anarchie pour l'évangile !

Transfiguration_Résurrection

with 2 comments

L’évènement christique sur le Mont Thabor selon les Dialogues avec l’ange :

Jésus est le roc.
Son pied marche sur le roc, gravit la montagne.
Là, en haut, s’ouvre le ciel,
Et la matière se transfigure en Gloire.
Le disciple ignorant balbutie,
Il n’a encore jamais vu
Lumière et matière unies : miracle.
« Dressons la tente ici, en haut,
dans la lumière sur la montagne
. »
Le disciple ne savait pas ce qu’il disait.
La nouvelle demeure n’est pas bâtie ;
La nouvelle demeure descend,
Si elle trouve le vrai roc.

Notes/Laurent lun

Jésus est un des Fils de Dieu parmi les plus exceptionnels, sinon le plus exceptionnel.

Ce qui n’empêcha pas Dieu de le réduire à l’état de pécheur par fait de naissance en tant qu’homme parmi les hommes, comme il en va de tous ces Fils depuis Adam.

En haut sur la montagne, au sommet de la conscience de sa vocation, Christ naît, l’homme-Lumière, et par lui, Dieu réalise le paradoxe absolu de naître dans le temps.
Depuis ce jour, Dieu « naît », est blessé, « meurt », ressuscite chaque jour ici bas ; tel est Son Sacrifice.
Depuis ce jour simultanément, Dieu est à la portée du plus petit d’entre nous, le Ciel à portée de Terre, la Lumière à portée de la matière, la division à la merci des frères retrouvés.
C’est je crois pourquoi Jésus demandait que nous nous aimions comme il nous a aimés,
il n’y a que l’amour qui puisse attirer l’Amour.
Il n’y a que l’Amour qui puisse transfigurer l’amour.

En résumé :

Il y a la Résurrection,
celle de Jésus dans son Corps christique,

– et Celle Promise au Jour de Dieu.

Il y a aussi – et avant – la Transfiguration,
qui est le germe même de la Résurrection,
celle vécue par Jésus sur le Mont Thabor (Marc 9/2-9),
– et celles qu’à sa suite, à son exemple,
chacun(e) de nous peut Vivre dès à présent.


a



Written by Observatoire situationniste

7 janvier 2010 à 21:35

2 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. Divagations dérisoires.

    La résurrection!
    Quel programme !
    A l’heure du clonage, à celle du décodage génétique, à celle du silicium, comment ne pas penser, que le cosmos dont nous sommes issus, puisse ressusciter qui bon lui semble quand bon lui semble ?

    Parfois je me dis que la résurrection espérée se déroule là, maintenant, sous nos yeux.
    Une version rock’n’roll de la présence du christ et de ses potes en chair et en os, ressuscités de part le monde.

    Parfois je me dis que le christ vit incognito parmi nous.
    Qu’il relie celui qu’il fut jadis à celui qu’il est aujourd’hui.
    Qu’il vit en d’autres temps, d’autres lieux, d’autres mœurs, une enfance différente, une adolescence différente et bien sur point de croix ni de clous pour ce séjour.

    Parfois je me dis que les circonstances, les aléas de l’existence le conduisent vers ses amis ressuscités et qu’ils s’entre-reconnaissent peu à peu.
    Convergence, aimantation de l’amour.

    Certains rendez-vous semblent incontournables

    Parfois je me dis que les premiers qui se retrouveront seront le christ et judas.

    Lorsque deux êtres réincarnés se rencontrent, les informations inconscientes contenues en chacun se rencontrent également.
    Parfois, de ces rapports jaillit une étincelle qui projette une brève lueur dans le couloir des siècles révolus.

    Parfois je me dis que le noyau de la résurrection se reconstitue sans bruit autour du christ et de ses proches.
    Réincarnés au sein d’une même génération.
    Celle qui ne passera pas avant que tout soit accompli.

    De ces liens, de ces réincarnations qui s’entrecroisent, sans pour autant toujours se reconnaître, fuse une énergie qui nourrit ce processus et en diffuse l’information.
    Que je me dis parfois.

    Silencieusement, sa présence nous interpelle.
    A son contact, recouvrerons-nous la mémoire?

    Parfois je me dis que le christ et le bouddha, gens que rien ne signale particulièrement à l’attention d’autrui, boiront le thé ou une bière ensembles sans même avoir conscience de leur réalité.
    Juste ils savent qu’ils sont frères.

    L’ignorance protège le cheminement de la résurrection mieux que le secret.

    Car la résurrection n’est pas l’œuvre du christ ni du bouddha mais celle du créateur.

    Ainsi, parfois je me dis que les acteurs de cet évènement le découvrent tout en le vivant, au jour le jour, mois après mois, années après années.
    Qu’ils ne décident pas de grand-chose, si ce n’est d’accepter de croire l’incroyable et de ne pas lâcher l’morceau.
    Le christ ne connaît ni le jour ni l’heure.

    Parfois je me dis, imagine que soient réincarnés, à la même époque, des centaines de millions de gens qui, au cours des siècles ont connu le christ.
    Ils n’ont, évidemment, aucun souvenir de qui ils furent auparavant.
    Maintenant, imagine le christ, libérateur, révélateur, catalyseur, là au milieu, ressuscité, comme eux.

    Comme chacun de nous, il grandit.
    C’est peut être en ce moment un ado insouciant sur un skate, un homme amoureux, un palestinien face au mur, un juif de l’autre côté, un mendiant dans le froid, bref le christ ressuscité ainsi que ses proches se fondent dans l’époque.
    Sans bruit, de nuit, comme des voleurs.

    Parfois je me dis qu’à un moment, l’éternel convoque ces mecs, plus ou moins vigoureusement, en fonction de la personne, sans pour autant rien leur préciser de trop.

    Il leur faudra vivre, voyager sans boussole pour comprendre et que se confirme ou non le lien christique.
    J’imagine donc qu’ils trouveront dans les évènements de leurs existences, les éléments qui les conduiront de l’ombre à la lumière
    Comment ne pas sortir déboussolé d’une rencontre avec l’éternel ?

    Ainsi, d’amitiés en rencontres, le christ et ses amis cheminent les uns vers les autres, guidés par l’amour, la foi, le goût du risque celui de la liberté allié à un rien d’audace, coupé de ce qui semble être un zeste de folie.

    Et peu à peu les pièces s’agencent.
    Le puzzle se forme et le hasard semble disparaître sous la pression des coïncidences.
    En arrière plan, émerge le tableau.
    Le hasard ne serait-il pas le vide entre les pièces du destin?
    Se réduisant à mesure que le puzzle prend corps, que les éléments s’emboitent.
    Le plomb du vitrail.
    Le hasard, prend-t-il la forme de nos destins et nos destins celle d’un hasard ?

    Et le temps passe, et des gens meurent et d’autres naissent et renaissent.

    Verrai-je ce signal ?
    Cet instant, connu de l’éternel seul, où brusquement, jaillissant d’un foyer d’amour et de connaissance porté à incandescence, l’information et la lumière circuleront dans les esprits, anéantissant pour beaucoup la vision tronquée qu’ils nourrissaient du monde.
    Une simple poussée, un évènement mineur peut tout déclencher.
    Il faut des milliers de siècles pour installer le circuit et lorsque que tout est ok, une seconde suffit à enclencher le commutateur.
    Verrai-je cet instant ?

    Finalement, peu importe, il me suffit de savoir que tout est prêt, que le christ n’est pas un mythe, pas plus que la résurrection une fable.
    Il me suffit de savoir que l’éternel peut tout absolument tout.
    Je sais alors que je le verrai, puisque je le vois.

    Je sais que le christ existe, vivant, actif.
    Cette amitié traversera ma mort.
    Je sais que je ne pourrai pas renaitre sans la retrouver.

    Elle m’ouvrira, comme au cours de cette existence, de mon vivant, les portes du ciel.
    Ainsi jamais plus je ne craindrai la mort, l’ayant déjà connue.

    Puisque j’ai eu la chance de pouvoir le retrouver au cours cette existence actuelle, je sais cet acquis présent à jamais.

    Ce lien devant nécessairement m’ouvrir, pour toutes réincarnations à venir, les yeux sur le christ, et la part éternelle que chacun abrite en soi, dans ce sens, je ne peux plus mourir.

    Je connaitrai, comme maintenant, l’amitié et la transparence de la mort.
    Je connaitrai comme maintenant, l’amour et l’amitié du christ.
    Je saurai alors, comme maintenant, que je n’ai rien à redouter ni à craindre.

    La résurrection s’appuie sur le nombre.
    Pour que le fait devienne objectif.
    Pour qu’il puisse s’inscrire dans le domaine des connaissances véritables et modifier profondément la conscience, il faudra le nombre.

    Non pas une poignée d’illuminés béats, mais des millions, des milliards de personnes pour qui le voile devra se déchirer.
    Des milliards de personnes qui percevront le christ et comprendront, grâce à sa présence, qu’elles ont déjà vécues.
    Qu’il est, qu’elles sont ressuscitées.

    N’a-t-il pas dit que ceux qui donneront leur vie par amour de l’amour la retrouveront ?
    Ceux qui la retrouvent en premier sont bien évidemment ceux qui en ont fait don.

    Fort heureusement, il ne s’agit plus ici de mourir mais de renaitre, de notre vivant, dans la pleine lumière et de comprendre enfin qui nous fûmes et qui nous sommes.
    Nom d’une pipe !

    Le christ, dans cette histoire est bien sur l’étincelle, l’éclat de vérité qui mettra le feu à la paille de nos esprits.
    C’est le commutateur qu’actionne l’éternel.
    Nous sommes tous reliés.
    L’intensité de la lumière croît.
    Elle se renforce et percera, bientôt peut-être qui sait, les opercules les plus résistants.
    L’aveuglement et la surdité risquent de voler en éclat.
    Difficile alors de ne pas voir et de ne pas entendre.

    Et là, le début du sermon sur la montagne, réactivé, éblouissant à nos yeux décillés, prendra toute la saveur de sa vérité.
    Heureux les humbles.
    Heureux les pauvres et les déshérités, oui heureux car le christ est vivant, le royaume réel et l’éternel présent.
    Heureux les affligés.

    Les temps de consolations sont proches.
    Partager ou périr, c’est simple comme choix.
    P1 ou P2.

    Franchement, qu’il y t-il d’extraordinaire dans la résurrection ?
    A mon sens, rien de plus que ce qui existe déjà dans le monde.

    Le fait de pouvoir vous adresser ces quelques mots est tout aussi extraordinaire ou tout aussi banal que la résurrection.

    C’est un agencement certes fantastique de naissances, de vies, de morts, de réincarnations, de circonstances qui dépassent l’imagination.
    Un suivi historique, une immersion du divin dans le temporel, un cadeau génial de l’amour mais somme toute rien de plus exceptionnel que ce qui existe déjà.

    En fait la résurrection n’est que la révélation de ce qui nous échappe: l’œuvre divine.

    En science, par exemple nous avons eu ces derniers siècles beaucoup de révélations fondamentales.
    Tout cela était déjà, nous n’avons fait que mieux le comprendre et en tirer des applications techniques.

    La résurrection révèle ce que ne peut ni veut atteindre la science, la foi n’étant pas au nombre de ses outils.
    Hélas, certaines connaissances ne s’atteignent pas sans prendre le risque déraisonnable de la foi.

    L’âme pour véhicule et le cosmos à explorer, c’est pas si mal.
    Que le christ vienne avec ses amis nous signaler que la mort n’est pas ce que l’on croit, voilà le petit plus qui ne dérange personne.
    Le couronnement de la création.

    Et si tout est faux, ça permet toujours de se détendre en oubliant pour quelques instants que nous sommes mortels, fruits sans âme d’un hasard indéfini et d’une nécessité indifférente
    Que nous peinons sans espérance pour disparaître ensuite.

    Chair dévorée par la chair, dans le néant d’une amnésie définitive.
    La mémoire collective dut-t-elle couvrir des dizaines de millénaires, la fosse de l’oubli se creuse sous nos pas à chaque seconde.

    Rien d’éternel hors de l’éternel.

    Qu’y a-t-il de nécessaire en l’homme pour la création ?
    Le hasard, autre terme pour ignorance ?
    Et la nécessité fécondatrice qu’a-t-elle d’indispensable ?

    Et si tout, si simplement tout n’était en fait qu’une grande, très grande, belle, très belle, fantastique histoire d’amour?
    Infinie et éternelle.

    Amicalement votre
    Laurent lautre

    laurent lautre

    21 janvier 2010 at 12:50

  2. Salut fraternel !

    Loin d’épuiser ton commentaire, cette remarque :

    la Transfiguration de Jésus en Christ (Marc, 9/2-8), qui précède la Résurrection, en est le Germe.
    Prenons-en de la graine !
    La résurrection est la plus Haute promesse du Père, mais pas une promesse électorale : le Fruit logique de notre lente transfiguration.
    Jésus est le Christ, le premier christ.
    C’est aussi l’état ordinaire des hommes Unis à Dieu :
    Notre Père « n’est pas un Dieu des morts, mais des vivants. » (Mc 12,27).

    Laurent l'un

    21 janvier 2010 at 22:17


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :