anarchie pour l'évangile !

« … Et crier : Ouiiiii ! – à la pleine lune argentée »

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L’INVITATION
Par Oriah Mountain Dreamer

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Peu importe comment tu gagnes ta vie. Ce que je veux savoir, c’est l’objet  de ce désir qui brûle en toi à t’en faire mal ; ce que je veux savoir, c’est  si tu oses, ne serait-ce que rêver de réaliser le désir profond de ton coeur.

Peu importe l’âge que tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de
passer pour un fou, une folle, au nom de l’amour, au nom de tes rêves
secrets, au nom de la simple aventure d’être vivant.

Peu m’importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune. Je veux  savoir si tu as touché le centre de ta tristesse, si tu t’es ouvert aux
trahisons de la vie ou si tu t’es ratatiné, refermé de peur de ressentir une
douleur de plus. Je veux savoir si tu peux t’asseoir avec la douleur, la
mienne ou la tienne, et rester là sans bouger, sans essayer de la cacher,
de l’éviter ou de la travestir.

Je veux savoir si tu peux être un  avec la joie, la mienne ou la tienne; si
tu peux danser sauvagement, laisser l’extase te remplir jusqu’au bout des  doigts et des orteils sans nous prévenir constamment de faire attention,  d’être réaliste sans nous rappeler à chaque seconde que l’être humain a des  limites dont on doit tenir compte.

Peu importe que l’histoire que tu racontes soit vraie ou fausse. Je veux
savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un  pour rester fidèle à
toi-même; si tu peux supporter d’être accusé de trahison pour ne pas trahir  ton âme; si tu peux être sans foi et cependant digne de confiance.

Je veux savoir si tu peux continuer de voir la beauté même quand ce n’est  pas très joli au jour le jour et si tu as choisi de nourrir ta vie à cette source.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien comme le mien, te
tenir néanmoins au bord du lac et crier « Ouiiiii ! » – à la pleine lune argentée.

Peu importe où tu habites, combien d’argent tu as. Je veux savoir si tu peux  te lever après une nuit de douleur  et de désespoir, épuisé et meurtri, et  faire ce qu’il faut pour les enfants

Peu importe qui tu connais, par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir  si tu te tiendras au centre du feu avec moi sans chercher à t’en aller ou à  reculer.

Peu importe ce que tu as étudié, où, avec qui. Je veux savoir ce qui te
soutien à l’intérieur quand tout le reste s’est évanoui.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes vraiment ta  propre compagnie dans les moments vides.

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Written by Observatoire situationniste

15 février 2010 à 09:24

3 Réponses

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  1. Très beau texte, qui nous rappelle au grand « OUI » !!!

    Frank

    15 février 2010 at 10:43

  2. YES !
    (we can)

    Laurent l'un

    15 février 2010 at 10:53

  3. Oui.
    Je ne vois pas trop ce qu’on y gagnerait à dire non.
    Même s’il est vrai que dans mon cas, à la limite, c’est facile, vu les expériences.
    Pour d’autres, ce doit être différent.

    joruri

    16 février 2010 at 12:33


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