète fonctionne sur la date approximative de sa naissance.
    Les avions atterrissent tous en 2009, les bourses mondiales règlent leurs horloges sur 2009.
    Jusqu’aux ogives nucléaires, 2009 !
    Toutes les administrations, tous les gouvernements ont adoptés comme point de départ temporel la naissance insignifiante d’un enfant aux parents de condition modeste.
    Cela devrait donner à réfléchir aux riches !

    Je vois, dans le décalage, entre l’obscur évènement christique local, perdu au fond de l’empire romain et son rayonnement actuel dans l’humanité, une confirmation de la réalité du christ.

    Toutefois, très clairement par l’intermédiaire de l’ange qui tend la coupe, l’éternel propose, à celui qu’il aime, un destin amer au gout de fiel.

    L’éternel aime le christ, et l’éprouve cependant.
    Ne dit-on pas qu’il sonde les cœurs et les reins ?

    Éprouver n’est pas détruire, c’est fortifier.

    Ainsi lorsque l’éternel propose au christ son destin, il l’invite à l’abandon, à la confiance absolue qui le conduira jusqu’à la souffrance, la mort et au-delà.
    Impossible voyage sans le carburant de la foi et de l’amour.

    L’éternel ne trahit pas.
    Il bloque le bras d’Abraham signifiant par l’entremise de son serviteur terrestre la fin des sacrifices humains pour toute l’humanité.
    Il ressuscite le fils du charpentier indiquant par ce fait à chacun, son amour, sa puissance bienveillante
    manifestée dans la résurrection !
    Il offre, à travers la résurrection du christ, la résurrection à tout un chacun.
    Gratos !
    Il offre !

    Mais me diras-tu, lui qui peut tout, absolument tout, ne pouvait-il éviter à Abraham ses angoisses, la torture mentale et au christ la crucifixion ?

    Drôle de manière de révéler son amour en le clouant sur une croix.

    Notes, là-dessus on ne peut pas le rater !
    Bien exposé, bien en vue sur les hauteurs de Jérusalem.

    Ce qui concerne la terre, même si les données proviennent du ciel, se réalise sur terre avec des moyens terrestres.

    Ainsi, l’éternel s’établit dans la foi qu’il trouve en nous.
    Foi n’est point crédulité !
    La foi, le roc !
    Le point d’appui que l’éternel utilise pour résider dans nos cœurs.
    La foi, indispensable socle sur lequel il tambourine, faisant vibrer nos âmes au son de sa lumière.

    Si le sot n’a pas de fond, comment le remplir ?
    La foi constitue le fond du seau.

    Pour que l’éternel puisse agir dans l’humanité, il doit donc trouver la foi, un point d’appui, une zone de contact.
    Au moins, un semblant de doute.

    Un gros chantier, exige un terrain ferme, solide.
    Ainsi, lorsqu’il repère un peu de foi, il s’applique à la fortifier, à la rendre souple, légère et inaltérable.
    Surtout en cas de gros travaux !

    Voilà le pourquoi des épreuves.
    Épreuves au cours desquelles tu recueilles la preuve de son amour.
    La preuve par l’épreuve.
    Tu restes toujours libre, à tout moment, de tout abandonner sans problèmes.
    Libre de faire des pauses.
    Tu agis comme tu le sens.

    Einstein se posait une question que n’aurait pas manqué de se poser ce cher lucifer.
    Question primordiale assure le physicien.

    L’éternel aime-t-il les hommes ?

    Cela fait partie des réponses que tu obtiens lorsque, le christ vient te saluer.

    Bonsoir à toi.
    Laurent lautre

    laurent lautre

    30 novembre 2009 at 21:40

  7. Un complément très intéressant sur Abraham et le Coran :

    Citation:
    La plus importante fête de l’Islam commémore le sacrifice d’Abraham qui était prêt à égorger son fils Ismaël sur l’ordre d’Allah.

    réponse :

    Le Coran 37, 101-109 ne cite pas le nom du fils (quoique certaine traductions indiquent Ismaël entre parenthèses).

    Nous lui avons alors annoncé une bonne nouvelle :
    La naissance d’un garçon, doux de caractère.
    Lorsqu’il fut en âge d’accompagner son père,
    Celui-ci dit :
    « Ô mon fils !
    Je me suis vu moi-même en songe,
    Et je t’immolais ; qu’en penses-tu ? »
    Il dit :
    « Ô mon père ! Fais ce qui t’est ordonné.
    Tu me trouveras patient,
    Si Dieu le veut ! »
    Après que tous deux se furent soumis,
    Et qu’Abraham eut jeté son fils, le front à terre,
    Nous lui criâmes :
    « Ô Abraham !
    Tu as cru en cette vision et tu l’as réalisée ;
    C’est ainsi
    que nous récompensons ceux qui font le bien :
    Voilà l’épreuve concluante. »
    Nous avons racheté son fils par un sacrifice
    solennel.
    Nous avons perpétué son souvenir
    dans la postérité :
    « Paix sur Abraham ! »

    Dans le Coran, c’est en songe qu’Abraham se voit immoler son fils. Il raconte ce rêve à son fils (« qu’en penses-tu ? ») qui s’offre sans hésiter. C’est donc l’interprétation qu’Abraham fait de sa vision (le présent employé en arabe tendrait à signifier qu’il s’agit plutôt d’une vision que d’un rêve), confortée par celle de son fils, qui est à l’origine de l’acte sacrificiel. Cette dimension onirique (absente du texte biblique) est longuement commentée par des exégètes comme Ibn ’Arabî *, qui interprète que c’est en fait un bélier qui est apparu sous les traits de son fils.
    Selon certains soufis, l’épreuve d’Abraham consisterait à donner son vrai sens à la vision, qui n’est pas d’immoler matériellement son fils mais de le consacrer à Dieu, ce en quoi il est récompensé : «Ô Abraham ! tu as cru en cette vision et tu l’as réalisée ; c’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien ; voilà l’épreuve concluante » (Coran 37, 103). On rejoint ici l’interprétation judaïque.

    * Ibn ’Arabî, né à Murcie (sud de l’Espagne) en 1165 et mort en 1240 à Damas. Grand auteur mystique, maître du soufisme appelé aussi « le plus grand des maîtres », auteur de 846 ouvrages. Son oeuvre aurait influencé Dante et saint Jean de la Croix.

    Cliquer pour accéder à fiche_4.pdf

    Laurent l'un

    30 novembre 2009 at 23:21

  8. MERCI pour cette longue réponse. Je pense que la Bible est physique dans le sens où les personnages ont éxisté et aussi métaphysique, pleine de symbole dont fait parti le Sacrifice d’ISMAEL;
    Tu dis « Franchement, il est idiot dieu le père ou il nous prend pour des cons?
    Il ne pouvait pas mieux le planquer son pommier s’il tenait tant à ses pommes? Il a bien su, ensuite, enlever l’arbre de la vie, nous laissant nous débrouiller avec la mort. »
    Dieu ne nous prend jamais pour des imbéciles. Ici aussi c’est un symbole. L’arbre de vie c’est notre connaissance intérieure, retrouver notre unité en nous, réveiller notre divinité. L’arbre ici est un symbole. Lorsqu’on use des dons que Dieu nous fait n’importe comment sans réfléchir cela donne de mauvais résultats; on rate le but (sens du mot péché).

    Oui c’est vrai Dieu éprouve l’Homme, mais ce n’est pas en lui donnant forcément des épreuves mais en regardant comment l’Homme se débrouille devant la difficulté dans laquelle il s’est mise ou qui lui tombe dessus, afin de voir s’il a compris Sa Parole et la met en application devant les difficultés. Mais devant l’extrême et devant la demande de l’Homme de l’aider lorsqu’il n’y arrive pas, Il est là comme un père et une mère pour protégéer son enfant.
    J’en témoigne sur AF : http://ascensionfraternelle.blogspot.com/2009/11/dieu-ma-sauve-la-vie.html
    J’aime bcp ta réponse. Je vais la relire encore une fois. Merci !!!

    Assunta

    30 novembre 2009 at 23:44


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