anarchie pour l'évangile !

Dieu sous les décombres.

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Face à l’horreur, confrontés à une souffrance immense, nous cherchons à comprendre.

Emportés par une émotion légitime, des cris de désespoir ou de révolte monte vers le Ciel. Dieu aurait-il maudit Haïti ? Pourquoi Dieu a-t-il abandonné les hommes ?

Certains considèrent même qu’une catastrophe terrible comme celle qui frappe les haïtiens est bien la preuve de l’inexistence de Dieu… Comment un Dieu d’amour peut-Il laisser se produire de tels malheurs ? Comment le Tout-Puissant peut-Il laisser la terre engloutir des milliers d’humains sans réagir ?

Face à la douleur des haïtiens, certains préfèrent se taire et simplement prier. Peut-être ont-ils raison… D’autre choisissent de se taire, de peur de prononcer des blasphèmes, devant des questions apparemment sans réponse. Peut-être ce choix est-il sage…

Mais Dieu ne nous laisse pas livré à nous-même face à l’absurde et à l’horreur. Sa Parole existe pour nous aider à comprendre. Comprendre pour avancer.

Que nous dit cette Parole ? Dieu a créé l’homme à son image et ressemblance (Bible). Il a fait de l’homme son héritier et représentant sur la terre (Coran). Ainsi, l’homme est libre et responsable. Libre face à ses choix et responsable de la terre qui lui a été confiée. La Genèse biblique nous apprend que l’être humain a reçu le jardin planétaire en héritage pour le garder et le cultiver. La terre a été confiée à l’homme afin que ce dernier prolonge et parachève le travail créateur de Dieu. Sous cet angle, l’homme est bien co-créateur, en Alliance avec le Créateur de l’univers. Alliance ! Notion biblique capitale… Au nom de cette Alliance, il appartient à l’homme de faire reculer toujours davantage le chaos initial, l’état de crise et d’instabilité qui subsiste encore dans la Création… Dieu attend de l’homme qu’il contribue librement à l’harmonisation toujours plus grande de la Création. Ainsi l’homme a la possibilité d’apaiser jusqu’aux éléments (cf: Jésus apaisant la tempête).

La Création n’est pas instable parce qu’elle serait mauvaise ou mal faite, œuvre d’un dieu pervers ou incapable. La Création est instable parce qu’elle n’est pas totalement achevée. Elle attend que l’être humain, couronnement de la Création, assume enfin sa vocation sublime. Elle attend que l’homme la parachève en ce parachevant lui-même. Cela, Dieu ne peut pas l’imposer, se serait renier le don qu’il nous a fait en Eden. Il peut juste nous y appeler, sans cesse… Nous appeler à triompher enfin du chaos, afin que le monde créé s’épanouisse en plénitude et sans retour…

Dieu abandonne t-il les hommes? Non, c’est l’homme qui abandonne Dieu en renonçant au projet créateur, en se détournant des lois la vie. Dieu est mis devant le fait accompli. Il est le premier à subir, la première victime… Il est le premier à hurler de souffrance sous les décombres du cataclysme, à hurler avec tous ceux qui hurlent.

Dieu est impuissant devant notre refus. Il est impuissant, non par incapacité ou faiblesse, mais par amour. Impuissant parce qu’il a offert la Création à l’homme libre et que l’homme n’est pas sa marionnette, sa « chose », mais l’acteur responsable de sa destinée.
Dieu renonce à Sa Toute Puissance par fidélité au don fait à l’homme. Imposer Sa Volonté à l’homme remettrait en question la nature humaine même, dont la liberté est à l’image de la liberté divine. Dieu s’impose donc une certaine impuissance car c’est l’homme qui doit sauver l’homme. Ce qu’il ne peut pas faire, Il attend que nous le fassions les uns pour les autres, pour toute la Création.

La responsabilité humaine est colossale car elle implique la Création entière. Même la terre est conditionnée aux orientations de l’évolution humaine. La nature sera en crise tant que l’homme sera en crise. La terre ne guérira pas tant que l’homme ne se guérira pas. Oui, la responsabilité de l’homme est totale. Mais il serait aberrant de penser que la responsabilité des haïtiens est plus grande… L’Evangile est clair là-dessus, le malheur n’est pas le signe d’une culpabilité particulière de ceux qu’il atteint. Relisons le récit de l’aveugle de naissance (Jean chapitre 9/1), relisons celui de la tour effondrée (Luc 13). Il nous faut comprendre la responsabilité à l’échelle de l’humanité, comme une responsabilité collective de notre espèce et non comme responsabilité étroite de tel individu ou de telle communauté humaine.

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Je me doute que certains de mes lecteurs, peut-être marqués par une représentation strictement rationaliste de l’univers, resteront dubitatifs et même sceptiques, devant cette logique de responsabilité humaine dans des phénomènes qu’ils considèrent comme totalement naturels. A ceux là je réponds. Admettons, oui, admettons que le chaos sismique soit hors de notre responsabilité créatrice et de nos possibilités harmonisatrices. Il n’en demeure pas moins que l’homme a la capacité d’en réduire les effets dévastateurs et que sur ce plan là, notre responsabilité est pleinement engagée.

Haïti est une île qui se trouve sur une zone tellurique instable. Certes, mais le Japon aussi. Le japon se situe même, d’après les spécialistes, sur une zone bien plus instable qu’Haïti. Or le Japon développe depuis des décennies de modes de constructions anti-sismiques efficaces. Ce qui prouve que l’être humain est tout à fait capable d’affronter les séismes, pas de façon idéale certes, mais il peut pour le moins en limiter la puissance destructrice. Il peut également anticiper ces secousses grâce à sa technologie de plus en plus sensible et performante. Si Haïti ne bénéficie pas de cette technologie, est-ce de la faute de Dieu? Est-ce le fait du destin ou de je ne sais quelle fatalité ? Le fait est que nous ne sommes pas tous à égalité devant les catastrophes pour des raisons bien humaines (refus de partager, économie fondée sur le profit maximum et la rivalité…).

Si je suis un homme digne de ce nom et que je sais que mon frère est en danger parce qu’il vit sur une zone dangereuse, ou bien je l’invite à déménager et je lui fais de la place dans des région moins instables, ou je l’aide à se doter des moyens scientifiques et technologiques de prévenir les catastrophes, ou je réfléchis avec lui au développement d’un habitat complètement différent, compatible avec les tremblements de terre, etc. Si je ne le fais pas, je suis coupable devant mon frère et indigne de projet de Dieu pour l’humanité, dans la mesure où ce projet est un projet de bonheur et d’épanouissement pour tous les hommes, sans distinction.

Ce n’est pas Dieu qui refuse de partager généreusement les acquis technologiques et les savoirs faire scientifiques et qui considère que les connaissances qui peuvent protéger la vie sont avant tout des marchandises. Ce n’est pas Dieu qui laissa perdurer pendant des décennies la dictature de Duvalier, et le pillage du pays au profit d’une minorité locale et d’entreprises étrangères profitant de la main d’œuvre à bas prix et des ressources naturelles, au lieu de développer l’île au profit de ses habitants. Ce n’est pas Dieu qui a contraint les paysans dépossédés à quitter leurs terres et à venir s’installer de façon concentrationnaire à Port-au-Prince dans des bâtisses de carton pâte (une des raisons du nombre de victimes).

Non, ce n’est pas Dieu mais bien les hommes. Dieu, lui hurle sous les décombres d’un monde inachevé parce qu’il lui manque le principal, l’amour.

Lu à la page :

fils-abraham.over-blog.fr/article-dieu-sous-les-decombres

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Written by Observatoire situationniste

19 janvier 2010 à 11:37

6 Réponses

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  1. Très beau texte.

    Très souvent les gens n’ont pas compris que Dieu est aussi en eux. Qu’ils ont le pouvoir, par le changement de leurs pensées et sentiments, de se recréer, d’améliorer leur vie, et même de dépasser des choses terribles. Inconsciemment il reste cette idée religieuse du Dieu extérieur à soi ce qui explique que les gens demande « pourquoi moi, pourquoi ne suis-je pas mort(e) ? » et s’adresse toujours à quelqu’un d’extérieur à eux.

    Dieu existe, le Dieu extérieur, mais on a oublié qu’il a mis Son Energie en chaque ETRE HUMAIN, ce qui explique que l’on peut exploiter (dans le bon sens du terme) cette Energie et lui demander son aide pour qu’elle nous guérisse nous fortifie, nous apporte ce que nous avons besoin.
    Cette présence en nous, nous aide même dans les pires des cas. Souvent on l’utilise de façon inconsciente. Il nous faut apprendre à l’utiliser de façon consciente.

    Maîtriser nos penser et paroles c’est faire attention donc à ce que l’on rajoute à JE SUIS. Nous sommes comme Dieu – c’est_à-dire en tant que Dieu – qui dit à Moïse s’appeler « Je Suis Ce Que Je Suis » (I AM THAT I AM), donc nous sommes chacun de nous JE SUIS.
    Puisque nous avons les mêmes attributs que Dieu, tout ce que l’on rajoute à JE SUIS nous le devenons/le faisons devenir. Dieu est Omniprésent, Omniscient, Omnipotent, nous avons la faculté de réveiller ces mêmes attributs afin de nous sortir des pires situations.

    Nous devons vénérer un Dieu d’amour dans notre esprit et laisser l’amour de Dieu (énergie divine en nous) régner sur toutes nos pensées, nos sentiments et nos actions ; ainsi l’amour de Dieu nous guide, nous conseille, nous montre la voie (est notre expert en cas de crise).

    assunt

    20 janvier 2010 at 00:32

  2. En tous cas, il faudra qu’il ait de  » sacrees  » bonnes raisons pour m’expliquer, a ma mort, sa lacheté, sa non assistance a personne en danger et son gout pour la souffrance. Je ne veux plus croire en un Dieu, gonflé d’orgueil, qui regarde crever 150 milles personnes. Dieu qui etes aux cieux, restez y !

    fedydurke

    23 janvier 2010 at 00:55

  3. « Dieu, gonflé d’orgueil » ?
    Ah bon ?

    Nous sommes pas mal non plus…

    Cher ami, si ta souffrance est sincère, alors elle est peut-être une des larmes de Dieu, qui est partout.

    Laurent l'un

    24 janvier 2010 at 06:39

  4. Je comprends votre réaction Fedydurke. La religion catholique nous a longtemps donné l’image d’un Dieu inaccessible, que l’humain peut tout au plus imité et encore pas toujours, parce que l’église a toujours fait croire que nous étions imparfaits et que l’homme ne pouvant changer est quasiment incapable d’atteindre la perfection de Dieu. Notre seul salut était de le prier pour qu’Il ai pitié de nous.

    Avec cet enseignement et cette image d’un Dieu inaccessible, évidemment on se dit pourquoi, puisque Lui Seul est parfait et peut tout faire et tout nous donner, pourquoi n’intervient-Il pas ?? Longtemps moi-même je m’étais posée cette question et particulièrement pourquoi Il laissait faire le mal.
    Quelque chose me disait qu’il y avait une raison qui m’échappait. Je l’ai compris inconsciemment lorsqu’Il m’a sauvé la vie. Mais j’ai mieux compris lorsque j’ai rencontré la Révélation d’Arès. Mais j’avoue que ce qui m’a permis de comprendre et d’appliquer le Vrai Dieu, c’est depuis que je fréquente le centre d’ontologie et métaphysique.

    Dieu est Amour et Il a tout mis en nous ce qui explique que nous soyons son Image et sa ressemblance. C’est à nous à utiliser nos Dons Divins dont Il nous a fait cadeau, Dieu ne peut le faire à notre place car Il nous a créé LIBRES avec le libre arbitre. Nous seuls décidons de ce que nous faisons de notre vie et des rapports que nous voulons entretenir avec le monde.

    Ces Dons nous donnent la capacité d’être équilibre en soi en maîtrisant nos émotions, nos pensées, nos paroles, car c’est par eux (émotions, pensée, parole) par ce que l’on en fait, comment on les utilise, que les effets (maladie ou santé) se répercutent dans notre corps et notre esprit, et en même temps se répercutent à l’extérieur de nous (paix, joie ou violence, meurtre, guerres…).

    Quand on sait cela, on comprend que tout humain a la possibilité de changer sa vie en donnant une direction positive ou négative. Quel que soit son choix, il y aura automatiqueemnt des répecussions car nous sommes tous liés à la Source Divine par l’intermédiaire de cette Puissance qui est en tout être humain.
    Si nous faisons le choix de changer positivement, cela aura des répercussions positives non seulement sur soi mais sur le monde (tous les êtres vivants).
    Le mal comme le Bien que l’on fait rejaillit sur tous les êtres et évidemment sur soi.

    Le choix nous appartient. A partir de là nous pouvons changer nos conditions de vie et aussi améliorer celles des autres.

    assunt

    25 janvier 2010 at 08:01

  5. « Si nous faisons le choix de changer positivement, cela aura des répercussions positives non seulement sur soi mais sur le monde (tous les êtres vivants).
    Le mal comme le Bien que l’on fait rejaillit sur tous les êtres et évidemment sur soi. »

    Voir à ce sujet le témoignage de HILDEGARDE DE BINGEN,
    Moniale du 12e siècle
    :
    Pour apaiser la Terre

    Laurent l'un

    25 janvier 2010 at 08:13

  6. Salut fedydurke,

    Je comprends ton indignation et ta colère sans les partager pour autant.
    Mon sentiment serait plutôt celui de la tristesse compassionnelle
    Pourtant.
    Nous sommes mortels.
    Chaque jour, meurent en silence dix-sept mille cinq cents enfants et combien d’adultes, dans des situations dramatiques qui pourraient être évitées avec un rien de fraternité.
    L’Italie repousse maintenant les bateaux de migrants en haute mer, ai-je entendu.
    En dix jours, le temps que l’info du séisme circule et se maintienne sur les ondes, plus d’enfants auront péris de part le monde par défaut d’assistance sans que personne, pas plus toi que moi, ne s’en alarme.
    Ils devraient déchirer le silence, hurler leur agonie, nous crever les tympans.
    Ils n’en ont plus la force.

    Bien sur, nous sommes indignés, atterrés, consternés, bouleversés en considérant que quelques secondes suffisent à anéantir une ville, à causer plus de cent cinquante mille morts, des dizaines de milliers de blessés et des centaines de milliers de sans-abri, totalement démunis.
    Bien davantage encore d’affligés, de gens en peine, en deuil qui doivent cependant se relever.
    Tiens ça me fait penser au mec qui dort dehors dans ma rue, sous un porche, le même depuis six ans.

    Cela nous heurte et nous choque.
    Cela nous choque et nous heurte surtout parce que nous nous sentons pleinement impuissants devant de tels cataclysmes.
    Quoi, comment, autant de morts, de dégâts en si peu de temps et nous n’y sommes pour rien?
    Ha ce n’est pas juste, c’est pourri, dieu est un salaud, il nous pique notre boulot.
    Certes, sans doute.

    Pourtant on bosse.
    Les conflits larvés ou déclarés de part le monde, les kamikazes qui se font sauter dans la foule, la purification ethnique, les camps d’exterminations, Dresde, Stalingrad, Brest dont il ne reste rien, le chemin des dames, Verdun, Ypres, Arras, la révolution culturelle chinoise, Tora-Tora, Austerlitz, Waterloo, Nagasaki, les usines d’armement, c’est notre boulot, l’usage de notre liberté.
    Sans doute est-il délicat de rappeler ainsi la responsabilité de l’homme dans de nombreux massacres à l’instant où il souffre terriblement sans pour autant cette fois être totalement à l’origine de ses tourments.
    J’en prends le risque.

    Nul besoin de tremblement de terre pour écraser la tête des bébés entre deux parpaings.
    Les courageux combattants de la liberté s’en chargent aussi bien que ceux de l’ordre.
    La semence de l’ennemi est l’ennemi.
    Le nourrisson que tu laisses grandir vengera un jour sa famille.
    Tel est le discours de la guerre.
    Pas besoin de dieu pour envoyer des enfants, une clé en plastic autour du cou, déminer les zones où passeront les chars.

    Sans doute nous n’apprécions guère ce genre d’orage brutal et soudain dans un ciel jusqu’alors d’apparence si limpide.
    Et puis Dieu est censé être bon, que diable !
    S’il se met à déconner lui aussi, où va-t-on ?
    Que nous soyons à son image ok mais s’il devient semblable à nous alors là non.
    Il faut bien une aspérité à laquelle se raccrocher.
    Dieu est bon et il est prié de le rester.

    Remarque qu’au début de la république et plus tard encore, Haïti n’a pas été vraiment très apprécié des nations de l’époque.
    Pays de bamboulas adeptes du vaudou, première république nègre.
    Attention danger.
    Très mauvais exemple pour l’apartheid.

    Je lisais précisément, lors de la catastrophe, le dernier James Ellroy  » underground usa » qui se déroule entre Cuba, Miami, St Saint-Domingue et Haïti.
    Avec la CIA, les tontons macoutes, la mafia, Nixon et la politique internationale américaine en toile de fond.
    C’est pas triste crois-moi et je t’assure qu’en 1960 Hoover (directeur de la CIA) ou Howard Hugues (milliardaire raciste d’extrême droite) auraient plutôt dansé de joie et brulé des fagots de cierges en l’honneur du dieu blanc qui favorise les blancs, ravageant un pays gouverné par des noirs.

    Les catastrophes naturelle ont ceci d’inadmissibles pour nous qu’elles sont précisément naturelles et impressionnent par leur violence et leur soudaineté les consciences bien plus que la misère endémique, pourtant épouvantablement plus prédatrice.
    Sans aucune commune mesure avec les débordements de mère nature qui eux ont le mérite de ne pas durer.
    Pour l’instant.

    Ainsi que le rappelle le bel article ci-dessus, aucun dirigeant n’a eu soin de prendre le paramètre sismique en considération lors de la construction des immeubles.
    On ne peut pas tout faire.
    S’en foutre plein et fouilles et agir intelligemment pour le bien commun, il faut choisir.

    L’époque semble dédiée à l’écroulement.
    Économique, écologique, social.

    Même le pape s’écroule.
    Le jour de noël à St Pierre de Rome.
    Certains y auraient vu comme un signe que je ne serais pas surpris.

    Le christ n’a-t-il recommandé d’éviter de construire sur le sable?
    Je pense à la nouvelle tour de Dubaï.
    Bientôt dépassée par une autre, plus belle, plus grande, plus couteuse.
    Bah, à défaut de réparer ce qui est à portée de main, à défaut de s’occuper maintenant de l’urgence, investissons dans les nuages, toujours plus haut, toujours plus beau, toujours plus cher.
    Toujours plus inutile et superflu.

    Plus belle sera la chute.

    Haïti, c’est Hiroshima, l’entraide internationale en moins.

    Reconnaissons au moins, aux catastrophes naturelles le mérite de soulever une vague quasi mondiale de fraternité et de soutien.
    Ce que ne produisent pas la guerre économique ou les conflits armées.
    Bien sur le soufflé retombe vite.
    On passe à autre chose.
    Attentat en Iran, trois soldats tué ici, escroquerie là, meurtre crapuleux à gauche, match de foot en haut, décès d’une star, magouilles politiques, débats de société et c’est reparti pour un tour.
    Des chiffres et des lettres.
    Les rescapés de Katerina, du tremblement de terre voici quelques années en Afghanistan, ceux du tsunami et d’ailleurs en savent quelque chose.

    La fraternité appliquée à l’échelle mondiale nous éviterait bien des ennuis.
    Nous ne pouvons pas tout éviter.
    Cependant entre l’éducation bienveillante, la prise en compte des paramètres vitaux, celle du nombre et celle des ressources planétaires il semble grand temps de commencer à chercher un équilibre.
    Peut-être le trouverons-nous en réduisant les souffrances, en améliorant les conditions d’existence partout où cela est possible.
    En respectant la terre et tout ce qui s’ébroue dessus.

    Cela n’empêchera pas bien évidemment le meilleur des rochers d’écraser le meilleur des hommes dans le meilleur des mondes.
    Quoiqu’il nous reste à expérimenter un monde meilleur dans lequel le meilleur des rochers y réfléchirait à deux fois avant d’écraser le meilleur des hommes.

    Cordialement
    Laurent lautre

    .

    laurent lautre

    30 janvier 2010 at 13:55


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