anarchie pour l'évangile !

« La nature toute entière se range aux côtés du christ. »

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Certes, aussi forte que soit la caresse du souffle divin, il faut que s’y adjoignent un nombre conséquent d’occurrences, de synchronicités, de coïncidences récurrentes suffisamment significatives et ce dans un rapport étroit au christ, afin qu’un peu de jour perce la lucarne poussiéreuse de nos égos.

Afin que se dissipe l’illusion de la croyance.
Afin que s’installe cette vérité affermie dans le tréfonds de nos âmes.

Le christ est bien vivant, ressuscité.
Il est la force vitale qui lézarde les constructions bancales et avides de nos maîtres.
Le mur auquel ils se heurteront pour devenir autres.
L’herbe qui perce le béton.

Beaucoup d’épisodes.
Parfois un chapitre s’étend sur plusieurs années.
J’ai commencé, voici quelques temps, à consigner des faits.
J’en ai oublié beaucoup.
Les plus marquants restent cependant en mémoire et ils sont encore en si grande quantité et si cohérents qu’ils forment une sorte de tableau involontaire à l’arrière plan de mon existence.
Le fil conducteur qui rattache tous ces instants débordants de grâce, aide à la mémorisation.

Toutes ces circonstances ne seraient que coïncidences amusantes et sympathiques, fruits d’un hasard farceur et ludique si je n’y discernais, à mon corps défendant, la présence effective du christ.

Cette donnée renverse tout.
Tout ce que je croyais savoir ou ignorer au sujet de la mort.
Tout ce que je croyais savoir ou ignorer à mon sujet.
Tout ce que je croyais savoir ou ignorer du monde et de l’homme.

Fais ce que tu veux sans blesser personne.
Prends tes risques, explorateur.
C’est un peu ma règle, souple et flexible.

L’écriture inspirée, vecteur d’informations précieuses, révèle autant qu’elle scelle.

Rien au-delà de ce qui est écrit.
Cela signifie que tout aurait été écrit et que tout nous serait parvenu intact.
En supposant que ce soit vrai, il reste la barrière de l’interprétation, le labyrinthe de la glose, la jungle des exégèses à traverser.

Et après tant de mots, toujours aucun petit jésus à l’horizon.

Rien ne vaut de plonger dans l’eau cristalline pour en éprouver la teneur.
Le seul outil dont je dispose pour avancer vers l’éternel, c’est ma vie.
La résurrection n’est pas affaire de belles lettres mais bien une action qui se produit dans le cadre de l’évolution humaine.
Dans la chair et l’esprit.

Une étape sur le chemin de notre réalisation, un palier sur la voie de la connaissance.

J’assimile volontiers les écrits à de la cendre.
Ce qui reste du feu de la parole après que le silence et les siècles bruyants l’aient refroidi.

L’âme, assoiffée de réel, ne peut se désaltérer de poussière.

Le besoin impératif du christ dans le monde implique que nous fassions le vide en nous pour l’accueillir.

C’est la seule révolution possible, le seul changement réalisable, celui d’en bas, celui dont on ne perçoit pas la progression, celui que rien ne peut arrêter.

Le changement que chacun de nous prend anonymement, humblement, discrètement en charge.
Sans autre force fédératrice que le christ en chacun.
Notre propre transformation, par nos soins.
Révolution sans autre leader que soi-même, sans autre guide que la fraternité.
Lorsque nous serons plus que très nombreux à vivre cela, alors le monde changera sans bruit, tout seul.
Nous l’aurons transformé en nous améliorant, sans même nous en apercevoir.

C’est la lutte du christ et la notre aussi.
En douceur, jours après jours, la haine et l’égoïsme reculent par le seul effet de sa présence.
L’humanité perd ses écailles.
Elle mue.
Sa carapace de pur égo éclate sous la pression lumineuse du ressuscité.

La nature toute entière se range aux côtés du christ.
N’a-t-il pas apaisé la tempête ?


Qui connaît vraiment le pouvoir et la force d’être?

Laurent lautre

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Written by O.S

5 février 2010 à 05:28

Publié dans 5584

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7 Réponses

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  1. merci pour ce texte… je découvre peu à peu ton écriture et cela me touche… c’est profond… et le style est alerte, vivant, souvent percutant, avec des passages réellement poétiques… tu es doué dis donc 😉

    Thierry

    5 février 2010 at 06:06

  2. Bonjour Thierry !
    Moi, c’est « laurent lun » : l’auteur, c’est « laurent lautre »…!
    Un frère quoi.
    Plus sauvageon encore que moi…
    C’est vrai qu’il est doué !
    Mais il part là…
    Je ne sais s’il aura le temps de nous passer un « au revoir », sinon notre ami revient en mars.
    Fraternité

    Laurent l'un

    5 février 2010 at 06:28

  3. Oui, vraiment… touchant ce « pseudo « récit » !

    Surtout l’image du la terre repoussant la puissance de l’homme (je parles là de « Sous le béton la terre fertile »)

    Merci !

    Adrien l'un

    8 février 2010 at 20:45

  4. Je l’aime. j’en suis fou. Tout ce qu’il dit est si profond, si fécond, si pur, si CHAUD en moi !
    Ce Jésus-Christ, plus vivant en moi que moi-même. Plus vrai en moi que moi-même…
    Je crois que je suis désespérément amoureux… : )

    joruri

    16 février 2010 at 12:41

  5. Chers amis,

    Mots.
    Des mots.
    Ce ne sont que des mots.
    Des mots qui viennent, des mots qui vont, des mots qui passent.
    Des monts de mots, mots en campagne, mots en chemin,démons des routes en déroutes.
    Des mots de rien, mots d’ici, maux d’ailleurs.
    Des mots timides, embarassés, les poings serrés au fond des poches crevées de leurs pantalons courts, trop courts.
    Des mots aux chaussettes trouées.
    Des mots avec un peu de gêne aux genoux et des croutes d’enfance plein les coudes.
    Ds mots pipés, des mots de peu, des mots de je.
    Des mots de pauvres auxquels manqueront toujours quelques syllabes pour finir le mois.

    Ds mots d’espoir qui avancent à reculons.
    De ceux qui arrivent toujours en retard, confus de s’être laissés prendre au piège de la tiédeur du lit grammatical.

    Des mots qui biaisent le sens, qu’il soit unique, interdit, opposé ou contraire.
    Des mots qui réfléchissent avec leurs pieds.
    Des mots verts, bleus, orange, jaunes, rouges, cramoisis.
    Des mots lunaires, pâles et tranquilles.
    Des mots muets qui ne veulent rien dire.
    Des mots qui se prennent pour la reine et qu’une simple faute de syntaxe détrône.

    Des petits mots pour l’immensité.

    Le christ vit.
    Vit-il le christ?

    Des petits mots doux et gentils pour l’amour et la paix.

    Aime ton prochain comme toi-meme.

    Des mots nés de rien, redoutant que le glissement feutré du graphite sur la feuille ne blesse le silence.

    Car je vous le dit: « cette génération ne passera pas avant que tout ne soit accompli »

    Des mots prophétiques, barbus, ampoulés, argumenteurs, théoriciens.
    Des mots fiers de leur savoir.
    Des mots obèses, gonflés d’orgueuil, nourris d’illusions.
    Des mots avec tambours, sceaux et trompettes.

    Ainsi je vis dans le ciel une grande lueur et l’ange, d’une voix forte prononca ces paroles.

    Prends ta faucille.

    Des mots en cloques ensemencés d’esprit.
    Des mots terre a terre engrossés par le ciel.

    « Je suis avec vous jusqu’a la fin des temps. »

    Périodiquement le christ s’incarne.
    Voleur, vagabond, peintre, musicien.
    Toujours perdant, jamais perdu.

    Périodiquement le christ s’incarne.

    On prie, on adore l’abscence de celui que l’on ne veut pas, surtout pas, voir ni recevoir.
    Ca me fout vénère.

    Périodiquement le christ s’incarne.
    Palfrenier, valet meprisé, pierre rejetée au loin, mendiant sans orgueil et sans gloire.
    Toujours pareil, chaque fois different.

    Il n’est jamais parti.
    Ce que nous appellons faussement son retour ne sera jamais un retour.
    A peine la révélation de sa présence parmi nous.

    Pour information, tout existe déjà.
    Découvrir, exhumer ne signifie pas créer.

    Notre célèbre libre-arbitre ne consiste qu’à choisir entre destruction ou acceptation de la création.
    Simple pour un enfant, quasiment impossible pour un « adulte responsable » .
    Engagé dans le processus d’anihilation dès la formation de l’ego, il devient très difficile d’inverser la vapeur.
    Seul l’amour réalise ce miracle.

    Ainsi un jour, ou peut-etre une nuit, au beau milieu de notre salon, entre l’écran plat géant et la table griffée, nous decouvrirons, éffarés, le christ et sa petite famille.

    Alors ce sera vraiment la fin des temps de douleurs, la fin d’un monde.

    Le voyant nous dirons : que fais-tu la?
    N’es-tu pas censé régner en majesté parmi les anges, à la droite du Père?

    S’il vous rétorque : les anges me gonflent.
    Leurs ronflements dérangent ma sieste et leurs questions absurdes relatives aux hommes et à leurs compagnes me lassent.
    Je viens donc passer quelques vacances sur terre, ca m’arrange (Samar, ange préposé aux séjours touristiques pour notre galaxie).

    S’il vous réponds cela, ne soyez pas surpris, c’est bien lui.

    Il n’a pas mauvais caractère mais du caractère et n’est pas toujours très accomodant.
    Race de vipères, hypocrites disait-il, vous en souvenez-vous?

    De nos jours ce serait plutôt
    Bandes de salauds, foutus sales connards, bouchers merdiques et sans âmes, faux-culs, menteurs, pleutres.
    Au mieux,tristes paumés.

    C’est du reste en partie pour cette raison que nous l’avons cloué voici bientôt vingt siècles.

    Depuis nous l’adorons pour mieux l’éloigner.
    Depuis nous faisons mine de l’aimer pour mieux le fuir.
    Depuis nous le grandissons pour mieux nous le rendre inaccessible.
    Depuis nous le divinisons pour mieux qu’il nous foute la paix.

    Lorsque vous le reconnaitrez vous déposerez fortunes, avoirs, bijoux, temples et palais à ses pieds poussiereux.
    Et vous direz :<Seigneur, seigneur, prends, de grâce, accepte nos dons indignes de toi.

    Et le christ, assis de guingois dans un vieux fauteuil bancal aux ressorts défoncés (les ressorts)vous répliquera:
    "je suis la porte, le garant de votre bien le plus précieux, celui que vous n'avez su ni voir ni préserver."
    A quoi sert de posséder le monde si vous égarez l'essentiel?

    Lorsque j’etais môme vous m’avez floué, exploité, abusé, trompé, trahi.
    Lorsque j'étais ado, vous avez vainement tenté de me soumettre.
    De me dresser, de me contraindre à respecter vos lois iniques, vos mauvaises raisons et vos lamentables excuses.
    Lorsque qu’affamé, au bord des routes vous m’avez vu, vous avez devoré jusqu’aux dernières miettes.
    Détruisant plutôt que de partager.
    Vous invoquiez la loi du, des marchés.
    Marchés de dupes pour gogos gouvernés, enrégimentés et règlementés par des escrocs.

    C’est comme ca la la la (Rita Mitsouko)
    On y peut rien.
    Le capital danse sur la partition des ténèbres.
    Ce misérable opéra de papier-monnaie s’achève sur l’air du krash.

    Maintenant que l’eternel projette en vos consciences molles un éclairage nouveau, maintenant que vous découvrez enfin qui je suis, où je crèche, voilà que vous me prenez encore pour un con.

    De la joncquaille, du clinquant, de l’éphémère contre de l’éternel.
    Du vent contre le ciel.
    Du toc, de la peuf contre un océan de lumière.

    Mais rien de ce que j’ai à proposer ne s’achète.
    Je le donne.
    Seule votre incapacité à recevoir empêche que vous receviez.

    Outrés, indignés de voir vos offrandes ainsi repoussées, vous questionnerez : < mais quand t'avons-nous affamé, oppressé, meurtri, emprisonné et blessé?

    La réponse célèbre du christ a traversé les siècles.
    Attendez-vous à être surpris.

    Et tu les aideras tous ces gens pa'?

    Un large sourire relève ses zygomatiques.
    Le christ avance d'une case le fou sur l'échiquier du monde.
    Mauvais coup.
    Il va encore perdre, c'est évident.

    On verra, on verra bien fiston répondit-il en considérant son fils de trois ans.

    Mots.
    Des mots.
    Ce sont des mots.
    Des mots qui viennent, des mots qui vont, des mots qui passent.

    Je vous remercie de les acceuillir si gentiment.
    De les laisser grignoter un peu de votre temps, précieux, si précieux à nos existences courtes, si courtes et qui filent, sable doré entre nos doigts de glaise, vite, si vite, s'il vit parmi nous mes frères.

    Laurent lautre

    laurent lautre

    25 février 2010 at 10:05

  6. cher laurent l’un
    cette derniere version corrigée est complète
    Cela t’éviteras d’avoir à la corriger.
    Tu peux tout supprimer sauf bien sur celle qui est juste au-dessus de ce message
    Amicalement
    Laurent

    laurent lautre

    25 février 2010 at 10:23

  7. Thank you !

    I hope it’s ok now…

    Laurent l'un

    25 février 2010 at 10:30


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